L’appel de Metz

Nous remercions la radio RCF Notre Dame

de nous offrir le texte intégral de l’appel de Metz des représentants de cultes en France, lors du voyage en Lorraine du pape Léon XIV.

Texte intégral – L’appel de Metz des représentants de cultes en France

En visite ce matin au centre des congrès Robert Schuman à Metz, le pape s’est réuni avec différents responsables de cultes en France. Tous ont réaffirmé leur volonté commune d’œuvrer pour la paix. À la fin des discours, les différents représentants des cultes ont chacun signé un document, « L’appel de Metz ». Il vient acter la volonté de ces représentants d’œuvrer ensemble pour construire la paix.

« Depuis la rencontre d’Assise, il y a quarante ans, le monde a profondément changé. L’humanité se trouve aujourd’hui à un nouveau tournant. La montée de la conflictualité menace le droit international, notamment humanitaire. Les guerres et les violences se multiplient, les inégalités se creusent, les équilibres, notamment écologiques, de notre planète sont fragilisés et les transformations technologiques bouleversent nos sociétés, chamboulent nos valeurs universelles et fondamentales, et nos manières de vivre.

Ces bouleversements nous inquiètent, mais ils nous engagent plus encore. Dans un monde qui souffre et qui trop souvent se divise, nos traditions religieuses nous appellent à être des veilleurs, attentifs à la dignité de chacun et au soin de l’autre. Elles nous invitent à ne pas nous résigner à la violence, à l’injustice ou à l’indifférence, mais à agir ensemble au service de la paix, de la fraternité et de la réconciliation et « pour préserver l’humain dans ces transformations ».

Nous, responsables de cultes en France, réunis aujourd’hui à Metz avec Sa Sainteté le pape Léon XIV, affirmons notre volonté de servir ensemble toute la famille humaine. Conscients de notre profonde interdépendance et de la responsabilité que chacun porte envers tous les autres, fidèles à nos traditions respectives et dans le respect de chacun, sur cette terre de Lorraine, blessée par tant de guerres, nous sommes convaincus que les religions portent une responsabilité particulière pour bâtir et entretenir la paix dans le monde, et tout spécialement ici, en Europe. Conscients de cette responsabilité commune, nous lançons solennellement un appel au dialogue et à la fraternité, à la réconciliation et à la paix. Nous sommes convaincus que, dans chacune de nos communautés et de façon transversale, et dans nos cités, il est plus que jamais important d’éduquer au dialogue pour construire la paix.

Nous attestons que la recherche de la paix, la non-violence et le souci de l’autre sont profondément inscrits, selon des voies qui leur sont propres, dans chacune de nos traditions religieuses. Nous constatons cependant, avec une grande inquiétude, que s’allument sans cesse, dans notre monde, des foyers nouveaux de violences et de guerres. Mais la paix ne se réduit pas à l’absence de guerre. Elle ne peut être durable sans justice, sans respect de la dignité humaine, sans solidarité entre les peuples et les générations, ni sans une attention partagée à la préservation de notre maison commune.

Nous constatons avec gravité que nos sociétés elles-mêmes ne sont pas épargnées par les fractures, les discriminations et les logiques de rejet qui fragilisent la cohésion entre les personnes et les peuples. En France, nous exprimons notamment notre indignation face à la recrudescence des actes qui portent atteinte à des personnes ou à des lieux de culte en raison de leurs origines ou de leur foi. En condamnant toutes les formes de discriminations et tous les discours de haine, nous voulons être des remparts qui protègent l’humanité face aux pouvoirs oppressifs ou corrompus.

Nous nous opposons tout particulièrement au poison du totalitarisme, dont cette terre de Lorraine eut tant à souffrir. Nous affirmons ensemble que le nom de Dieu, non plus qu’aucune vérité religieuse ou tradition spirituelle, ne peut jamais être invoqué pour justifier la violence et la haine. Nous savons d’expérience que le dialogue, la prière, la méditation et les différentes formes de pratique spirituelle ouvrent des chemins de paix. Car la paix se construit aussi au plus intime de chacun : dans notre capacité à reconnaître et à désarmer en nous-mêmes ce qui nourrit le rejet de l’autre, la peur et la haine.

Nous croyons, en effet, que chaque personne humaine est revêtue d’une dignité inaliénable. Nos traditions respectives nous invitent à accueillir l’autre non pas comme une menace mais comme un frère ou une sœur en humanité. Croyants de religions différentes, nous appelons nos communautés à développer une culture de l’accueil et de la fraternité. Par l’écoute mutuelle, le service du bien commun, le dialogue persévérant à partir de nos vies et de nos pratiques spirituelles, nous voulons œuvrer concrètement au service de la justice et de la paix.

Nous savons combien les blessures de l’histoire, les violences, les ignorances ou les incompréhensions continuent d’habiter la mémoire des personnes et des peuples. Nous voulons, humblement, contribuer à ouvrir des chemins de réconciliation, en refusant les logiques de vengeance, de rejet et d’humiliation. Nous estimons que les religions sont une voie privilégiée vers cette « paix désarmée et désarmante » à laquelle nous appelle Sa Sainteté le pape Léon XIV et nous désirons, de tout notre cœur, avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, être des acteurs de réconciliation.

