Lis, lisons, lisez…

De très bonnes lectures pour ce temps de fêtes…

Au chevet de son père mourant, Atara recueille les propos confus de cet homme qui l’a élevée avec sévérité. Il l’appelle Rachel, du nom de sa mystérieuse première épouse, s’adresse à elle par une vibrante déclaration d’amour. Troublée, Atara retrouve sa trace et réveille chez cette femme âgée un douloureux passé dans la lutte armée clandestine. Rachel n’a rien oublié de ces années de résistance contre les Anglais, avant la fondation de l’État d’Israël, et surtout pas le prénom de celle qui aujourd’hui se présente à elle. Mais de qui Atara porte-t-elle le nom ? La rencontre de ces deux femmes bouleversera de façon inattendue leur existence et liera à jamais leur destin. En sondant magistralement l’âme humaine, Zeruya Shalev montre comment l’histoire collective d’une société fracturée bouscule les liens privés. De sa plume délicate et précise, elle interroge la parentalité, le couple, mais aussi la culpabilité et les silences qui régissent nos vies

« Zeruya SHALEV est capable de laisser ses lecteurs sans voix, au sens le plus beau de l’expression : on reste muet – la bouche, les oreilles, l’esprit et le coeur ouverts, à l’écoute, stupéfaits. « (La Stampa)

Qui est Zeruya Shalev ? : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zeruya_Shalev

Et pourquoi pas 2 titres de son cousin, Méir SHALEV, décédé récemment ?

Dans le mochav de Nahalal, une coopérative agricole de Galilée, on considère que l’oncle Yeshayahou est un traître. Car il est parti en Amérique et le pays du capitalisme est mal vu par cette communauté juive d’origine russe. Mais l’oncle Yeshayahou a un plan diabolique. Il connaît l’obsession pour la propreté de Tonia, la grand-mère du narrateur, et lui envoie le tout dernier modèle d’aspirateur General Electric. Un sweeper qui deviendra le moteur des histoires familiales, des tensions intergénérationnelles et des anecdotes les plus folles. Il est des récits incroyables qui naissent pourtant d’un terreau réel. Avec un humour jouissif, Meir Shalev nous plonge dans son invraisemblable histoire familiale et nous dévoile les ambiguïtés de la société israélienne naissante.

Un jeune colombophile surnommé « le bébé » et une demoiselle de Tel-Aviv s’envoient des lettres d’amour par pigeon voyageur. Leurs sentiments, qui s’expriment à travers leurs messages, sont de plus en plus forts. Pris dans la tourmente de la guerre d’Indépendance de 1948, le bébé meurt sur le champ de bataille. Cinquante ans plus tard, au décès de sa mère, Yair Mendelsonn, guide touristique et doux rêveur, se met à la recherche d’une maison. Il renoue avec Tirza, son amie d’enfance… Deux hommes qui ne se sont jamais connus, mais dont les destins sont intimement mêlés. Deux histoires d’amour qui ont en commun la passion, l’espoir et la quête irrésistible d’un foyer.

Bonne lecture !

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Une fête de la lumière : ‘Hanoucca

 ‘Hanoucca, fête des Lumières.

Quelle est donc la signification de cette fête, si  importante dans la communauté juive ?

Elle est célébrée cette année 2023 de la soirée du jeudi 07 décembre

à la soirée du vendredi 15 décembre 2023.

La fête de ‘Hanoucca ne figure pas dans la Torah. Elle a été instituée par les rabbins pour marquer l’inauguration du Temple (la Dédicace) après sa profanation par les Grecs qui avaient tout détruit. Cette fête marque l’importante victoire militaire des Maccabées contre leurs ennemis. Elle symbolise aussi la résistance spirituelle du Judaïsme à l’hellénisation forcée.

Mais, ‘Hanoucca est aussi connue pour le miracle de la fiole d’huile qui permit aux prêtres du Temple de faire brûler  pendant huit jours une quantité d’huile qui ne devait même pas suffire pour un jour (fête des Lumières).Hanukkah Menorah lit  Petite présentation

Nous sommes au deuxième siècle avant notre ère. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Afrique fait d’elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides gréco-syriens. Par ailleurs, la population subit l’influence grandissante de la culture hellénistique qui fait de nombreuses émules au sein de la jeunesse.

