Le jour le plus saint : Kippour

Yom Kippour, jour du Grand Pardon et de l’expiation est célébré le 10 du mois de Tishri, soit huit jours après la fin de la fête du nouvel an (Roch haChana). Il marque le terme d’une période de quarante jours de repentir, rappelant la pénitence des enfants d’Israël quand Moïse recevait les Tables de la Loi ; les fidèles implorent le pardon de Dieu comme ils l’ont imploré après avoir adoré le Veau d’or. C’est le jour le plus saint du calendrier.

Appelé le chabbat des chabbats, il est consacré au jeûne total et au recueillement. La journée est ponctuée par une série de prières pour implorer le pardon de Dieu et s’achève par un grand repas de rupture du jeûne.

La fête de Kippour se célèbre cette année 2026

 (5787 du calendrier hébraïque)

le lundi 21 septembre 2026

(mais comme toutes les fêtes juives

Kippour commence la veille au soir, dimanche 20).

« Le 10 de ce septième mois, qui est le Jour du Grand Pardon, vous tiendrez une réunion sacrée, vous jeûnerez, et vous présenterez un  mets consumé au Seigneur; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis,  car c’est un jour de Grand Pardon,  où se fait sur vous le rite de l’absolution devant le Seigneur votre D.ieu.. Vous ne ferez aucun travail : c’est une loi immuable pour vous d’âge en âge, où que vous habitiez… Depuis le 9 du mois au soir jusqu’au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique. » (Lv  23, 27…32)

Même les juifs qui sont peu ou pas du tout observants respectent ce jour, en chômant et souvent en jeûnant.

Car Kippour est un jour de jeûne consacré à la prière et à la repentance (25 heures en tout).

Pendant cette journée, les fidèles se réunissent à la synagogue pour prier en demandant pardon pour les péchés commis lors de l’année écoulée. Pardon envers D.ieu mais également envers son prochain.

Dans le mois d’Eloul, qui précède Kippour, chacun doit tout mettre en oeuvre pour se réconcilier avec son prochain, car seules les fautes envers D.ieu pourront être absoutes le jour de Kippour.

yomkippour

Une des pièces les plus populaires de la liturgie de Kippour est la prière du

Kol Nidre (judéo-araméen כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ».

C’est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.

Introduite dans le rituel de prières en dépit de l’opposition d’influentes autorités, attaquée au cours du temps par d’éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au XIXe siècle, cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites comme preuve de la fourberie des Juifs.

En voici une traduction : « Que tous les vœux, les interdits personnels et collectifs, les serments et choses équivalentes que nous aurions formulés et contractés, toutes les promesses et tous les engagements que nous aurions faits et pris devant Dieu, à compter de la date de ce Yom Kippour-ci et jusqu’au Yom Kippour à venir, nous les rétractons ci-devant, qu’ils soient nuls et non avenus, puisque nous ne sommes pas assurés de les tenir. Nos vœux ne sont plus des vœux, nos engagements ne sont plus des engagements, nos serments ne sont plus des serments. L’Officiant et l’Assemblée :

« Et que soient pardonnés toute l’assemblée du peuple d’Israël ainsi que l’étranger qui réside parmi eux, car chacun d’eux a agi par inadvertance » (Nombres 15,26).

En fait, il ne s’agit pas des voeux formulés envers les autres, mais envers soi-même, les engagements inconsidérés que l’on aurait pu prendre pour soi-même. Il ne s’agit pas des devoirs citoyens ou des serments prononcés devant des tribunaux civils.

Aujourd’hui ce chant est presque devenu le symbole de Kippour.

En voici une version chantée par le grand cantor Azi Schwartz

A propos du mot « kippour »

« Le verbe k.p.r signifie « couvrir ».

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l’Eternel demande à Noé à propos de l’arche :

« Tu la recouvriras à l’intérieur et à l’extérieur par de la poix. » (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par « propitiatoire »

qui était le couvercle posé sur l’Arche d’Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu’on parle du recouvrement d’une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu’une simple occultation liée à l’oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l’expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse. »

(Ph. Haddad : « Pour expliquer le judaïsme à mes amis » pp. 127-128)

Pour approfondir

Le site de l’AJCF nationale propose toute une page autour des fêtes de Tichri 5787https://www.ajcf.fr/Fetes-de-Tichri-5787-Fetes-juives-d-automne-2026.html

Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : Kipour et Soucot De la joie à la joie

