La grande Semaine de Pessa’h à Pâques

Comme chaque année,  c’est un grand moment que nous sommes invités à vivre dans chacune de nos communautés : Pessa’h pour nos frères juifs – et la Semaine Sainte des chrétiens qui culmine à la fête de Pâques.

Petite particularité cette année, à cause d’une petite  différence de calendriers,  juifs et chrétiens célébreront la fête la plus importante de leur culte à une semaine d’intervalle,  Pessa’h ayant lieu jeudi 2 avril (premier seder de Pessa’h la veille mercredi 1/4) . Mais comme la fête dure 8 jours, elle coincide avec  la Semaine sainte des chrétiens, qui culmine au dimanche de Pâques 5 avril.

Pessa’h (la Pâque en hébreu), est une des trois fêtes de pèlerinage du calendrier juif. Elle début le 15ème jour du mois de nisan (début la veille au soir 14 nisan) et se poursuit sept jours durant en Israël et huit en Diaspora.

Célébration cette année du jeudi 2 avril au jeudi 9 avril 2026, avec un premier seder dès mercredi soir,  Nous sommes donc en plein dans la Semaine Sainte des chrétiens, qui trouvera son couronnement le dimanche de Pâques 5 avril. (Il est intéressant de noter que cette année nous nous trouvons dans une configuration des deux fêtes proche de celle qu’ont dû vivre Jésus et ses apôtres, membres de la communauté juive de leur temps.)

Pour vous présenter cette fête de Pessa’h, il est bon d’entrer dans le texte de Dominique de La Maisonneuve, prix AJCF 2012 avec Louise-Marie Niesz, dans son ouvrage : « Le Judaïsme », aux éditions de l’Atelier (p. 113-114) :

« Selon la Torah, la Pâque doit toujours avoir lieu au printemps, le quatorze du mois de Nisan (Ex 12,6) mois de la sortie d’Egypte (Ex 23,15) : « Observe le mois d’Abib (des épis, en cananéen, le premier mois de l’année, c’est-à-dire Nisan) et célèbre la Pâque pour le Seigneur, ton Dieu » (Dt 16,1). Pour permettre ce rythme annuel avec des mois lunaires, on en ajoutait tous les deux ou trois ans, un treizième aux douze des années habituelles.

Aux temps bibliques, les nomades fêtaient, à cette saison, deux événements concomitants : l’un agricole, le début de la moisson d’orge; l’autre pastoral, le sacrifice d’un agneau consommé en famille.

Sur ces réalités significatives du renouveau de la nature, la tradition biblique va greffer un événement historique : la sortie d’Egypte. C’est un événement capital, fondateur du peuple, car il le fait passer – Pâque- Pessah – passage – de la servitude à la liberté. [Pessa’h indique aussi le fait que l’ange exterminateur soit passé par-dessus les portes des israélites marquées du sang de l’agneau. (Ex 12,13. 26-27) NDLR ].  Comme le printemps, c’est le retour à la vie après la mort de l’esclavage, un renouveau opéré par Dieu lui-même, désormais Sauveur pour son peuple : « C’est moi le Seigneur, ton Dieu qui-t’ai-fait-sortir-du-pays-d’Egypte » ((Ex 20,2).

Bien qu’il y ait un office synagogal propre à Pessah, le rite principal se déroule autour de la table familiale. A la tombée de la nuit, le Seder – repas rituel – rassemble la famille et souvent bon nombre d’amis. Ce repas se déroule selon un certain ordre, c’est le sens du mot seder, véritable liturgie dont le développement est consigné dans la Haggadah – récit – de Pessah. Il commence par une question posée par l’enfant le plus jeune, dès qu’il est en âge de questionner : « Qu’il a-t-il de particulier ce soir ? » En effet, dans un décor festif, il découvre sur la table des ingrédients inhabituels. Entre autres, des pains non levés – matsot – qui rappellent la hâte avec laquelle il avait fallu prendre ce repas (Ex 12,11) ; des herbes amères, comme le goût que l’on conserve de la servitude d’Egypte ; un mélange de pommes et de noix pilées pour représenter le mortier que les enfants d’Israël furent condamnés à fabriquer ; de l’eau salée symbolisant les larmes qu’arrache l’énumération des plaies d’Egypte. On ne peut se réjouir de la mort de ses ennemis…

Cette question posée par l’enfant : « Que se passe-t-il donc ce soir ? » donne l’occasion au père de famille, ou à un autre adulte, de faire mémoire du récit biblique, enrichi des commentaires de la tradition orale sur la servitude d’Egypte et la libération du peuple par Dieu.