La menace de destruction physique et culturelle est donc contenue à grand’peine par les tenants de la tradition hébraïque. C’est à cette époque que le roi Antiochus IV Epiphane décide l’acculturation forcée des juifs. Il interdit l’étude de la Torah, la pratique de la circoncision, le respect du Chabbat. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour helléniser la population. Nombreux sont ceux qui prennent des noms grecs ou se marient avec des non-juives. Cette tendance se retrouve aussi parmi le clergé où des prêtres se font les complices de l’occupant pour piller le trésor du Temple.

C’est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattatias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées (surnom de Judas fils de Mattatias, appliqué aussi aux chefs de la révolte puis aux 7 frères martyrs, dont parle le 2° livre des Maccabées), qui gagnent de plus en plus de terrain.

En l’an 164 avant JC, ceux-ci pénètrent finalement dans Jérusalem. Ils trouvent le Temple souillé, saccagé et pillé. Ne perdant pas de temps, ils le nettoient et le restaurent. Ils fabriquent un nouveau Candélabre, et le 25 du mois de Kislev, ils inaugurent le Temple réhabilité. (Le mot ‘Hanouca vient de la racine HNK qui signifie dédier, ou consacrer).  Mais lorsqu’ils veulent allumer la Menora (chandelier à 7 branches du Temple), ils ne trouvent qu’une petite fiole d’huile d’olive pure portant le sceau du Grand-Prêtre. Elle est tout juste suffisante pour brûler un jour, alors qu’il en faut huit pour fabriquer une huile pure, conforme. Et là, Ô miracle, la Menora brûle huit jours, sans s’éteindre.Lampe-Hanouca-Topor

Ce miracle est célébré et remis à l’honneur tous les ans par le peuple juif à ‘Hanouca, une fête rabbinique non-chômée qui dure huit jours, pendant lesquels, à la tombée de la nuit, chaque famille allume une bougie sur le chandelier (‘hanoukia) à 8 branches (plus une supplémentaire qui sert à allumer les autres bougies), après avoir dit la bénédiction. Puis on met la lumière à la fenêtre ou à l’entrée de la maison. On récite des prières de louanges et de remerciements. On allume chaque jour une nouvelle bougie, car « en augmentant les lumières, on augmente la sanctification » (Dr A.C. Merzbach)  C’est pourquoi on appelle aussi cette fête, fête des lumières.

D’autres coutumes sont également liées à cette fête : jouer à la toupie (où sont gravées certaines lettres hébraïques), donner de l’argent aux enfants (‘Hanouka Guelt en Yddish) et manger des aliments frits dans l’huile comme des beignets ou les latkès (beignets de pomme de terre).

La fête est célébrée peu avant Noël (ce qui ne manque pas de susciter des comparaisons, notamment à cause des Lumières que l’on allume et qui, pour des chrétiens, rappellent la lumière de Dieu qui vient luire dans notre monde, Jésus).

Le « Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme » précise : « Dans beaucoup de pays de la Diaspora, ‘Hanoucca revêt aujourd’hui une importance qu’elle n’avait pas dans les siècles passés : elle est devenue un substitut de la fête de Noël pour des enfants vivant dans un environnement chrétien. » Mais les cadeaux n’ont aucune signification particulière à ‘Hanoucca. La raison pour laquelle on offre des cadeaux à ‘Hanoucca est que cette fête tombe à peu près à la même période que Noël. La fête juive a été culturellement  » écrasée  » par l’obsession des gens pour les cadeaux de Noël.

Le chant le plus populaire de la fête de ‘Hanoucca est sans doute : « Maoz Tsour » (Rocher puissant). Ce poème liturgique aurait été écrit au milieu du 13° siècle, au temps des Croisades. Il chante la confiance que l’homme d’Israël doit établir en Dieu à l’heure de l’épreuve. C’est un témoignage des souffrances d’Israël au milieu des nations et une hymne à l’espérance du salut qui approche.  A écouter ici : https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/764509/jewish/Maoz-Tsour.htm

ou à voir et entendre sur la video à la fin  de cet article.  (traduction du premier couplet, ci-dessous)

Forteresse, rocher de mon salut, il est bon de te louer.

