Yom Kippour 5782 (2021)

Yom Kippour, jour du Grand Pardon et de l’expiation est célébré le 10 du mois de Tishri, soit huit jours après la fin du nouvel an (Roch haChana). Il marque le terme d’une période de quarante jours de repentir, rappelant la pénitence des enfants d’Israël quand Moïse recevait les Tables de la Loi ; les fidèles implorent le pardon de Dieu comme ils l’ont imploré après avoir adoré le Veau d’or. C’est le jour le plus saint du calendrier.

Appelé le shabbat des shabbats, il est consacré au jeûne total et au recueillement. La journée est ponctuée par une série de prières pour implorer le pardon de Dieu et s’achève par un grand repas de rupture du jeûne.

La fête de Kippour se célèbre cette année 2021

 (5782 du calendrier hébraïque)

le jeudi 16 septembre,

(mais comme toutes les fêtes juives

Kippour commence la veille au soir, mercredi 15).

« Le 10 de ce septième mois,qui est le Jour du Grand Pardon, vous tiendrez une réunion sacrée, vous jeûnerez, et vous présenterez un  mets consumé au Seigneur; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis,  car c’est un jour de Grand Pardon,  où se fait sur vous le rite de l’absolution devant le Seigneur votre D.ieu.. Vous ne ferez aucun travail : c’est une loi immuable pour vous d’âge en âge, où que vous habitiez… Depuis le 9 du mois au soir jusqu’au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique. » (Lv  23, 27…32)

Même les juifs qui sont peu ou pas du tout observants respectent ce jour, en chômant et souvent en jeûnant.

Car Kippour est un jour de jeûne consacré à la prière et à la repentance (25 heures en tout).

Pendant cette journée, les fidèles se réunissent à la synagogue pour prier en demandant pardon pour les péchés commis lors de l’année écoulée. Pardon envers D.ieu mais également envers son prochain.

Dans le mois d’Eloul, qui précède Kippour, chacun doit tout mettre en oeuvre pour se réconcilier avec son prochain, car seules les fautes envers D.ieu pourront être absoutes le jour de Kippour.

yomkippour

Une des pièces les plus populaires de la liturgie de Kippour est la prière du

Kol Nidre (judéo-araméen כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ».

C’est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.

Introduite dans le rituel de prières en dépit de l’opposition d’influentes autorités, attaquée au cours du temps par d’éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au XIXe siècle, cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites comme preuve de la fourberie des Juifs.

En voici une traduction : « Que tous les vœux, les interdits personnels et collectifs, les serments et choses équivalentes que nous aurions formulés et contractés, toutes les promesses et tous les engagements que nous aurions faits et pris devant Dieu, à compter de la date de ce Yom Kippour-ci et jusqu’au Yom Kippour à venir, nous les rétractons ci-devant, qu’ils soient nuls et non avenus, puisque nous ne sommes pas assurés de les tenir. Nos vœux ne sont plus des vœux, nos engagements ne sont plus des engagements, nos serments ne sont plus des serments. L’Officiant et l’Assemblée :

« Et que soient pardonnés toute l’assemblée du peuple d’Israël ainsi que l’étranger qui réside parmi eux, car chacun d’eux a agi par inadvertance » (Nombres 15,26).

En fait, il ne s’agit pas des voeux formulés envers les autres, mais envers soi-même, les engagements inconsidérés que l’on aurait pu prendre pour soi-même. Il ne s’agit pas des devoirs citoyens ou des serments prononcés devant des tribunaux civils.

Aujourd’hui ce chant est presque devenu le symbole de Kippour.

En voici une version chantée par Charles K.L. Davis.

https://www.youtube.com/watch?v=h2E6R0jqIn4

A propos du mot « kippour »

« Le verbe k.p.r signifie « couvrir ».