On chante les psaumes du Hallel – louange – (Psaumes 113 à 118) ; on souhaite de se retrouver : « L’an prochain à Jérusalem« , évoquant par là l’impatiente attente du Messie. Des cinq coupes de vin rituelles, la cinquième reste pleine pour le ‘prophète Elie’ qui, selon la tradition, reviendra avec le Messie.

Parce qu’elle a donné naissance au peuple, cette libération en est l’événement fondateur. Elle demeure le symbole de toutes les libérations, de tous les saluts, passés et à venir, que Dieu ne cesse d’accorder à chacun : « Chaque juif doit se considérer comme s’il était lui-même, aujourd’hui, sorti d’Egypte » (Mishnah de Pessah 10,5) »         « Le Judaïsme », p. 113-114

Comment ne pas voir le lien avec la fête chrétienne de Pâques ?

Après tous les événements de la Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux et de la Passion, ce 5 avril  2026,  événements qui eurent lieu au début de notre ère dans le cadre de la célébration de la Pâque juive, la fête de Pâques célèbre la résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. En même temps elle nous fait participer à sa résurrection en célébrant notre passage de la mort à la vie. C’est la bonne nouvelle de la victoire de la vie. Pâques est une fête que l’on célèbre dans une joie communicative. « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia ».

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Pour en savoir plus : sur le site du Collège des Bernardins, une explication (texte et video, un peu longue mais très  documentée et éclairante) de Sylvaine Lacout, docteur en théologie, maître de Conférences en Écriture Sainte ) : « Pâque juive et Pâques chrétiennes »   ICI

Pourquoi un « s » au mot Pâques : allez donc voir ici .

Cette année Pâques est donc célébré le dimanche 5 avril, par les Catholiques et les Protestants mais  également le 12 avril par les Orthodoxes (divergence une fois de plus entre les calendriers julien et grégorien).

Vous fréquenterez certainement aussi avec profit le campus numérique juif Akadem, qui vous propose des tas de possibilités d’information et de formation. Ne manquez pas surtout cet échange entre Ruben Honigmann, journaliste, et Antoine Guggenheim, docteur en théologie, sur le thème : « Comment Pessa’h est devenu Pâques : le Seder au temps de Jésus ». A voir ici.

Hag Pessa’h saméah – Joyeuses fêtes de Pâques

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Journée nationale contre l’antisémitisme 2026

Comme chaque année maintenant, l’Amitié judéo-chrétienne groupe de Nantes s’apprête à honorer la journée nationale de lutte contre l’antisémitisme créée à l’initiative de l’AJCF nationale.

Pour nous ce sera  le dimanche 15 mars à partir de 15 h.

Cette cause qui est la nôtre est, hélas, plus que jamais d’actualité.

Aussi, nous vous espérons très nombreux

le dimanche 15 mars à 15 h 

 CCAN, Centre culturel André Néher,

6 impasse Copernic à    Nantes

1 – Nous écouterons la conférence de Jonas Pardo, créateur et animateur de formations à la lutte contre l’antisémitisme. A cette occasion vous pourrez acheter son livre

« Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme »

         Nous partagerons ensuite  une collation chaleureuse et amicale.

2 – Puis nous regarderons ensemble le film

« La plus précieuse des marchandises » (de Michel Hazanavicius – 2024)

Participation unique aux frais   : 10 euros

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Fête de Pourim

POURIM 2026

Après les grandes  fêtes d’automne, Roch Hachana, Kippour et Soucot  et avant la non moins grande fête de Pessah,
à la pleine lune de printemps, 

deux fêtes joyeuses rappellent aux communautés juives
d’importants événements de leur histoire :

C’était, en décembre, les lumières de Hanoucah,

rappel du miracle d’huile lors de l’inauguration
du Temple profané par les Grecs.

Aujourd’hui c’est la fête de Pourim.