Restaure la maison de ma prière et là

nous sacrifierons le sacrifice d’action de grâce.

A l’époque où Tu prépares l’écrasement du persécuteur en ses gémissements

Alors j’achèverai par un chant vigoureux de louange l’inauguration de l’autel.

L’Evangile de Jean fait une allusion à la fête de ‘Hanoucca : « On célébrait alors à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. » (Jn 10,22). C’est bien la fête de ‘Hanoucca qui est ainsi désignée, et Jean, qui se réfère beaucoup au cycle liturgique juif et qui nous avait situés, deux chapitres plus tôt (7,37), au dernier jour de la fête de Souccot (fête des Cabanes, ou des Tentes) rappelant la précarité de la vie au désert, nous achemine peu à peu vers la fête de Pésah’ (la Pâque) où le récit évangélique trouve son point culminant.

Cette année, la première bougie de ‘Hanoucca va s’allumer

jeudi soir 7 décembre 2023 (veille de la fête).

hanouka1 

Parler de ‘Hanoucca, c’est aussi l’occasion de signaler l’ouvrage de Mireille Hadas-Lebel, vice-présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, sur « La Révolte des Maccabées (167-142 avant JC) ». Vous en trouverez une présentation sur le site de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France à l’adresse suivante : http://www.ajcf.fr/spip.php?article1514

Il serait dommage de ne pas profiter des richesses du campus numérique juif Akadem, où l’on peut trouver de nombreuses vidéos sur la fête de ‘Hanouka. Nous vous proposons, par exemple, celle-ci qui est une présentation de la fête par le rabbin Philippe Haddad et qui est très pédagogique.  (ça ne dure que 10 minutes) https://akadem.org/pour-commencer/fetes-et-calendrier-10-clips-/hanouca-le-noel-des-juifs-09-11-2012-48185_4361.php

Précisions sur Maoz Tsour : texte  http://Maoz Tsour. Ce chant traditionnel de ‘Hanouka est chanté dans certaines communautés après l’allumage de la Ménorah. Translittération du premier couplet: Ma-oz tsour yé-chou-a-ti, lé-kha na-é lé-cha-bé-a’h. Ti-kone beit té-fi-la-ti, vé-cham to-da né-za-bé-a’h. Lé-êt ta-khine mat-bé-a’h, mi-tsar hame-na-bé-a’h. Az ég-mor, bé-chir miz-mor, ‘ha-nou-kat ha-miz-bé-a’h.(bis) Traduction du premier couplet : Puissante citadelle de mon salut, Te louer est un délice. Restaure la Maison de ma prière et là, nous apporterons le sacrifice d’action de grâce. A l’époque où Tu prépares l’écrasement de l’ennemi qui blasphème Alors j’achèverai par un chant de louange, l’inauguration de l’Autel.

Joyeuses fêtes de ‘Hanoucca

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Atelier : De la nuée biblique au cloud d’aujourd’hui

Voici notre deuxième atelier de l’année 2023-2024.

Il sera animé par Mathilde FINOT, responsable du Service Formation du diocèse de Nantes

« De la nuée biblique au cloud d’aujourd’hui.

Une nuée peut-elle nous guider ?« 

Dans le livre de l’Exode, au moment où la mer s’ouvre et laisse passer le peuple hébreu, une colonne de nuée arrive et trace le chemin. Que devient-elle ensuite ? Existe-t-elle ailleurs dans la Bible , et surtout existe-t-elle encore aujourd’hui ? Si oui, sous quelle forme ?

Cet atelier aura lieu le 05 décembre 2023,

de 15 h à 17 h,

Pôle associatif D. Colombe, 8 rue Arsène Leloup, à NANTES

salle Jeanne Deroin

Pour permettre d’organiser la salle, vous êtes invité(e)s à vous inscrire auprès de :

Marie-Paule Lemarié, présidente de l’AJCF, groupe de Nantes : 06 64 50 00 19

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3/4 novembre : Chabbat mondial

« Nous n’oublions pas les otages »

Nous relayons bien volontiers le communiqué de l’AJCF à propos du Chabbat mondial qui se déroule ce week-end 3/4 novembre 2023.