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

A ne pas manquer surtout cet excellent article de RCF (Radio chrétienne francophone) qui nous fait entrer à la fois dans la fête de Kippour et nous invite à y regarder de plus près comme chrétiens., c’était en 2023.

https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/yom-kippour-le-jour-du-grand-pardon-quel-heritage-chez-les-chretiens

Mais aussi :

une conférence de Delphine Horvilleur et Djelloul Seddiki sur  Jeûner devant D.ieu

ainsi que celle-ci : Kipour : un ultimatum à Dieu

Bon Kippour à tous nos amis juifs

Gmar ‘Hatima Tova גמר חתימה טובה

(qu’ils soient inscrits dans le livre de Vie)

« Non au terrorisme culturel ! »

Sur le site de l’AJCF vous pouvez trouver un excellent éditorial de Jean-Dominique DURAND, président de l’AJCF. Pour les personnes qui ne connaissent peut-être pas le site national, nous nous permettons d’en donner les premières lignes :

« Non au terrorisme culturel ! La haine antisémite ne prend jamais de vacances ! La haine antisémite ne respecte aucune trêve, elle est toujours active, elle se renouvelle toujours. Cet été 2026 a été très chaud, mais pas seulement du point de vue climatique, mais aussi hélas du point de vue de l’expression de la haine, en meute ou dans la lâcheté de l’anonymat en ligne. Les antisémites, sous leurs oripeaux antisionistes, n’ont guère pris de vacances, ni de douches froides pour calmer leurs ardeurs. Ils se sont particulièrement attaqués aux artistes juifs et à tous ceux, croyants ou non, qui sont connus pour leurs liens d’amitié avec des juifs et avec Israël. Donc déclarations par les haineux comme « génocidaires », dans le silence complice d’une grande partie du monde de la culture. Ou bien, la bataille est devenue d’ordre culturel. »

Ne vous privez pas de lire la suite : sur le site de l’AJCF ou en pdf ici

Vous ne le regretterez pas, tout en découvrant le site de l’AJCF, où vous trouverez, entre autres, plusieurs articles qui peuvent vous intéresser.

— « Les rencontres jeunes juifs -jeunes chrétiens, à Paray-le-Monial, par Thierry Colombié : en pdf ici

— un article intitulé « Parcours judaïsme  » sur ces mêmes rencontres, par Janine ELKOUBY : en pdf ici

— un article sur la venue du pape en France par Joël Thierry (sur le site et en pdf ici)

Bonne lecture.

Témoignage à ne pas manquer

Voici une info émanant du Bureau de l’AJC groupe de Nantes

« Après un été qui, nous l’espérons, a été reposant pour vous malgré les nombreuses vagues de grande chaleur, nous allons avoir le plaisir de nous retrouver pour accueillir le témoignage du

Pasteur Pierrot Munch

en ouverture de notre saison 2026 – 2027.

Il nous parlera de l’engagement des protestants dans le sauvetage des Juifs français lors de la seconde guerre mondiale.

Ce témoignage, aussi rare que précieux, aura lieu

le dimanche 27 septembre 2026 à 15.00 h

au Temple protestant, place Édouard Normand à Nantes

Nous espérons vivement avoir le plaisir de vous y retrouver très nombreux

Amicalement à tous « 

Lis, lisons, lisez

C’est bien volontiers que nous vous transmettons l’invitation de Maddy VERDON à lire le dernier ouvrage de Philippe HADDAD ; « Retour au monothéisme éthique » (Bon de commande en fin d’article).

« Avez-vous rencontré le plaisir de lire au cours de cet été ? L’ombre estivale est propice à la lecture et à la réflexion. La liberté des vacances aussi !

Parmi mes lectures, des romans, des essais, des nouvelles mais deux ouvrages ont retenu mon attention et j’ai envie de vous faire part de ma joie de les avoir rencontrés

Tout d’abord, vous connaissez tous ou presque le rabbin Philippe Haddad ! Avez-vous lu sa dernière réflexion sur « Le Retour au Monothéisme éthique » Petit ouvrage d’une cinquantaine de pages, petit par son volume mais grand par son contenu.