De quoi s’agit-il à Pourim ?

A Pourim, il s’agit, comme à Hanoucah
de commémoration et d’action de grâce.

Cela se  passait  en Perse ( Tiens : l’Iran déjà !) vers le milieu du 5ème siècle  avant notre ère.  Des juifs y étaient déportés.

Une jeune Juive, parmi les déportés, devint reine de Perse :
Esther, dont le nom signifie : « caché ».

Et le grand vizir, Haman, essayait
d’éliminer les juifs du royaume. Cela ne vous rappelle rien dans l’actualité de cette semaine ?

Haman dit au roi : « Il y a un peuple particulier,
dispersé et séparé au milieu des peuples  
dans toutes les provinces du royaume… 
Leurs lois sont différentes de celles de tout peuple… 
Le roi n’a pas intérêt à les laisser tranquilles » (Est 3,8).

Haman obtint du roi Assuérus un décret lui permettant de réaliser son plan de destruction.

Le roi Assuérus ne savait pas qu’Esther, sa jeune épouse, était juive.

Le mot POURIM dont le sens est « tiré au sort » fait référence aux dés lancés par Haman pour fixer
la date propice au massacre qu’il fomentait (Est 3, 7-17).

La reine Esther, avertie par son oncle Mardochée, du dessein d’Haman, se tourna vers D.,
elle pria, fit prier ; elle jeûna, elle fit jeûner ;
elle osa enfin aller trouver le roi… Un plan mûrit en elle…

Les péripéties de cette histoire tirée de la Bible sont écrites dans « le rouleau d’Esther ».

Il est lu  intégralement le jour de la fête.* Lisons-le aussi et retenons que le destin que Haman
a prévu pour les Juifs retombera sur lui…

Nous approfondirons ainsi le sens de la présence juive au sein des nations.

Nous comprendrons mieux la joie de POURIM.

A POURIM, en effet, c’est la joie : on se déguise, on mime, on festoie.

Mais cette fête nous rappelle aussi que l’antisionisme est toujours là, présent, parfois caché sous les termes d’antisionisme, visant la destruction d’Israël. Les événements actuels au Proche et Moyen-Orient nous rappellent que Haman  ressurgit encore derrière Amalek, l’ennemi irréductible. Au fait, Amalek est-il vraiment vaincu ?

En célébrant POURIM les Juifs renouvellent l’affirmation de leur foi en D.

Ils fêtent leur salut, leur victoire sur l’ennemi :
Haman, archétype de l’antisémite.

La fête de POURIM est célébrée le 14 Adar du calendrier juif,
soit, cette année 2026, le 3 mars.

avec la commémoration du jeûne d’Esther dès lundi 2 mars.

Vous pouvez en savoir davantage en lisant l’article paru sur le site du Service National pour les relations avec le judaïsme (SNRJ).

https://relationsjudaisme.catholique.fr/judaisme-vivant-aujourdhui/les-fetes/279-pourim/

N’hésitez pas à lire sur le site de l’AJCF l’article d’Anne-Marie Dreyfus sur Pourim :

https://www.ajcf.fr/La-fete-de-Pourim-AM-Dreyfus.html

Nous souhaitons

une joyeuse fête de Pourim (Hag Pourim Saméakh)
à tous nos amis
de la Communauté juive.

,*

et beaucoup de courage en ces temps difficiles  une fois de plus.

  *  Racine, au XVIIème siècle en a fait l’objet d’une de ses tragédies.

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Une conférence à ne pas manquer

L’AJCF groupe de Nantes a le plaisir de vous informer de la venue du rabbin Yeshaya Dalsace 

le dimanche 23 novembre prochain

dans les locaux du CCAN (6 impasse Copernic à Nantes)

de 17.30 à 19.00 (environ)

pour sa conférence sur

« l’Éthique juive »

Entrée: 8 euros (tarif adhérent) – 10 euros (tarif non adhérent)

En préambule, quelques mots sur le rabbin Yeshaya Dalsace

Certains d’entre vous le connaissent déjà car il est venu nous faire deux ou trois conférences dont l’une sur l’écologie, thème qu’il a étudié pour sa thèse de rabbin. D’autres le découvriront.

