Non, vraiment, n’oubliez pas ! Il est encore temps de programmer

votre après-midi de dimanche pour la conférence donnée par

Marie-Hélène Déchalotte   

dimanche 6 juin au CCAN à 15h00
en présentiel au CCAN  (impasse Copernic)
et non pas salle st Joseph comme indiqué sur la photo qui suit.
 
Marie-Hélène va nous parler des pharisiens dans l’évangile de Jean  « Hypocrites les pharisiens ? »
 
Toutes les règles de distanciation sanitaire seront respectées
 
Share Button

A-Dieu, Michel

 Nous venons de perdre un grand ami, un être remarquable. Le Père Michel REMAUD nous a quittés le jour de la Pentecôte, dimanche 23 mai 2021.

Son décès a fait l’objet de beaucoup de publications déjà, notamment sur le site de l’AJCF (Amitié Judéo-Chrétienne de France) : Vous pouvez en prendre connaissance ici.

Voici l’hommage que lui rend Maddy VERDON, Présidente du groupe nantais de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France.

« Cher Michel,

Je n’ai pas envie de faire votre éloge…D’autre vont le faire mieux que moi. Je veux simplement vous dire quelques mots de l’amitié que j’ai pour vous.

Vous avez été pour moi une rencontre qui a marqué mon existence, non seulement par la richesse de l’échange mais aussi par la personnalité si attachante qui était la vôtre. Aviez-vous conscience de cela ? Je ne le crois pas car votre modestie ne vous le permettait pas. Vous paraissiez un peu rude et pourtant vous saviez être si délicat, discret, trop peut-être mais en même temps rieur et plein d’humour.

C’est tout cela que je garde de vous cher Michel. Vous avez eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questionnements qui sont devenus autant d’émissions sur Radio Fidélité, la radio chrétienne de Loire Atlantique. Merci pour tout Michel, merci pour notre dernière rencontre, il y a moins de deux mois, à propos de la ligature d’Isaac dans la liturgie pascale.

Je voudrais simplement citer une phrase prononcée par le Grand Rabbin René-Samuel Sirat, en 2010, le jour où vous avez reçu le Prix de l’AJCF, prix remis chaque année à un Grand Témoin du dialogue entre Juifs et Chrétiens. Voici ce que le Grand Rabbin a dit ce jour-là en vous rendant hommage « Est-il une œuvre de Justice supérieure au partage avec autrui de la connaissance de la Parole de D.ieu qui prend source à Jérusalem ? » Ceci est exactement, selon moi, la phrase qui résume le mieux toute votre œuvre : partager avec le chrétien la richesse de l’interprétation juive de l’Ecriture. Boire à la source…

Vous rencontrer me grandissait, me faisait exister à moi-même Tous, nous avons perdu un ami très cher. Nous ressentons déjà le vide de votre absence.

Mais l’espérance est là, à nos côtés, vos ouvrages aussi. Vous Michel, vous voici dans la lumière de Dieu, sous le regard de ce Dieu auquel vous avez tout donné. Nous gardons votre souvenir qui demeurera parmi nous.

Vous avez quitté ce monde le jour du don de l’Esprit Saint. Qu’il nous inspire afin de continuer votre œuvre de dialogue et d’amitié entre frères juifs et chrétiens, au sein de nos rencontres, chacun à notre manière, selon ce que nous sommes, selon ce qui fait notre richesse…

A Dieu Michel »

Maddy Verdon, Présidente du groupe nantais d’Amitié Judéo-Chrétienne de France

En reconnaissance pour tout ce que nous avons reçu de Michel REMAUD nous vous proposons d’écouter une émission de radio où Michel nous parlait du fondateur de sa congrégation, le Père Louis-Marie Baudoin. C’était en février 2019, dans le cadre de l’émission « Juifs & Chrétiens en dialogue« , diffusée sur Radio-Fidélité, qui nous autorise à vous la transmettre aujourd’hui.