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l’Eternel demande à Noé à propos de l’arche :

« Tu la recouvriras à l’intérieur et à l’extérieur par de la poix. » (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par « propitiatoire »

qui était le couvercle posé sur l’Arche d’Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu’on parle du recouvrement d’une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu’une simple occultation liée à l’oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l’expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse. »

(Ph. Haddad : « Pour expliquer le judaïsme à mes amis » pp. 127-128)

Pour approfondir

Le site de l’AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive :

http://www.ajcf.fr/spip.php?article 558

Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A’harei Mot : de Kipour à Pessa’h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

Mais aussi :

une conférence de Claude Riveline, sur Kippour et souccot, de la joie à la joie

et une conférence de Delphine Horvilleur et Djelloul Seddiki sur  Jeûner devant D.ieu

Bon Kippour à tous nos amis juifs

Gmar ‘Hatima Tova

(terminer [pour vous par une] signature [pour une] bonne [année] )

(qu’ils soient inscrits dans le livre de Vie)

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C’est la rentrée – Roch haChana – Bonne année 5782

C’est la rentrée pour tous… pour les élèves, mais aussi pour chacun et chacune, dont les activités vont reprendre peu à peu…

Un nouveau cycle commence, et pour nos amis juifs, c’est aussi le début d’une nouvelle année.

On peut dire que trois grandes catégories de fêtes et célébrations rythment le calendrier liturgique juif.

Les fêtes dites de la Tora sont citées dans la Bible ; elles sont elles-mêmes subdivisées en fêtes austères (Roch haChana et Yom Kippour) et fêtes de pèlerinage (qui ponctuent les trois saisons de récolte de l’année).

La deuxième catégorie est celle des fêtes dites surajoutées ou petites fêtes, qui ne sont pas mentionnées dans la Bible, mais ont été instituées au cours de l’histoire juive post-biblique.

Enfin, de nouvelles dates ont été ajoutées au calendrier liturgique, et donnent lieu à des célébrations religieuses ; elles sont liées à la Shoah et à la création de l’Etat d’Israël.

(texte extrait en partie de « 20 clés pour comprendre le judaïsme, Albin Michel)

Parmi les fêtes austères, Roch haChana et Yom Kippour sont les fêtes les plus importantes du calendrier. On les appelle fêtes austères, car pendant dix jours, il est demandé aux fidèles de faire pénitence et de ne pas travailler.

Roch haChana  : Chana Tova – Bonne Année 5782

Roch HaChana, c’ est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 07-08 septembre 2021).  L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de Tichri (septembre ou octobre selon les années). C’est pourquoi on parle souvent des fêtes de Tichri.

Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création du monde et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

La fête du nouvel an juif, c’est le début d’une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

Mais Roch haChana, c’est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin), où « Dieu se souvient de ses créatures » selon la tradition rabbinique, et où chacun est appelé à se livrer à un examen de conscience. Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch haChana. La sonnerie du Chofar appelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch haChana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d’automne : site national de l’AJCF.

Chana tova
à tous nos amis juifs

Bonne Année 5782

Bonne année

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Rafle du Vel d’Hiv – Ticha BeAv : jour le plus triste de l’année juive

Les hasards du calendrier, mais tellement porteurs de sens ! Cette année 2021 (5781 du calendrier hébraïque) la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv (16 et 17 juillet 1942) et la commémoration de la destruction du Temple (et autres catastrophes dans l’histoire du peuple juif) – (le 9 du mois de Av) tombent le même jour, ce dimanche 18 juillet.

Comment en effet ne pas inclure la rafle du Vel d’Hiv dans ces catastrophes ?

Une journée nationale commémorative (le dimanche suivant le 16 juillet) rappelant le drame de la rafle du Vel’ d’Hiv’ avait  été instituée par le président François Mitterrand en 1993. Son successeur, Jacques Chirac, opère le 16 juillet 1995 un véritable tournant mémoriel, en reconnaissant, pour la première fois au nom de la République, la complicité de l’appareil de l’État français dans la persécution des Juifs.

La loi du 10 juillet 2000 a permis d’officialiser cette journée du souvenir en « instaurant une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ».

A ce propos, voici ce que l’on peut lire sur le site de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah :

« Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 Juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver. Les couples sans enfant et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy.

Du 19 au 22 juillet, les familles du Vél’ d’Hiv’ sont transportées dans les camps de Pithiviers Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et le 31 août 1942. Aucun d’entre eux n’est revenu. »

En ces temps difficiles, il est très important de ne pas oublier.

Disons aussi quelques mots du jeûne de Ticha BeAv, qui commémore justement toutes les catastrophes qui n’ont pas manqué dans l’histoire du peuple juif, à partir de la destruction du 1erTemple.

Cette fête peut paraître mineure dans l’ensemble des fêtes juives. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l’été, ce qui ne facilite pas l’intérêt qu’on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu’il n’est pas rare que des heurts éclatent sur l’esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l’occasion de la célébration de cette fête.