Le rabbin Dalsace est Massorti (conservative pour les Anglophones), c’est-à-dire qu’il n’est ni juif du Consistoire ni libéral, mais entre ces deux mouvements. 

Les massortis revendiquent une Halakha évolutive, adaptée aux contraintes de la vie moderne, tout en conservant un cadre traditionnel notamment quant au culte (massora en hébreu signifie tradition). 

Rivon Krigier, rabbin et spécialiste de St Paul, est aussi Massorti. 

Dimanche prochain, le Rabbin Dalsace traitera de l’éthique juive, sujet tellement actuel dans les temps que nous vivons.

C’est un moment tout à fait exceptionnel que nous vous proposons et nous vous attendons nombreux, dimanche prochain.

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Deux infos qui font du bien…

Le site Internet ZENIT, qui s’intitule lui-même « Le monde vu de Rome », est toujours à l’affût de ce qui se passe dans le monde et dans l’Eglise universelle Il nous livre souvent des infos qui sont en rapport avec nos préoccupations judéo-chrétiennes.

Ainsi le 31 octobre c’est la visite de l’ambassadeur d’Israël au Vatican qui est mise en avant sur le site de ZENIT.

L’ambassadeur d’Israël au Vatican salue le rôle des papes dans la fin de la guerre de Gaza .

« Yaron Sideman met en avant la diplomatie spirituelle et la prière aux côtés des actions politiques.

À Rome, près de deux ans après la funeste matinée du 7 octobre 2023, l’ambassadeur d’Israël auprès du Saint-Siège, Yaron Sideman, s’est adressé à des diplomates, des ecclésiastiques et des survivants pour commémorer un événement que peu croyaient possible : la fin de la guerre de Gaza et le retour à la maison de tous les otages survivants. La contribution spirituelle des papes Lors de la cérémonie commémorative organisée par l’ambassade d’Israël le 23 octobre, Sideman a évoqué la prière, le courage moral et la diplomatie discrète qui ont contribué à ouvrir des voies vers la paix. « L’accord qui a permis le retour de tous les otages restants et mis fin à la guerre n’aurait pas été possible sans la pression d’Israël sur le Hamas, sans le leadership et l’engagement du président Donald Trump, mais a été possible aussi grâce aux puissantes prières et gestes d’unité du pape François et du pape Léon XIV. » Il s’agissait d’une reconnaissance rare de la part d’un diplomate israélien — un geste qui a jeté un pont entre le politique et le spirituel.« 

Pour lire la suite : https://fr.zenit.org/2025/10/31/lambassadeur-disrael-au-vatican-salue-le-role-des-papes-dans-la-fin-de-la-guerre-de-gaza

Un autre article a aussi retenu notre attention :

Le Congrès juif mondial salue la ferme condamnation du pape Léon XIV contre l’antisémitisme

« Le Congrès juif mondial a accueilli favorablement les déclarations du pape Léon XIV, qui a condamné sans équivoque l’antisémitisme lors de l’audience générale du mercredi 29 octobre au Vatican. S’adressant à des milliers de fidèles, le pape a déclaré : « Tous mes prédécesseurs ont condamné l’antisémitisme avec des paroles claires », avant d’ajouter : « Moi aussi, je confirme que l’Église ne tolère pas l’antisémitisme et qu’elle lutte contre lui, sur la base même de l’Évangile. » Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a salué ce message du pape, le qualifiant de « geste extraordinairement positif et profondément significatif ». Il a ajouté : « À un moment où les juifs sont confrontés à la plus grande persécution depuis la Seconde Guerre mondiale, le message du pape a une profonde signification fraternelle. Des gestes comme celui-ci nous encouragent à renforcer les liens entre juifs et catholiques, et à œuvrer ensemble pour un monde où les religions coexistent davantage, dans la recherche de la paix. »

La déclaration du pape intervient alors que l’Église catholique commémore le 60ᵉ anniversaire de Nostra Aetate, la déclaration historique du Concile Vatican II qui a transformé les relations judéo-catholiques et établi les fondements du respect mutuel et du dialogue.

Le Congrès juif mondial (CJM) est l’organisation internationale qui représente les communautés juives de 100 pays auprès des gouvernements, des parlements et des organisations internationales.« 

Vous pouvez retrouver ces articles sur le site de ZENIT.org . n’hésitez pas à vous y rendre.