« Les 3 et 4 novembre 2023, les juifs du monde entier se rassemblent dans un Shabbat mondial, par-delà leurs différences de culture, d’affiliation à tel ou tel courant du judaïsme, ou de niveau de pratique. 
C’est un moment de joie, de rassemblement familial, d’unité. 

Cette année, un mois à peine après le pogrom qui, le 7 octobre, a meurtri Israël d’une manière indicible, le Shabbat mondial prend une dimension particulière. 240 personnes de tous âges, otages du Hamas, ne pourront pas le célébrer. 
Nous pensons à chacune d’entre elle, dans l’espoir de leur libération. 

Nous pensons aux victimes de l’antisémitisme, aux juifs qui vivent dans la crainte et dans l’angoisse pour leurs proches. 

L’Amitié Judéo-Chrétienne de France se tient à leurs côtés, consciente qu’un combat majeur est engagé contre la barbarie et le fanatisme qui, aujourd’hui, après le nazisme, est l’islamisme radical. 
Chrétiens et juifs, quels que soient nos degrés de croyance et de pratique, prions pour que les familles se retrouvent, pour que les otages soient libérés, et tenons-nous debout, ensemble, pour résister au déferlement de la haine
. » 

Jean-Dominique Durand
Président de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France

N’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’AJCF : https://www.ajcf.fr/ , pour l’image impressionnante des otages du Hamas.

L’Assemblée plénière des évêques de France qui se réunit à Lourdes ce week-end s’associe à cette initiative. Elle invite les paroisses à faire de même, et lors de la messe retransmise dimanche sur France 2 par l’émission « Le Jour du Seigneur« ,  une prière universelle sera lue à cette intention. En voici le texte :

« Seigneur, 

Nous qui sommes de la lignée d’Abraham, nous te prions pour tous ses enfants.

Ce matin, nous t’implorons, particulièrement, pour toutes les victimes des actes terroristes commis en Israël le 7 octobre dernier. Nous y associons, également, leurs familles ainsi que les otages dont nous réclamons, avec la communauté internationale, la libération immédiate.

Nous t’implorons, également, pour les palestiniens tués lors des bombardements à Gaza et pour les innocents qui y subissent de très grandes souffrances. Que s’ouvrent, dans les plus brefs délais, des couloirs humanitaires.

Nous te prions, aussi, pour tous ceux dont le cœur s’est empli de haine et pour tous ceux qui bloquent encore les processus capables de mener à des solutions justes pour les populations de cette région.

Puissent les autorités locales, et l’ensemble des décideurs internationaux, œuvrer au plus vite pour la promotion de la justice et de la paix.

Seigneur, nous te prions. »

 






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Atelier : les lettres hébraïques et leur symbolique

Il s’agit du 1er atelier parmi les cinq qui vont se dérouler au cours de l’année 2023-2024.

« Les lettres hébraïques et leur symbolique »

Tel est le titre de cet atelier, animé par Annette Galligani, membre de notre groupe et enseignante d’hébreu moderne au CCAN (Centre culturel André Néher).

Deux séances pour cet atelier :

mercredi 8 novembre et mercredi 15 novembre prochains de 15 h à 17 h.

Participation aux frais : gratuit pour les adhérents à jour de leur cotisation, 5 € pour les non-adhérents.

Attention : la salle ne peut accueillir que 20 personnes , d’où la nécessité de s’inscrire auprès d’ Annette Galligani.

Contact : Annette Galligani
06 88 40 17 90
annettegalligani@orange.fr

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En solidarité avec Israël

Qu’il nous soit permis de retransmettre ici la déclaration importante de l’ICCJ (International Council of Christians and Jews – Conseil international des chrétiens et des juifs) à propos de l’attaque terroriste sur le territoire d’Israël.