http://radiofidelite.com/wp-content/uploads/2019/02/Louis-Marie-Baudouin.mp3

Mais il serait vraiment dommage de ne pas prendre connaissance du magnifique hommage que lui rend le Père Jean Massonnet, de l’AJCF Lyon :

« Michel Remaud : Une belle plume s’est envolée…

.. mais elle a laissé des traces. Michel Remaud nous a quittés, sans bruit, à l’hôpital, un jour de Pentecôte, ce 23 mai 2021. Mais aussitôt la nouvelle s’est répandue parmi ceux qui, nombreux, ont profité de ses enseignements et ont apprécié ses écrits. Car Michel nous laisse un message qui demeure vivant parmi nous…

Cliquez pour lire l’hommage de son ami et presque jumeau Jean Massonnet

et n’hésitez pas à cliquer aussi sur les liens qui vous sont proposés.

A-Dieu, Michel. A se revoir !

Share Button

N’oubliez pas : demain soir conférence de J. Ricot, par Zoom

«  Qui sauver ? L’homme ou le chien ? « 

Le titre est provocateur à souhait, non ? Raison de plus pour en savoir davantage !

avec

  Jacques Ricot 

Philosophe
Chercheur associé
au département de philosophie de l’université de Nantes

 Il nous présentera son tout récent ouvrage

«  Qui sauver ? L’homme ou le chien ? « 

Toujours en lien avec la thématique de notre année centrée sur
« Création et Ecologie »,
Jacques Ricot va nous donner l’occasion de nous interroger cette fois,
sur le statut à accorder aux animaux au sein du vivant.
Après avoir fait un état des lieux des diverses réflexions actuelles sur le sujet, il ouvrira notre réflexion à la question suivante :
 L’homme est-il un animal comme les autres ?
En quoi est-il différent ?
Dans son ouvrage, Jacques Ricot « …offre au lecteur un bien des plus rares : le moyen de se forger son propre jugement loin des excès manichéens »

 Cette réunion zoom aura lieu

le jeudi 20 mai à 20h00

Pour participer à la réunion Zoom

vous pouvez vous renseigner au numéro 0670421719

Share Button

Que fête-t-on ce soir ? Chavouot – Pentecôte

Une fois de plus Chavouot et Pentecôte se suivent à quelques jours près.

Chavouot, c’est ce soir 16  mai  2021 jusqu’au 18 mai

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c’est dimanche 23 mai 2021.

Pentecôte ? Chavouot ? N’y a-t-il pas un lien entre ces deux fêtes ?

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et ils remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Chavouot est l’une des cinq fêtes prescrites par la Tora. La Tora enseigne que Chavouot se célèbre 49 jours après Pessah afin de marquer le moment du don de la Tora sur le mont Sinaï. Ainsi, comme l’enseigne la tradition, sept semaines (chavouot) après la sortie d’Egypte et l’invention de la liberté, Dieu se révéla à son peuple sur le mont Sinaï pour lui donner la Loi. Aux yeux et aux oreilles de tous, les Dix Commandements (les « Dix Paroles ») furent annoncés et l’alliance entre Dieu et les enfants d’Israël scellée.

C’est aussi la « fête des moissons », où l’on apportait au Temple de Jérusalem les prémices de sa récolte, ce qui explique en partie la lecture de la mégillah de Ruth pendant les offices de Chavouot. Ruth se passe en effet pendant la moisson des orges et des blés. Mais, plus important sans doute, si on lit Ruth à Chavouot, c’est peut-être parce que le livre de Ruth nous invite à une relecture de la Tora moins étroite, plus ouverte : Ruth nous pousse à redécouvrir que l’essence même de la Tora, c’est l’amour (hésed), la bonté, la fidélité, la bienveillance. Parce que la hésed, c’est un mouvement d’amour et de compassion qui va bien au-delà de tout ce qui peut être attendu. Sans hésed, tout est bloqué dans le livre de Ruth. Avec la hésed, tout devient possible ; et l’étrangère, fille d’un peuple honni, peut devenir l’exemple même de la convertie et l’arrière grand-mère du roi David et du Messie.