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Pilpoul, quesaco ?

L’AJC a le grand plaisir de vous proposer un exercice peu ou pas connu pour beaucoup d’entre nous, le PILPOUL !

Il s’agit de l’art de discuter, de débattre avec animation, d’argumenter, discussion subtile pratiquée dans les écoles talmudiques.

Il y aura 2 épisodes à cet exercice, en novembre d’abord, puis en mars 2026.

Le 1er « round »…..le

mercredi 19 novembre à 15h,

salle Chantelle, au pôle associatif Désiré Colombe

8 rue Arsène Leloup – 44100 NANTES

Pour cela, vous trouverez, ci-dessous, les 2 textes qui feront l’objet de cet échange qui sera, à n’en pas douter, aussi animé qu’amical !

Pour plus d’infos, vous pouvez vous adresser à Marie-Paule LEMARIÉ 06 64 50 00 19

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Une superbe fête joyeuse : Sim’hat Tora !

Pour nos amis juifs, c’est la fin du cycle de lecture de la Tora et le début d’un nouveau cycle, dans le contexte du retour tant attendu en Israël des derniers otages vivants : C’est vraiment la joie et c’est d’abord la fête de la Tora, ou plus exactement la fête de « la joie de la Tora«  :

Sim’hat Tora.

Cette fête a lieu le 23 Tichri, qui correspond cette année 2025 au

mercredi 15 octobre (début de la fête : mardi soir)

Cette fête vient comme en conclusion de la fête de Souccot. Elle n’est pas d’origine biblique. Elle ne vient pas non plus du Talmud. Elle est liée, en fait, au cycle des lectures de la Tora. Elle est apparue vraisemblablement au IXème siècle. Sim’hat Tora clôture le cycle annuel de lecture de la Tora.

Au cours de cette fête, on remercie D.ieu pour le don de la Tora, au moment où recommence le nouveau cycle de lecture. Sim’hat Tora se caractérise par un office en soirée et le lendemain matin particulièrement joyeux.

Après avoir enchaîné la lecture des derniers versets du Deutéronome (dernier livre de la Tora) et les premiers de la Genèse (« Au commencement… »), tous les rouleaux de la Tora sont sortis de l’arche sainte et portés par les fidèles, grands et petits, qui tournent sept fois autour de l’estrade de lecture (la bima ou téba), chantant et dansant en joyeuse procession. En Israël, ces processions débordent souvent dans les rues.

Pour une compréhension plus approfondie de Sim’hat Tora, n’hésitez pas à consulter le site de l’Amitié judéo-chrétienne de France, sur le thème précisément de Sim’hat Tora.

Une petite plaquette du mouvement ‘Habad Loubavitch de France peut nous nous aider à entrer dans la fête : elle présente ainsi cette joyeuse fête :

« A Sim’hat Tora (le jour de la réjouissance de la Tora), nous n’étudions pas la Tora : nous la célébrons ! Nous la tenons, nous l’embrassons, nous chantons et dansons avec elle. Après tout, le guide pour la vie que D.ieu nous a donné est le plus beau cadeau qu’un Juif peut et veut fêter.

Nous lisons la dernière Paracha (section) de la Tora et, comme la Tora ne se termine jamais, nous recommençons à lire le rouleau sacré depuis le début pour affirmer combien la Tora nous est chère et combien nous sommes impatients de recommencer un nouveau cycle de lecture et d’étude.

Cette joie se manifeste le soir puis le matin de Sim’hat Tora, avec des danses exubérantes dans la synagogue, tout en tenant les rouleaux de la Tora. Nous dansons sept fois autour de la Bima (l’estrade sur laquelle on lit habituellement le rouleau de la Tora) tout en chantant les airs traditionnels. »

Mais pour avoir une petite idée de la joie immense habituelle de cette fête : 

Hag Samea’h à tous nos amis !

Joyeuses fêtes !