De quoi s’agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5781 du calendrier hébraïque, le 18 juillet 2021 ?

Un article d’ Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l’AJCF, nous donne la signification et l’importance de Ticha BeAv  :

 
 

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv – le 9° jour du mois de Av – il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israel (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

Israel va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie… »

lire la suite ici sur le site de l’AJCF

N’hésitez pas à vous rendre sur le site d’Akadem pour trouver plein d’articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

 
 

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : « Le Judaïsme… tout simplement », (éditions de l’Atelier).

 » (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l’événement le plus dramatique de l’histoire des enfants d’Israël : la destruction du Premier Temple, c’est-à-dire l’éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l’absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c’est-à-dire en reconnaissant qu’Il est mystérieusement présent dans son absence. C’est une manière d’affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

« L’espérance juive s’exprime dans cette célébration, surtout l’espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

« Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n’en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

« Au fil des siècles, le peuple juif a pris l’habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l’écrasement par les Romains, l’expulsion des Juifs d’Espagne et de bien d’autres pays, la Shoah… des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

« On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations. »

 
 

ZAKHOR

Souviens-toi !

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Session « Découvrir le judaïsme » à Nantes

Comme vous le découvrez sur cette affichette,c’est une « rencontre d’exception ».

 
 

Il s’agit d’une rencontre entre juifs et chrétiens organisée par le Service Diocésain des Relations avec Judaïsme (SDRJ) avec la participation de l’Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes.

La tradition juive y sera à l’honneur, bien entendu, puisqu’il s’agit, pour les chrétiens, de la découvrir.

Précisons que tous les repas de cette session seront casher et que la table du shabbat sera présidée par M. le rabbin Ariel Bendavid qui célèbrera sur place les offices du vendredi soir et samedi matin. Il sera accompagné par des membres de la communauté juive de Nantes, également partenaire de cet événement.

Sur l’affichette, vous pouvez découvrir la thématique de chacun des quatre jours.

Mais surtout vous trouverez le programme complet et les modalités d’inscription sur le site du diocèse de Nantes https://sdrj.diocese44.fr/

N’hésitez pas à vous inscrire : c’est un événement vraiment exceptionnel à Nantes !

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Non, vraiment, n’oubliez pas ! Il est encore temps de programmer

votre après-midi de dimanche pour la conférence donnée par

Marie-Hélène Déchalotte   

dimanche 6 juin au CCAN à 15h00
en présentiel au CCAN  (impasse Copernic)
et non pas salle st Joseph comme indiqué sur la photo qui suit.
 
Marie-Hélène va nous parler des pharisiens dans l’évangile de Jean  « Hypocrites les pharisiens ? »
 
Toutes les règles de distanciation sanitaire seront respectées
 
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A-Dieu, Michel

 Nous venons de perdre un grand ami, un être remarquable. Le Père Michel REMAUD nous a quittés le jour de la Pentecôte, dimanche 23 mai 2021.

Son décès a fait l’objet de beaucoup de publications déjà, notamment sur le site de l’AJCF (Amitié Judéo-Chrétienne de France) : Vous pouvez en prendre connaissance ici.

Voici l’hommage que lui rend Maddy VERDON, Présidente du groupe nantais de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France.

« Cher Michel,

Je n’ai pas envie de faire votre éloge…D’autre vont le faire mieux que moi. Je veux simplement vous dire quelques mots de l’amitié que j’ai pour vous.

Vous avez été pour moi une rencontre qui a marqué mon existence, non seulement par la richesse de l’échange mais aussi par la personnalité si attachante qui était la vôtre. Aviez-vous conscience de cela ? Je ne le crois pas car votre modestie ne vous le permettait pas. Vous paraissiez un peu rude et pourtant vous saviez être si délicat, discret, trop peut-être mais en même temps rieur et plein d’humour.

C’est tout cela que je garde de vous cher Michel. Vous avez eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questionnements qui sont devenus autant d’émissions sur Radio Fidélité, la radio chrétienne de Loire Atlantique. Merci pour tout Michel, merci pour notre dernière rencontre, il y a moins de deux mois, à propos de la ligature d’Isaac dans la liturgie pascale.