« Pour quelle raison – demande le Midrash Rabba de Ruth (commentaire rabbinique sur le livre de Ruth) – le livre de Ruth fut-il écrit ? Pour nous enseigner combien grand est le mérite de ceux qui agissent avec hésed bienveillance » (RuthR2,14).

La même semaine, cette année, les chrétiens célèbrent la fête de la Pentecôte (un des autres noms de Chavouot, d’ailleurs). Pentecôte, d’un mot grec signifiant « cinquante », cinquante jours après Pâques. Cette année c’est le dimanche 23 mai. Fête qui commémore le don de l’Esprit aux Apôtres (Actes 2, 2-3…) et le début de l’Eglise, selon la promesse de Jésus : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1,8).

Pour en savoir plus :

Chavouot : Sur le site Massorti.org : un dossier sur Chavouot,

– et, bien sûr, pour la Pentecôte chrétienne : site de l’Eglise de France où vous trouverez tout un dossier pour entrer dans la compréhension de cette fête.

 – pourquoi pas, aller encore au-delà, une méditation pour Pentecôte de l’abbé Alain-René Arbez « L’origine biblique du signe de croix ». (lire ici).

          Hag Chavouot saméah –

         Joyeuses fêtes de Pentecôte !

       Bonnes fêtes à tous

Share Button

Conférence de Jacques Ricot : « Qui sauver, l’homme ou le chien ? »

Le Groupe nantais
de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France
vous invite à partager un moment avec

  Jacques Ricot 

Philosophe
Chercheur associé
au département de philosophie de l’université de Nantes

 Il va nous présenter son tout récent ouvrage

«  Qui sauver ? L’homme ou le chien ? « 

Toujours en lien avec la thématique de notre année centrée sur « Création et Ecologie », Jacques Ricot va nous donner l’occasion de nous interroger cette fois sur le statut à accorder aux animaux au sein du vivant.
Après avoir fait un état des lieux des diverses réflexions actuelles sur le sujet, il ouvrira notre réflexion à la question suivante :
 L’homme est-il un animal comme les autres ?
En quoi est-il différent ? 
Dans son ouvrage, Jacques Ricot « …offre au lecteur un bien des plus rares : le moyen de se forger son propre jugement loin des excès manichéens »

 Cette réunion Zoom aura lieu

le jeudi 20 mai à 20h00

Pour participer à la réunion Zoom
vous pouvez vous renseigner au numéro 0670421719
Share Button

Qohelet – De Zoom à Youtube

Si vous n’avez pas pu suivre en direct la conférence « De Qohelet à l’Evangile » – donnée sur Zoom par Pierre JOUNEAU le 14 avril, vous avez la possibilité de vous rattraper sur la chaîne Youtube du groupe d’Amitié Judéo-chrétienne de Nantes à l’adresse suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=Ot0A78v3q18

ou directement ici.

Share Button

Qohelet – Conférence Zoom de P. Jouneau

​ 

Vous êtes invités à venir partager le temps de réflexion que nous propose Pierre Jouneau autour du livre de Qohelet (L’Ecclésiaste)

De Qohelet à l’Evangile

« Vanité des vanités »

« il y a un temps pour tout… »
Pierre Jouneau est bibliste
membre du Conseil d’Administration du Groupe AJCF Nantes
Retrouvons-nous mercredi 14 avril à 18h00 par zoom

Sujet : Conférence  « De Qohelet à l’Evangile

par Pierre Jouneau

Heure : 14 avr. 2021 06:00 PM Paris
 

Pour participer à la réunion Zoom :

vous pouvez vous renseigner au numéro 0670421719

Pour toute information vous pouvez nous contacter ajcfnantes@yahoo.com 
le Blog du Groupe de Nantes    www.ajcnantes.fr

Share Button

La grande Semaine de Pessa’h à Pâques

L’an dernier, nous étions bloqués chez nous, loin des synagogues et des églises. Et pourtant c’est un grand moment que nous avons pu vivre dans chacune de nos communautés : Pessa’h pour nos frères juifs – et la Semaine Sainte des chrétiens qui culmine à la fête de Pâques.