Ce qui est écrit en quatrième de couverture résume bien ce que Philippe Haddad veut nous faire comprendre « Dans ce livre, Philippe Haddad propose de revenir aux grands principes du monothéisme éthique : un seul Dieu pour une humanité plurielle qui invite à fraterniser dans nos différences religieuses et culturelles. Car la paix n’est pas la suppression des différences, mais l’harmonie des différences. »

En ces temps de violence et d’incompréhension entre jeunes et vieux, hommes et femmes, blancs et noirs, croyants et non croyants, riches et pauvres, etc, ce livre nous apporte un renouveau de sens qui nous fait du bien et nous redonne espérance et foi

Cet ouvrage est à mettre entre les mains de tous, en particulier entre les mains de notre jeunesse que nous « aidons » souvent, par des réflexions pessimistes à désespérer de la vie et de l’avenir

Pour conclure voici ce qu’écrit Philippe Haddad à propos de cet ouvrage : « Ce petit livre s’adresse à tous : croyants, non croyants, chercheurs de sens, curieux, sceptiques. Il ne demande aucune adhésion préalable, seulement le désir de comprendre et d’ouvrir un espace intérieur où la parole des prophètes d’Israël, la voix d’Ismaël et l’enseignement de Jésus se retrouveront en dialogue »

UN TRES  BEL OUVRAGE !!!

Commande d’ouvrages de Philippe Haddad

BON de COMMANDE 2026

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Retour au monothéisme éthique ( NOUVEAU )…………     exemplaires soit………….€

DIEU, un homme, une femme et un serpent ………               exemplaires soit …………..€         

Quand Jésus parlait à Israël………………………………     exemplaires  soit………… €

Notre Père –Avinou Chebachamayim …………….                exemplaires  soit………….€

Elie et Jonas…………………………………                             exemplaires  soit…………€

Disciples de Jésus ……………………………………………  exemplaires  soit………   .€

Serviteurs souffrants………(Epuisé )………………………    exemplaires  soit…………€

Fraternité ou la révolution du pardon :…………….              exemplaires  soit…………€

L’Épître de Jacques , frère de Jésus. ( nouveau )……………exemplaires  soit ………..€

Comment Jésus lisait la Torah……… (épuisé )                        exemplaires  soit…………€

au prix de   10 euros l’exemplaire

Ajouter les frais de port, soit :

pour 1 livre :                          6,00 €                    (  soit : 16,00 € )

pour 2  livres:                        8,30 €                     ( soit 28 ,30 € )

Pour 3 à 8 livres:                 11,00 €                 +  10€ par exemplaire

pour 10 livres:                     14, 50 €                    soit : 114,20 euros

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Adresser le tout  à :  Roseline Derrien, ( mail : racinesjuivesduchristianisme@gmail.com / 06 81 57 42 11)

169, Chemin de la Croix des Pelliers 07460 BERRIAS ET CASTELJAU


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Roch haChana – Bonne année 5787

C’est la rentrée pour tous depuis quelques jours… les activités reprennent peu à peu…

Un nouveau cycle commence, et pour nos amis juifs, c’est aussi le début d’une nouvelle année.

On peut dire que trois grandes catégories de fêtes et célébrations rythment le calendrier liturgique juif.

Les fêtes dites de la Tora sont citées dans la Bible ; elles sont elles-mêmes subdivisées en fêtes austères (Roch haChana et Yom Kippour) et fêtes de pèlerinage (qui ponctuent les trois saisons de récolte de l’année).

La deuxième catégorie est celle des fêtes dites surajoutées ou petites fêtes, qui ne sont pas mentionnées dans la Bible, mais ont été instituées au cours de l’histoire juive post-biblique.

Enfin, de nouvelles dates ont été ajoutées au calendrier liturgique, et donnent lieu à des célébrations religieuses ; elles sont liées à la Shoah et à la création de l’Etat d’Israël.

(texte extrait en partie de « 20 clés pour comprendre le judaïsme » Collectif – Albin Michel)

Parmi les fêtes austères, Roch haChana et Yom Kippour sont les fêtes les plus importantes du calendrier. On les appelle fêtes austères, car pendant dix jours, il est demandé aux fidèles de faire pénitence et de ne pas travailler.

Roch HaChana, c’est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 12-13 septembre 2025).  L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de Tichri (septembre ou octobre selon les années). C’est pourquoi on parle souvent des fêtes de Tichri.

Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création du monde et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

La fête du nouvel an juif, c’est le début d’une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs.

Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

Mais Roch haChana, c’est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin), où « Dieu se souvient de ses créatures » selon la tradition rabbinique, et où chacun est appelé à se livrer à un examen de conscience. Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés Asseret yemei techouva les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la Techouva (repentir),  l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch haChana. La sonnerie du Chofar appelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch haChana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d’automne : site national de l’AJCF, avec un article de Anne-Marie Dreyfus

et pour être dans le coup des réseaux sociaux, qui ne disent pas tous que des bêtises,vous trouverez en bas de cette page, une petite vidéo trouvée sur TikTok  :

Chana tova
à tous nos amis juifs

Bonne Année 5787

Bonne année

Dialogue judéo-chrétien

« Trente-deux universitaires se sont réunis à Rome à la fin du mois de février pour engager une conversation honnête et ouverte sur l’état du dialogue judéo-chrétien en cette 60ème année depuis que l’Église catholique a modifié sa position officielle sur ses relations avec le peuple juif et les personnes d’autres confessions.

L’événement était le symposium « La christologie à la lumière des relations judéo-chrétiennes contemporaines : nouvelles perspectives 60 ans après Nostra Aetate ? » tenu à l’Université catholique australienne (ACU) sur le campus de Rome, conçu par la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion (NDS), et réalisé en partenariat. L’objectif du symposium était de générer de nouveaux apprentissages, nourris par des recherches à la fois chrétiennes et juives.

Au cours de trois jours d’intenses échanges, des universitaires et des praticiens chrétiens et juifs d’horizons diverses ont exploré la christologie – la branche de la théologie qui s’intéresse à Jésus – et sa place dans le dialogue judéo-chrétien actuel. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère la réalité du supersessionisme, cette conviction partagée par certains selon laquelle l’Église a remplacé Israël comme peuple élu de Dieu… »

Cela est le début d’un article tiré du site de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame de Sion. C’était il y a un an, en mars 2025, mais cela permet de voir les progrès dans le dialogue judéo-chrétien.

Voici les thèmes abordés :

  • Les défis interprétatifs inhérents à la lecture des Écritures aujourd’hui.
  • Comment comprendre les théologies implicites et explicites dans les textes de Romains, Matthieu et Jean ?
  • Faire face au supersessionisme dans les textes du Nouveau Testament et à la christologie qui en découle.
  • Dialogue sur les textes du Nouveau Testament et les implications éthiques de la christologie.
  • Comment garantir que les relations judéo-chrétiennes renouvelées aujourd’hui aient un impact sur toutes les disciplines théologiques, en mettant au jour des questions parfois douloureuses et en stimulant de nouvelles discussions. »

 lire la suite : https://www.notredamedesion.org/un-symposium-de-christologie-pour-revitaliser-le-dialogue-judeo-chretien/?lang=fr

Pourquoi ne pas évoquer aussi la conférence biennale 2026 du Conseil international des chrétiens et des juifs (ICCJ) < ?

Vous la trouverez ici : https://www.notredamedesion.org/conference-de-liccj-hanovre-allemagne/?lang=fr

Bonne lecture et bonnes vacances !

Tisha BeAv – Commémoration de la destruction du Temple et autres catastrophes

En ce mois de Juillet, une fête . Encore une fête ? qu’il faudrait célébrer ? Une fête ? Pas vraiment ! Une commémoration, certainement, parce qu’il ne faut pas oublier.

Il est vrai, que cette commémoration peut paraître mineure dans l’ensemble du calendrier juif. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l’été, (comme c’est le cas cette année) et cela ne facilite pas l’intérêt qu’on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu’il n’est pas rare que des heurts éclatent sur l’esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l’occasion de la célébration de cette fête . Prions pour qu’il ne se passe rien de plus grave sur le Mont du Temple à l’occasion de ces commémorations, alors que se poursuivent tant d’éléments graves liés à l’opération contre le Hamas à Gaza, suite aux massacres du 7 octobre 2023 en Israël.

De quoi s’agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5786 du calendrier hébraïque, le 23juillet 2026 ? (début de la fête la veille au soir 22 juillet).

Un article d’ Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l’AJCF, nous donne la signification et l’importance de Ticha BeAv  :

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

« Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv – le 9° jour du mois de Av – il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israël (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

« Israël va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie… » lire la suite ici sur le site de l’AJCF

N’hésitez pas à vous rendre sur le site d’Akadem pour trouver plein d’articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : « Le Judaïsme… tout simplement », (éditions de l’Atelier).