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Reprise des activités

Tout d’abord un atelier animé par Marie-Paule LEMARIE :

au Pôle associatif Désiré Colombe, (8 rue Arsène Leloup, 44100 NANTES)

« Le couple dans l’Ancien Testament »

en deux ateliers :

— le 16/10/2025 : 1ère partie à 15 h salle Tricosa au pôle désiré Colombe

— le 17/12/2025 : 2ème partie à 15 h même adresse mais salle Jeanne Deroin

Etude en 2 séances de 2 h chacune.

–Le mercredi 16 octobre sera consacré au travail sur les nombreux textes de la Genèse traitant du thème du couple : Adam et Eve, couple fondateur de l’humanité, Noé, Abraham et Sara, Jacob et Rachel et d’autres couples également

— Le mercredi 17 décembre, continuation des découvertes dans les autres livres de la Bible avec, pour finir, une approche du Cantique des Cantiques, cet hymne à l’amour humain ou divin, selon le choix de chacun.

Bien vouloir s’inscrire auprès de MP Le marié ( 06 64 50 00 19 ).

Et apporter sa Bible.

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La fête de Souccot, « le temps de notre réjouissance » (fête des cabanes)

La fête de Souccot fait suite, dans le calendrier hébraïque, aux « jours redoutables », les dix jours de téchouva entre Rosh haChana et Yom Kippour. On passe d’un monde à un autre. Ces « jours redoutables » sont en effet associés au jugement, au pardon et à l’expiation. A Souccot en revanche, tout change : ne désigne-t-on pas cette fête, dans la littérature juive,  comme « le temps de notre réjouissance » (zéman sim’haténou) ?

 « En 5786 (2025), Soukkot (ou Souccot, Soukot, Soucot, Souccoth …) se célèbre 

                                                 à partir du mardi 7 octobre (mais commence le lundi soir 06, la veille)

                                                 et se termine le 14  octobre, avant Simhat Torah le 15 octobre.

סכות

Souccot fait partie des trois fêtes de pèlerinage, avec Pessah et Shavouot, appelées ainsi parce qu’elles impliquaient un pèlerinage à Jérusalem lorsque le Temple existait encore.

Fête des « Tentes », des « Cabanes » ou des « Tabernacles », elle commence le 15 Tichri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien), et dure huit jours (sept en Israël et dans le judaïsme réformé), dont seul le premier est totalement férié. Elle est immédiatement suivie par une autre fête, Sim’hat Torah.

Souccot est une fête universelle : C’est aussi la fête des Nations et à l’époque du Temple on y offrait des sacrifices pour les 70 Nations.

Mais Souccot est LA fête par excellence. Dans la Torah déjà elle est nommée « la fête » sans autre adjectif, et cette appellation a été reprise dans la loi orale.

Divers rites de commémoration s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soucca (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales… »

Ce ne sont là que quelques lignes de présentation de Souccot, que nous reprenons au site de l’AJCF, pour vous inviter à vous rendre sur le site même de l’AJCF., où Anne-Marie Dreyfus vous explique, dans un super article,  la soucca et la mitsva (commandement) des 4 espèces.

A propos des 4 espèces, dont on nous dit que la signification est multiple, en voici encore une autre empruntée au mouvement ‘Habad Lubavitch de France :

Les quatre Espèces.

« En quoi le bouquet de feuilles agrémenté d’un fruit inconnu a-t-il une signification si hautement spirituelle ?

La Mitsva  si spéciale des Arba Minim (4 espèces – le Loulav, l’Etrog, les Hadassim et les Aravot – symbolise l’unité et l’harmonie.

Les 4 espèces représentent quatre profils spirituels :

           — Le LOULAV (branche de palmier) provient d’un palmier dattier dont le fruit est délicieux, mais qui n’a pas d’odeur. C’est le symbole de l’érudit accompli – qui possède de vastes connaissances mais peu d’enthousiasme pour les Mitsvot.

           — Les HADASSIM (branches de myrte) ont une bonne odeur mais pas de goût : ce sont les personnes qui agissent mais qui ne se distinguent pas dans l’étude de la Torah.

            —Les ARAVOT (branches de saule) n’ont ni goût ni odeur, comme les personnes qui se contentent de vivre sans plus.

           — L’ETROG (cédrat) a un bon goût et une bonne odeur. Il symbolise celui qui est parfait, dont l’érudition rivalise avec l’accomplissement scrupuleux des Mitsvot..