Déclaration de l’ICCJ : en solidarité avec Israël

 10.10.2023 – Actualités ICCJ

« Il y a quelques jours, le Shabbat matin et au début de Sim’hat Torah qui était censé être un jour de paix et de joie, Israël a été victime d’une sauvage attaque terroriste sur son territoire, une attaque qui non seulement viole le droit international mais constitue également une agression. sur l’inviolabilité de la dignité humaine et sur le caractère sacré de la vie humaine.

Cette violence brutale a dévasté la vie de nombreuses familles. Alors que les récits de ces événements se déroulent encore, nous réalisons que plus de Juifs ont perdu la vie en un seul jour que jamais depuis la Shoah. L’utilisation du mot pogrom pour désigner cela est désormais répandue et justifiée par les récits des personnes retenues en otages chez elles.
Même si les mots sont insuffisants pour exprimer l’horreur, le choc et la douleur, ils ne doivent pas nous faire défaut lorsque nous voulons désigner l’immoralité du mal.
Il ne peut y avoir aucune justification ou légitimation de cette horrible brutalité ; il est en effet pervers de qualifier cela de lutte légitime pour mettre fin à l’occupation.

À l’ICCJ, nous nous joignons à de nombreuses personnes à travers le monde et embrassons les familles brisées et pleurons leur perte.
Nous prions pour les blessés et pour ceux qui sont toujours portés disparus ou retenus en otages.
Nous prions pour tous, Israéliens et Palestiniens, qui souffrent à cause de cette sauvagerie.

Nous exprimons notre douleur et notre peur pour les semaines à venir, nous entrons dans ce qui pourrait être un tunnel long et très sombre, il faudra de la force et de l’espoir.

Nous sommes reconnaissants envers nos organisations membres pour les déclarations puissantes qu’elles ont émises et pour les actions qu’elles ont déjà engagées au niveau local.

Nous ne devons pas laisser la violence effacer notre travail important ; nous ne devons pas laisser cette guerre faire dérailler le dialogue que nous menons depuis de nombreuses décennies.

Nous affirmons notre détermination à continuer malgré cette profonde blessure dans nos cœurs et à « rester dans la salle », même si les conversations deviennent extrêmement difficiles.

Nous prions pour que la force intérieure soit accordée à tous, nous prions pour l’espoir, nous prions pour la paix.


SIGNÉ PAR
LE CONSEIL EXÉCUTIF DU CONSEIL INTERNATIONAL DES CHRÉTIENS ET JUIFS (ICCJ)
MARTIN-BUBER-HOUSE HEPPENHEIM, LE 10 OCTOBRE 2023″

L’original anglais se trouve ici : https://www.iccj.org/article/iccj-statement-in-solidarity-with-israel.html

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Réaction du pape François à l’horreur en Israël

Chers frères et sœurs

« Je suis avec appréhension et tristesse ce qui se passe en Israël, où la violence a éclaté avec encore plus de brutalité, faisant des centaines de morts et de blessés, et j’exprime ma proximité aux familles des victimes. Je prie pour elles et pour tous ceux qui vivent des heures de terreur et d’angoisse. S’il vous plaît, cessez les offensives et les tirs ! S’il vous plaît, comprenez que le terrorisme et la guerre ne mènent à aucune solution, mais seulement à la mort et à la souffrance de nombreuses personnes innocentes ! La guerre est une défaite : toute guerre est une défaite ! Prions pour la paix en Israël et en Palestine ! »…

Que peut dire de plus un chef religieux ? Ce n’est pas son rôle.

Diverses réactions sont, bien sûr, enregistrées sur touts les réseaux :

nous vous proposons celle de notre fédération, l’Amitié judéo-chrétienne de France :

https://www.ajcf.frhttps://www.ajcf.fr

et nous serons présents ce soir à Nantes pour une rencontre de prière et de mémoire à la synagogue de Nantes

Message de la communauté juive de Nantes.

RASSEMBLEMENT LE JEUDI SOIR 12 OCTOBRE À 19h30

 à la SYNAGOGUE DE NANTES 5 impasse Copernic,

ENSEMBLE à la mémoire des victimes!

ENSEMBLE pour la guérison des blessés!

ENSEMBLE pour la libération des otages!

EN SOUTIEN à la démocratie israélienne!

FACE à la barbarie islamiste!

VENEZ NOMBREUX !