 » (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l’événement le plus dramatique de l’histoire des enfants d’Israël : la destruction du Premier Temple, c’est-à-dire l’éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l’absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c’est-à-dire en reconnaissant qu’Il est mystérieusement présent dans son absence. C’est une manière d’affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

« L’espérance juive s’exprime dans cette célébration, surtout l’espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

« Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n’en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

« Au fil des siècles, le peuple juif a pris l’habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l’écrasement par les Romains, l’expulsion des Juifs d’Espagne et de bien d’autres pays, la Shoah… des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

« On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations. »

Léon XIV : « Nous appartenons tous à la même famille humaine… »

Le Pape Léon XIV a reçu une délégation de la Fédération de l’United Jewish Appeal de New York au Vatican.
Le 15 juin 2026, dans la salle du Consistoire au Vatican, Léon XIV a salué l’engagement humanitaire de la Fédération de l’United Jewish Appeal de New York et a réaffirmé l’héritage de Nostra Aetate, appelant juifs et catholiques à approfondir le dialogue, à servir ensemble les plus vulnérables et à œuvrer pour la paix.

Dans son discours le pape a beaucoup insisté sur les relations entre l’Eglise et le Judaïsme à partir de Nostra Aetate.

En voici quelques éléments :

« Ce document historique, dont l’Église a célébré le soixantième anniversaire l’année dernière, « a ouvert un nouvel horizon de rencontre, de respect et d’hospitalité spirituelle » (Audience générale, 29 octobre 2025). Il a affirmé, entre autres, la vérité selon laquelle nous appartenons à une seule famille humaine. Ainsi, il a semé une graine d’espérance qui « s’est transformée en un arbre puissant… offrant un abri et portant les fruits abondants de la compréhension, de l’amitié, de la coopération et de la paix » (Discours à l’occasion du 60e anniversaire de Nostra Aetate « Marcher ensemble dans l’espérance », 28 octobre 2025).

Reconnaissant la dignité inhérente à tous les hommes et toutes les femmes, Nostra Aetate a pris fermement position contre l’antisémitisme et a déclaré que l’Église rejette toute forme de discrimination ou de harcèlement fondée sur la race, la couleur, la condition sociale ou la religion (cf. Nostra Aetate, 4-5). Dans un monde encore meurtri par les divisions et les conflits, elle nous a appelés à dépasser les malentendus du passé pour tendre vers la collaboration en vue du bien commun…. »1

Pour une lecture complète du discours de Léon XIV, cliquez ici :

https://fr.zenit.org/2026/06/15/leon-xiv-nous-appartenons-a-une-seule-famille-humaine/ci.

Rafle du Vel d’Hiv

Le président de l’ACI  de Nantes nous communique l’info suivante :

« La commémoration de la rafle du Vel d’Hiv aura lieu

le dimanche 19 juillet à 9h30

au monument aux morts (près de la Préfecture). à Nantes

Au regard de l’antisémitisme qui s’affiche sans vergogne, notre présence est importante pour signifier à tous que les juifs sont toujours DEBOUT et présents.

Par ailleurs, il est de notre devoir de nous souvenir et d’honorer nos martyrs.

Le Président de l’ACI Nantes

René Gambin. »

Pour un appel des faits douloureux de ces  16 et 17 juillet 1942, vous pouvez vus rendre  sur le site du gouvernement VIE PUBLIQUE : ici :

https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/285291-il-y-84-ans-la-rafle-du-vel-dhiv-de-juillet-1942

 

 

Une réflexion pour les vacances

Le site « fr.zenit.org nous propose pour les vacances un article sur un nom polémique :

« Jésus et les enjeux d’un nom polémique » De Baal-Zeboub à Béelzéboul

En voici le début :

« :L’accusation portée contre Jésus en Lc 11,14-23 – agir « par Béelzéboul, le chef des démons » – mobilise une figure dont les racines plongent dans l’histoire religieuse d’Israël et de ses voisins. Derrière ce nom se profile en effet le Baal-Zeboub de 2 R 1,2-3, divinité d’Éqrôn, dont l’appellation semble résulter d’une relecture polémique d’un titre plus ancien, probablement Baal-Zebul. Comment comprendre cette transformation onomastique et son évolution jusqu’à devenir, dans le Nouveau Testament, une désignation du prince des démons ? L’étude de ce nom permet d’éclairer les enjeux du récit évangélique et la question centrale qu’il soulève : celle de l’identité de Jésus.

Evangile selon saint Luc 11,14-23 (AELF) En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. .. »

lire la suite sur le site de ZENIT

https://fr.zenit.org/2026/07/06/jesus-et-les-enjeux-dun-nom-polemique/

Je vous laisse découvrir la conclusion

Bonnes vacances à toutes et à tous