En unissant ces Quatre Espèces dans un bouquet bien réel, nous symbolisons l’unité du peuple juif. De même que chacune de ces Quatre Espèces est nécessaire pour former un set complet, de même le peuple juif ne peut être complet que quand tous ses éléments sont présents. »

Signalons que la fête des Tentes est mentionnée dans l’évangile de Jean : Jésus hésite à monter à Jérusalem où il se savait en danger, mais ses frères l’incitent à se faire connaître à la foule qui y sera présente à l’occasion de la fête des Tentes (Jn 7,1-4).

Pour approfondir cette fête de Souccot, le campus numérique juif AKADEM consacre un certain nombre de conférences aux différentes fêtes de Tichri, notamment celles de Claude Rivline : Kipour et Soucot, de la joie à la joie

ou  Le traité Souca (introduction au Talmud)

ou encore la conférence du Rabbin Philippe Haddad, intitulée « A l’ombre de Dieu« , sur la Soucca : origine et significations.

Vous pouvez aussi, bien sûr, lire la présentation que nous faisions en 2021 de cette merveilleuse fête : https://ajcnantes.ovh/wp-admin/post.php?post=605&action=edit

Hag Souccot Saméa’h

Joyeuses fêtes de Souccot à tous nos amis juifs !

Mais, nous  le savons bien, cette joie est ternie par le souvenir du 7 octobre 2023 et des ôtages qui sont encore aux mains du Hamas… L’éditorial du site de l’Amitié judéo-chrétienne de France, nous le rappelle avec beaucoup de justesse : https://www.ajcf.fr 

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A ne pas manquer : Kippour, le Jour du Grand Pardon

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YOM KIPPOUR

Yom Kippour, dans le Judaïsme, est le jour de la repentance par excellence,

considéré comme étant le jour le plus saint

et le plus solennel de l’année juive.

Son thème central est le pardon et la réconciliation.

C’est le dixième des jours de pénitence

commencés avec Roch haChana.

Cette année Yom Kippour se célèbre

mercredi 02 octobre  2025 (5786)

(mais, comme toutes les fêtes juives,

Kippour commence la veille au soir.)

assemblee kippour

Par les résolutions de nos coeurs de réparer le mal commis,

de regretter sincèrement nos mauvaises actions

et de décider fermement de nous amender,

D.ieu consent encore et toujours à nous accorder son pardon.

Les textes rabbiniques précisent que Yom Kippour permet à l’homme

d’expier ses péchés contre Dieu,

mais pas vis-à-vis de son prochain.

C’est pourquoi, chacun s’engage

à résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne,

afin de pouvoir chanter avec de bonnes intentions

le « Kol Nidré » qui commence l’office de Kippour.

Kippour n’a de sens, disent les Sages,

que dans la mesure où un homme

s’est réconcilié avec son prochain.

On observe en ce jour un jeûne de 25 heures,

du coucher du soleil à l’apparition de trois étoiles le lendemain,

au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.

Ce jeûne, contrairement aux autres jeûnes,

est le seul à avoir préséance sur le Shabbat.

Donc, lorsque Kippour tombe un Shabbat,

on jeûnera quand même.

Chofars Kippour

(le son du chofar, surtout associé à Roch haChana, marque aussi la fin du jeûne solennel de Kippour)

« Le verbe k.p.r signifie « couvrir ».

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l’Eternel demande à Noé à propos de l’arche :

« Tu la recouvriras à l’intérieur et à l’extérieur par de la poix. » (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par « propitiatoire »

qui était le couvercle posé sur l’Arche d’Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu’on parle du recouvrement d’une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu’une simple occultation liée à l’oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l’expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse. »

(Ph. Haddad : « Pour expliquer le judaïsme à mes amis » pp. 127-128)

Pour approfondir

    Le site de l’AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive : 

http://www.ajcf.fr/Yom-Kippour-3203.html

Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A’harei Mot : de Kipour à Pessa’h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

A ne pas manquer surtout cet excellent article de RCF (Radio chrétienne francophone) qui nous fait entrer à la fois dans la fête de Kippour et nous invite à y regarder de plus près comme chrétiens.

https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/yom-kippour-le-jour-du-grand-pardon-quel-heritage-chez-les-chretiens

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