Je voudrais simplement citer une phrase prononcée par le Grand Rabbin René-Samuel Sirat, en 2010, le jour où vous avez reçu le Prix de l’AJCF, prix remis chaque année à un Grand Témoin du dialogue entre Juifs et Chrétiens. Voici ce que le Grand Rabbin a dit ce jour-là en vous rendant hommage « Est-il une œuvre de Justice supérieure au partage avec autrui de la connaissance de la Parole de D.ieu qui prend source à Jérusalem ? » Ceci est exactement, selon moi, la phrase qui résume le mieux toute votre œuvre : partager avec le chrétien la richesse de l’interprétation juive de l’Ecriture. Boire à la source…

Vous rencontrer me grandissait, me faisait exister à moi-même Tous, nous avons perdu un ami très cher. Nous ressentons déjà le vide de votre absence.

Mais l’espérance est là, à nos côtés, vos ouvrages aussi. Vous Michel, vous voici dans la lumière de Dieu, sous le regard de ce Dieu auquel vous avez tout donné. Nous gardons votre souvenir qui demeurera parmi nous.

Vous avez quitté ce monde le jour du don de l’Esprit Saint. Qu’il nous inspire afin de continuer votre œuvre de dialogue et d’amitié entre frères juifs et chrétiens, au sein de nos rencontres, chacun à notre manière, selon ce que nous sommes, selon ce qui fait notre richesse…

A Dieu Michel »

Maddy Verdon, Présidente du groupe nantais d’Amitié Judéo-Chrétienne de France

En reconnaissance pour tout ce que nous avons reçu de Michel REMAUD nous vous proposons d’écouter une émission de radio où Michel nous parlait du fondateur de sa congrégation, le Père Louis-Marie Baudoin. C’était en février 2019, dans le cadre de l’émission « Juifs & Chrétiens en dialogue« , diffusée sur Radio-Fidélité, qui nous autorise à vous la transmettre aujourd’hui.

http://radiofidelite.com/wp-content/uploads/2019/02/Louis-Marie-Baudouin.mp3

Mais il serait vraiment dommage de ne pas prendre connaissance du magnifique hommage que lui rend le Père Jean Massonnet, de l’AJCF Lyon :

« Michel Remaud : Une belle plume s’est envolée…

.. mais elle a laissé des traces. Michel Remaud nous a quittés, sans bruit, à l’hôpital, un jour de Pentecôte, ce 23 mai 2021. Mais aussitôt la nouvelle s’est répandue parmi ceux qui, nombreux, ont profité de ses enseignements et ont apprécié ses écrits. Car Michel nous laisse un message qui demeure vivant parmi nous…

Cliquez pour lire l’hommage de son ami et presque jumeau Jean Massonnet

et n’hésitez pas à cliquer aussi sur les liens qui vous sont proposés.

A-Dieu, Michel. A se revoir !

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N’oubliez pas : demain soir conférence de J. Ricot, par Zoom

«  Qui sauver ? L’homme ou le chien ? « 

Le titre est provocateur à souhait, non ? Raison de plus pour en savoir davantage !

avec

  Jacques Ricot 

Philosophe
Chercheur associé
au département de philosophie de l’université de Nantes

 Il nous présentera son tout récent ouvrage

«  Qui sauver ? L’homme ou le chien ? « 

Toujours en lien avec la thématique de notre année centrée sur
« Création et Ecologie »,
Jacques Ricot va nous donner l’occasion de nous interroger cette fois,
sur le statut à accorder aux animaux au sein du vivant.
Après avoir fait un état des lieux des diverses réflexions actuelles sur le sujet, il ouvrira notre réflexion à la question suivante :
 L’homme est-il un animal comme les autres ?
En quoi est-il différent ?
Dans son ouvrage, Jacques Ricot « …offre au lecteur un bien des plus rares : le moyen de se forger son propre jugement loin des excès manichéens »

 Cette réunion zoom aura lieu

le jeudi 20 mai à 20h00

Pour participer à la réunion Zoom

vous pouvez vous renseigner au numéro 0670421719

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Que fête-t-on ce soir ? Chavouot – Pentecôte

Une fois de plus Chavouot et Pentecôte se suivent à quelques jours près.

Chavouot, c’est ce soir 16  mai  2021 jusqu’au 18 mai

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c’est dimanche 23 mai 2021.

Pentecôte ? Chavouot ? N’y a-t-il pas un lien entre ces deux fêtes ?