Petite particularité cette année, à cause de la différence des calendriers, juifs et chrétiens célébreront la fête la plus importante de leur culte à une semaine d’intervalle, Pessa’h ayant lieu pendant la Semaine sainte des chrétiens.

Pessah (la Pâque en hébreu), est une des trois fêtes de pèlerinage du calendrier juif. Elle début le 15ème jour du mois de nisan (début la veille au soir 14 nisan) et se poursuit sept jours durant en Israël et huit en Diaspora.

Célébration cette année du dimanche 28 mars au dimanche 04 avril 2021, avec un premier seder dès samedi soir, à la suite du Grand Shabbat qui précède la fête de Pessa’h, et qui commence dès ce soir vendredi 26 mars . Nous serons en plein dans la Semaine Sainte des chrétiens, qui trouvera son couronnement le dimanche de Pâques 04 avril.

Pour vous présenter cette fête de Pessa’h, il est intéressant d’entrer dans le texte de Dominique de La Maisonneuve, prix AJCF 2012 avec Louise-Marie Niesz, dans son ouvrage : « Le Judaïsme », aux éditions de l’Atelier (p. 113-114) :

« Selon la Torah, la Pâque doit toujours avoir lieu au printemps, le quatorze du mois de Nisan (Ex 12,6) mois de la sortie d’Egypte (Ex 23,15) : « Observe le mois d’Abib (des épis, en cananéen, le premier mois de l’année, c’est-à-dire Nisan) et célèbre la Pâque pour le Seigneur, ton Dieu » (Dt 16,1). Pour permettre ce rythme annuel avec des mois lunaires, on en ajoutait tous les deux ou trois ans, un treizième aux douze des années habituelles.

Aux temps bibliques, les nomades fêtaient, à cette saison, deux événements concomitants : l’un agricole, le début de la moisson d’orge; l’autre pastoral, le sacrifice d’un agneau consommé en famille.

Sur ces réalités significatives du renouveau de la nature, la tradition biblique va greffer un événement historique : la sortie d’Egypte. C’est un événement capital, fondateur du peuple, car il le fait passer – Pâque- Pessah – passage – de la servitude à la liberté. [Pessa’h indique aussi le fait que l’ange exterminateur soit passé par-dessus les portes des israélites marquées du sang de l’agneau. (Ex 12,13. 26-27) NDLR ].  Comme le printemps, c’est le retour à la vie après la mort de l’esclavage, un renouveau opéré par Dieu lui-même, désormais Sauveur pour son peuple : « C’est moi le Seigneur, ton Dieu qui-t’ai-fait-sortir-du-pays-d’Egypte » ((Ex 20,2).

Bien qu’il y ait un office synagogal propre à Pessah, le rite principal se déroule autour de la table familiale. A la tombée de la nuit, le Seder – repas rituel – rassemble la famille et souvent bon nombre d’amis. Ce repas se déroule selon un certain ordre, c’est le sens du mot seder, véritable liturgie dont le développement est consigné dans la Haggadah – récit – de Pessah. Il commence par une question posée par l’enfant le plus jeune, dès qu’il est en âge de questionner : « Qu’il a-t-il de particulier ce soir ? » En effet, dans un décor festif, il découvre sur la table des ingrédients inhabituels. Entre autres, des pains non levés – matsot – qui rappellent la hâte avec laquelle il avait fallu prendre ce repas (Ex 12,11) ; des herbes amères, comme le goût que l’on conserve de la servitude d’Egypte ; un mélange de pommes et de noix pilées pour représenter le mortier que les enfants d’Israël furent condamnés à fabriquer ; de l’eau salée symbolisant les larmes qu’arrache l’énumération des plaies d’Egypte. On ne peut se réjouir de la mort de ses ennemis…

Cette question posée par l’enfant : « Que se passe-t-il donc ce soir ? » donne l’occasion au père de famille, ou à un autre adulte, de faire mémoire du récit biblique, enrichi des commentaires de la tradition orale sur la servitude d’Egypte et la libération du peuple par Dieu.