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Lis, lisons, lisez…

Les vacances sont terminées et les activités reprennent peu à peu.

Et pourquoi ne pas renouer aussi avec des lectures nourrissantes ?

Depuis le concile Vatican II et la déclaration « Nostra Aetate », il a souvent été évoqué la nécessité de repenser la théologie chrétienne, en tenant compte de la permanence du judaïsme. Au fond , le besoin se fait sentir d’une théologie chrétienne du Judaïsme.

Le grand théologien suisse Clemens THOMA s’était déjà attelé à la tâche dans les années 1980 (Christliche Theologie des Judentums, traduit en français en 2005 sous le titre : « Pour une théologie chrétienne du judaïsme« ).

Et voici qu’est paru récemment aux éditions du Cerf, en traduction française, le livre de Gavin D’Costa, « Doctrines catholiques sur le peuple juif après Vatican II« .

En voici la présentation en quatrième de couverture.

Ce livre, fruit d’années de recherche, constitue une référence indispensable pour le dialogue judéo-chrétien. Il présente les affirmations du magistère catholique concernant le peuple de la première Alliance depuis le tournant du concile Vatican II et la déclaration Nostra Aetate en 1965. Il offre également une étude complète des grandes interprétations qu’en ont donné les courants théologiques et spirituels de part et d’autre.

Avec tact, profondeur et précision, Gavin D’Costa traite ici des questions les plus cruciales et les plus sensibles. L’Église a-t-elle définitivement réglé la question de l’antijudaïsme ? Peut-elle continuer à témoigner du Christ auprès des Juifs au risque d’apparaître prosélyte ? Quelle valeur doit-elle accorder aux enseignements et aux rites du judaïsme ? Lui faut-il lier la promesse biblique de la Terre et l’existence de l’État moderne d’Israël ? Mais quelle attention accorder alors au sort du peuple palestinien ?

Fidèle au message conciliaire, novateur dans ses réflexions, franc dans ses interrogations, Gavin D’Costa ouvre ici une perspective inégalée pour l’avenir de ce dialogue essentiel. Un ouvrage à lire absolument pour comprendre hier et préparer demain.

Professeur de théologie catholique à l’Université de Bristol, Gavin D’Costa a effectué des missions de conseil au plus haut niveau sur le dialogue interreligieux. Auteur de plusieurs ouvrages remarqués, c’est la première fois qu’il est publié en français.

Geneviève COMEAU, du Centre Sèvres à Paris, en fait la recension suivante dans le numéro de septembre 2023 de la revue ETUDES :

« Gavin D’Costa offre ici un travail très détaillé et rigoureux sur les textes du Magistère postérieurs à Vatican II qui traitent du peuple juif. La question au cœur du livre est : si l’Église enseigne que l’alliance conclue par Dieu avec son peuple est irrévocable, quelles en sont les conséquences pour la théologie ? Le point d’appui de la réflexion est le discours de Jean Paul II à Mayence en 1980 : quand il parle d’alliance irrévocable avec le peuple juif, il s’agit aussi du peuple juif actuel, en particulier du judaïsme rabbinique. À partir de là, plusieurs questions sont abordées : quelle est la valeur aujourd’hui des pratiques juives ? Peut-on considérer que la promesse de la Terre est maintenant réalisée en Israël ? Peut-on estimer que les Juifs qui ne reconnaissent pas Jésus le font en suivant droitement leur conscience ? La mission d’évangélisation est-elle appropriée envers le peuple juif ? L’auteur se livre à une exégèse précise des textes du Magistère, sans omettre ceux des siècles précédents. Le document de 2015, Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables, de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, est fréquemment cité, ainsi que les interventions de Jean Paul II. Les divers sujets sont approfondis avec méthode, dans le but de faire avancer la réflexion théologique sur les relations de l’Église avec le peuple juif. En revanche, ce que n’aborde pas ce livre déjà touffu, c’est la question de la Shoah et de la responsabilité de « l’enseignement du mépris » de l’Église catholique. »Gavin D’Costa offre ici un travail très détaillé et rigoureux sur les textes du Magistère postérieurs à Vatican II qui traitent du peuple juif. La question au cœur du livre est : si l’Église enseigne que l’alliance conclue par Dieu avec son peuple est irrévocable, quelles en sont les conséquences pour la théologie ? Le point d’appui de la réflexion est le discours de Jean Paul II à Mayence en 1980 : quand il parle d’alliance irrévocable avec le peuple juif, il s’agit aussi du peuple juif actuel, en particulier du judaïsme rabbinique. À partir de là, plusieurs questions sont abordées : quelle est la valeur aujourd’hui des pratiques juives ? Peut-on considérer que la promesse de la Terre est maintenant réalisée en Israël ? Peut-on estimer que les Juifs qui ne reconnaissent pas Jésus le font en suivant droitement leur conscience ? La mission d’évangélisation est-elle appropriée envers le peuple juif ? L’auteur se livre à une exégèse précise des textes du Magistère, sans omettre ceux des siècles précédents. Le document de 2015, Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables, de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, est fréquemment cité, ainsi que les interventions de Jean Paul II. Les divers sujets sont approfondis avec méthode, dans le but de faire avancer la réflexion théologique sur les relations de l’Église avec le peuple juif. En revanche, ce que n’aborde pas ce livre déjà touffu, c’est la question de la Shoah et de la responsabilité de « l’enseignement du mépris » de l’Église catholique. »