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et ils remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Chavouot est l’une des cinq fêtes prescrites par la Tora. La Tora enseigne que Chavouot se célèbre 49 jours après Pessah afin de marquer le moment du don de la Tora sur le mont Sinaï. Ainsi, comme l’enseigne la tradition, sept semaines (chavouot) après la sortie d’Egypte et l’invention de la liberté, Dieu se révéla à son peuple sur le mont Sinaï pour lui donner la Loi. Aux yeux et aux oreilles de tous, les Dix Commandements (les « Dix Paroles ») furent annoncés et l’alliance entre Dieu et les enfants d’Israël scellée.

C’est aussi la « fête des moissons », où l’on apportait au Temple de Jérusalem les prémices de sa récolte, ce qui explique en partie la lecture de la mégillah de Ruth pendant les offices de Chavouot. Ruth se passe en effet pendant la moisson des orges et des blés. Mais, plus important sans doute, si on lit Ruth à Chavouot, c’est peut-être parce que le livre de Ruth nous invite à une relecture de la Tora moins étroite, plus ouverte : Ruth nous pousse à redécouvrir que l’essence même de la Tora, c’est l’amour (hésed), la bonté, la fidélité, la bienveillance. Parce que la hésed, c’est un mouvement d’amour et de compassion qui va bien au-delà de tout ce qui peut être attendu. Sans hésed, tout est bloqué dans le livre de Ruth. Avec la hésed, tout devient possible ; et l’étrangère, fille d’un peuple honni, peut devenir l’exemple même de la convertie et l’arrière grand-mère du roi David et du Messie.

« Pour quelle raison – demande le Midrash Rabba de Ruth (commentaire rabbinique sur le livre de Ruth) – le livre de Ruth fut-il écrit ? Pour nous enseigner combien grand est le mérite de ceux qui agissent avec hésed bienveillance » (RuthR2,14).

La même semaine, cette année, les chrétiens célèbrent la fête de la Pentecôte (un des autres noms de Chavouot, d’ailleurs). Pentecôte, d’un mot grec signifiant « cinquante », cinquante jours après Pâques. Cette année c’est le dimanche 23 mai. Fête qui commémore le don de l’Esprit aux Apôtres (Actes 2, 2-3…) et le début de l’Eglise, selon la promesse de Jésus : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1,8).

Pour en savoir plus :

Chavouot : Sur le site Massorti.org : un dossier sur Chavouot,

– et, bien sûr, pour la Pentecôte chrétienne : site de l’Eglise de France où vous trouverez tout un dossier pour entrer dans la compréhension de cette fête.

 – pourquoi pas, aller encore au-delà, une méditation pour Pentecôte de l’abbé Alain-René Arbez « L’origine biblique du signe de croix ». (lire ici).

          Hag Chavouot saméah –

         Joyeuses fêtes de Pentecôte !

       Bonnes fêtes à tous

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Conférence de Jacques Ricot : « Qui sauver, l’homme ou le chien ? »

Le Groupe nantais
de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France
vous invite à partager un moment avec

  Jacques Ricot 

Philosophe
Chercheur associé
au département de philosophie de l’université de Nantes

 Il va nous présenter son tout récent ouvrage

«  Qui sauver ? L’homme ou le chien ? « 

Toujours en lien avec la thématique de notre année centrée sur « Création et Ecologie », Jacques Ricot va nous donner l’occasion de nous interroger cette fois sur le statut à accorder aux animaux au sein du vivant.
Après avoir fait un état des lieux des diverses réflexions actuelles sur le sujet, il ouvrira notre réflexion à la question suivante :
 L’homme est-il un animal comme les autres ?
En quoi est-il différent ? 
Dans son ouvrage, Jacques Ricot « …offre au lecteur un bien des plus rares : le moyen de se forger son propre jugement loin des excès manichéens »

 Cette réunion Zoom aura lieu

le jeudi 20 mai à 20h00

Pour participer à la réunion Zoom
vous pouvez vous renseigner au numéro 0670421719
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Qohelet – De Zoom à Youtube

Si vous n’avez pas pu suivre en direct la conférence « De Qohelet à l’Evangile » – donnée sur Zoom par Pierre JOUNEAU le 14 avril, vous avez la possibilité de vous rattraper sur la chaîne Youtube du groupe d’Amitié Judéo-chrétienne de Nantes à l’adresse suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=Ot0A78v3q18

ou directement ici.

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