On chante les psaumes du Hallel – louange – (Psaumes 113 à 118) ; on souhaite de se retrouver : « L’an prochain à Jérusalem« , évoquant par là l’impatiente attente du Messie. Des cinq coupes de vin rituelles, la cinquième reste pleine pour le ‘prophète Elie’ qui, selon la tradition, reviendra avec le Messie.

Parce qu’elle a donné naissance au peuple, cette libération en est l’événement fondateur. Elle demeure le symbole de toutes les libérations, de tous les saluts, passés et à venir, que Dieu ne cesse d’accorder à chacun : « Chaque juif doit se considérer comme s’il était lui-même, aujourd’hui, sorti d’Egypte » (Mishnah de Pessah 10,5) »         « Le Judaïsme, p. 113-114

Comment ne pas voir le lien avec la fête chrétienne de Pâques ?

La fête chrétienne de Pâques trouve en effet ses racines dans la fête juive de la Pâque. (voir le site du Cybercuré).

Après tous les événements de la Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux et de la Passion, ce 28 mars  2021, événements qui eurent lieu au début de notre ère dans le cadre de la célébration de la Pâque juive, la fête de Pâques célèbre la résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. En même temps elle nous fait participer à sa résurrection en célébrant notre passage de la mort à la vie. C’est la bonne nouvelle de la victoire de la vie. Pâques est une fête que l’on célèbre dans une joie communicative. « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia ».

A relire : un article de Juliette Gauffriau paru sur le site du diocèse de Nantes et repris par le site de l’Eglise de France : ici. : « Pâque juive et Pâques chrétiennes »

Pourquoi un « s » au mot Pâques : allez donc voir ici

Cette année Pâques est célébré le dimanche 04 avril, par les Catholiques et les Protestants et le 02 mai par les Orthodoxes.

Qu’il nous soit permis de vous renvoyer sur le site du CCAN (Centre Culturel André Néher.) Vous y trouverez des indications intéressantes en ce temps de confinement : Confinés, mais pas isolés !

Vous fréquenterez certainement aussi avec profit le campus numérique juif Akadem, qui vous propose des tas de possibilités d’information et de formation. Ne manquez pas cet échange entre Julien Darmon, professeur de Talmud et Antoine Guggenheim, docteur en théologie, sur le thème : « Comment Pessa’h est devenu Pâques : le Seder au temps de Jésus ». A voir ici.

Chaque communauté, juive ou chrétienne, trouve les moyens de rester en lien, tout en étant chez soi. Chaque paroisse chrétienne donne par exemple des indications et des vidéos pour que, à défaut parfois de nous trouver dans les mêmes lieux, nous puissions vivre les Jours Saints et Pâques au même moment, dans une sorte de communion inhabituelle mais bien réelle. Internet pour cela facilite bien les choses, même si pour l’instant on peut encore se retrouver en présentiel, en nombre restreint et en respectant les consignes sanitaires.

Nos frères juifs peuvent aussi, s’ils le désirent, s’inscrire pour un Séder communautaire numérique exceptionnel, le soir du deuxième seder de Pessah, le 28 mars, organisé par le Judaïsme en Mouvement (JEM). Cliquer ici.

Hag Pessa’h saméah – Joyeuses fêtes de Pâques

 

Share Button

Nouvel An des arbres, vous connaissez ? Tou BiChvat

Et oui, c’est une nouvelle année qui commence ! et n’est-elle pas tout à fait dans l’air du temps, cette fête où l’on célèbre la nature, les arbres et les fruits ? Pourtant, c’est une très ancienne fête, née il y a bien longtemps et dont témoigne déjà le Talmud.