numéro de septembre : ETUDES https://www.revue-etudes.com/numero/septembre-2023

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Lis, lisons, lisez…

Des juifs troqués contre des  cochons, il fallait oser, non ?  C’est pourtant ce qui s’est fait en Roumanie, et par l’État roumain, des années 1950 jusqu’à la chute de Ceaucescu (1989), pour pallier l’inaptitude du régime à nourrir sa population.

Sonia Devillers raconte, dans son ouvrage « Les Exportés » comment ses grands-parents maternels et sa mère alors âgée de quatorze ans ont dû fuir en 1961 la Roumanie communiste qui monnayait ses Juifs.
Sonia Devillers, est journaliste, chroniqueuse et animatrice de radio, sur France Inter principalement, ayant l’économie, la culture et les médias comme sujets de prédilection.

Voici la quatrième de couverture  de son ouvrage Les Exportés :

« Ma famille maternelle a quitté la Roumanie communiste en 1961. On pourrait la dire « immigrée » ou « réfugiée » . Mais ce serait ignorer la vérité sur son départ d’un pays dont nul n’était censé pouvoir s’échapper. Ma mère, ma tante, mes grands-parents et mon arrière-grand-mère ont été « exportés » . Tels des marchandises, ils ont été évalués, monnayés, vendus à l’étranger.

Comment, en plein coeur de l’Europe, des êtres humains ont-ils pu faire l’objet d’un tel trafic ? Les archives des services secrets roumains révèlent l’innommable : la situation de ceux que le régime communiste ne nommait pas et que, dans ma famille, on ne nommait plus, les juifs.

Moi qui suis née en France, j’ai voulu retourner de l’autre côté du rideau de fer. Comprendre qui nous étions, reconstituer les souvenirs d’une dynastie prestigieuse, la féroce déchéance de membres influents du Parti, le rôle d’un obscur passeur, les brûlures d’un exil forcé. Combler les blancs laissés par mes grands-parents et par un pays tout entier face à son passé. »

A découvrir

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Une exposition de peinture, ça vous dit ?

Jean-Pierre HANEL, membre de l’AJCF groupe de Nantes, a enseigné la littérature au lycée dans sa vie professionnelle mais c’ est aussi un artiste. qui peint et qui expose, à Nantes et ailleurs… 
Jean-Pierre, chaque année, crée aussi le support du programme du groupe AJCF de Nantes.
Du 16 juin au 15 juillet, Jean-Pierre HANEL expose à la Galerie TRèS, 3, rue Bossuet à Nantes. Il expose en compagnie d’un autre artiste, Rycho Swierad. La galerie est ouverte aux heures indiquées ci-dessous. Notez bien ce qui va se passer chaque jour, et particulièrement le week-end, sachant que chaque vendredi l’exposition se renouvelle du tout au tout.
Ne manquez pas d’y faire une petite visite !
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