Tou Bichvat se fête cette année le 28 janvier 2021

mais comme toute fête juive,
elle a commencé la veille, dès hier soir.
Son nom « Tou BiChvat« 
signifie « 15 du mois de Chevat » (à cheval sur janvier et février).

Ce n’était à l’origine qu’un marqueur calendaire pour le calcul d’une redevance sur les arbres fruitiers à payer au temple de Jérusalem. Ce n’est que progressivement que cette date est devenue une fête des fruits et de la nature dont le statut reste celui d’une fête mineure.

Mishna Rosh Hashana 1,1 : « Il y a quatre jours de Nouvel an […]. Le 1er Chevat a lieu le Nouvel an des arbres, suivant l’école de Shammai ; mais l’école d’Hillel dit que c’est le 15 du même mois ».  

Les textes talmudiques ne prévoient aucun rite à accomplir à cette date, qui n’a donc pas encore le statut de fête dans l’Antiquité. En revanche, l’importance des arbres pour l’humanité est fréquemment soulignée dans la littérature rabbinique.

Tou BiChvat a progressivement acquis la signification d’une fête du renouveau de la nature, une dimension approfondie depuis les années 1970 sous l’influence des mouvements politiques et sociaux environnementalistes. C’est dans cette optique que la célébration de Tou BiChvat est couramment assimilée à un Jour des arbres .

Comme dit la Mishna :

C’est le Nouvel An des arbres.
Cette fête a lieu au moment de la montée de la sève,
avant le bourgeonnement du printemps.
Il s’agit d’une fête chaleureuse,
en reconnaissance à D.ieu pour Sa création
et la jouissance qu’Il en accorde à l’homme.
Elle donne lieu à un repas dont la
succession des plats est bien ordonnancée.
Ce repas est composé
de 4 coupes de vin (blanc et rouge) ainsi que de 7 fruits.

Voici justement un joli poème sur « Les petits fruits de Tou BiChvat« ,

dit par Olga et Niels.

Bien sûr, chaque consommation
est précédée d’une bénédiction.
Cette fête n’est pas qu’une pure célébration écologique.

Elle est une occasion de réfléchir
aux interrelations qui existent
entre l’homme, son D.ieu
et la nature dont il est responsable.

Et nous sommes ici, exactement, dans le thème d’année

de notre groupe d’Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes !

« Création et Ecologie, réfléchir et agir »


Sous l’onglet « documents » en haut de cette page,
vous pouvez découvrir un joli poème d’Edmond Fleg
écrit à la gloire du raisin.

Et pour plus de renseignements, voir ici, le site icalendrier.

Share Button

VisioConférence : Création et Ecologie intégrale, par Fabien Revol

Le programme 2020-2021 de notre groupe AJCF Nantes aborde la thématique  « Création et Ecologie », et dans ce cadre nous avions prévu deux conférences nous permettant d’appréhender le sens à donner à cette Ecologie qui fait tant parler d’elle…

La première a eu lieu en présentiel le 14 octobre, donnée par le rabbin Yeshaya Dalsace.

Aujourd’hui, notre Groupe AJCF, en lien avec le Passage Sainte Croix, propose une visioconférence pouvant, en tant que telle, s’adresser à un public plus nombreux. Elle va nous être donnée par

Fabien Revol

Philosophe et théologien,

Enseignant chercheur à l’Université catholique de Lyon

« L’Evangile de la Création,

au fondement de l’écologie intégrale »

Cette visioconférence aura lieu

le mercredi 13 janvier 2021 à partir de 18h30

Pour plus de renseignements s’adresser à ajcfnantes@yahoo.com

En espérant que nous pourrons  reprendre sans tarder nos activités en présentiel, ce qui n’est malheureusement pas encore possible.

Share Button