Nous voulons faire grandir, dans un monde polarisé, une véritable culture de l’éducation à la paix. Fondée sur la promotion de la dignité humaine, le respect mutuel, la justice et la confiance, elle exige à la fois un engagement personnel courageux et une œuvre collective résolue. En effet, elle nécessite une contribution des familles, des écoles, des structures de loisir et de sport, ainsi que de chacune de nos traditions et communautés. Cette œuvre s’inscrit pleinement dans les principes constitutionnels qui garantissent la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. Et c’est portés par notre volonté partagée de nous rencontrer et de dialoguer que nous pouvons aujourd’hui nous tenir côte à côte au service de la paix. 

Puisse cette rencontre aujourd’hui à Metz, en votre présence Très Saint-Père Léon XIV, réveiller les consciences et porter des fruits durables. Nous sommes différents par nos convictions religieuses mais nous sommes unis par la responsabilité de servir ensemble la paix dans le monde et le respect de la dignité de toute personne humaine. Aussi prenons-nous aujourd’hui trois engagements concrets :

  • Poursuivre avec assiduité un dialogue exigeant entre nous ;  Continuer à former nos jeunes générations à la connaissance mutuelle de nos traditions ; 
  • Et nous tenir ensemble, y compris dans l’adversité, pour œuvrer à la promotion de la justice et de la paix.

Que cet appel de Metz devienne pour tous « une boussole d’espérance » et nous rappelle qu’aucune paix durable ne se construit sans l’autre, ni contre lui. Telle est notre volonté, tel est notre engagement, »  

Pasteur Christian Krieger, Président de la Fédération protestante de France, S.E Cardinal Aveline, Président de la Conférence des évêques de France, Monseigneur Dimitrios, Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, Monsieur Haïm Korsia, Grand rabbin de France, Monsieur Antony Boussemart, Co-président de l’Union bouddhiste de France, Maître Chems-Eddine Hafiz, Recteur de la Grande Mosquée de Paris 

Nos amis du CCAN communiquent

C’est un peu tard pour vous communiquer cette info, mais si vous êtes intéressés, n’hésitez pas.

ISRAËL : RETOUR SUR UN VOYAGE D’ÉTUDES

📅 Jeudi 1er octobre 2026 à 19h

📍 CCAN – 6 impasse Copernic, Nantes

En juin 2026, la chaîne Mosaïque, créée par le journaliste Antoine Mercier au lendemain du 7 octobre 2023, organisait son premier voyage d’études en Israël.

Trois Nantaises y ont participé et vous invitent aujourd’hui à partager leur expérience.

Six jours intenses, entre émotion, histoire et découvertes : le site du festival Nova, Kfar Kassem, la Cité de David, la question de la reconstruction du Troisième Temple, mais aussi le vin et la gastronomie au Chai Pinto.

Une soirée de témoignages et d’échanges autour des multiples facettes d’Israël.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

CCAN – Centre Culturel André Neher

ccan.fr

La fête de Souccot, c’est aujourd’hui !

Appelée aussi fête des cabanes, la fête de Souccot fait suite, dans le calendrier hébraïque, aux « jours redoutables », les dix jours de téchouva entre Rosh haChana et Yom Kippour. On passe d’un monde à un autre. Ces « jours redoutables » sont en effet associés au jugement, au pardon et à l’expiation. A Souccot en revanche, tout change : ne désigne-t-on pas cette fête, dans la littérature juive,  comme « le temps de notre réjouissance » (zéman sim’haténou) ?

 « En 5787 (2026), Soukkot (ou Souccot, Soukot, Soucot, Souccoth …) se célèbre 

                à partir du samedi 26 sptembre (mais commence le vendredi soir 25, la veille)

                et se termine le 03  octobre, avant Simhat Torah le 04 octobre.

סכות

Souccot fait partie des trois fêtes de pèlerinage, avec Pessah et Chavouot, appelées ainsi parce qu’elles impliquaient un pèlerinage à Jérusalem lorsque le Temple existait encore.

Fête des « Tentes », des « Cabanes » ou des « Tabernacles », elle commence le 15 Tichri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien), et dure huit jours (sept en Israël et dans le judaïsme réformé), dont seul le premier est totalement férié. Elle est immédiatement suivie par une autre fête, Sim’hat Tora (la joie de la Tora).

Souccot est une fête universelle : C’est aussi la fête des Nations et à l’époque du Temple on y offrait des sacrifices pour les 70 Nations.

Mais Souccot est LA fête par excellence. Dans la Tora déjà elle est nommée « la fête » sans autre adjectif, et cette appellation a été reprise dans la loi orale

Divers rites de commémoration s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soucca (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales… »

Ce ne sont là que quelques lignes de présentation de Souccot, que nous reprenons au site de l’AJCF, pour vous inviter à vous rendre sur le site même de l’AJCF, où Anne-Marie Dreyfus vous explique, dans un super article,  la soucca et la mitsva (commandement) des 4 espèces.

A propos des 4 espèces, dont on nous dit que la signification est multiple, en voici encore une autre empruntée au mouvement ‘Habad Lubavitch de France :

Les quatre Espèces.

« En quoi le bouquet de feuilles agrémenté d’un fruit inconnu a-t-il une signification si hautement spirituelle ?

La Mitsva  si spéciale des Arba Minim (4 espèces – le Loulav, l’Etrog, les Hadassim et les Aravot – symbolise l’unité et l’harmonie.

Les 4 espèces représentent quatre profils spirituels :

           — Le LOULAV (branche de palmier) provient d’un palmier dattier dont le fruit est délicieux, mais qui n’a pas d’odeur. C’est le symbole de l’érudit accompli – qui possède de vastes connaissances mais peu d’enthousiasme pour les Mitsvot.

           — Les HADASSIM (branches de myrte) ont une bonne odeur mais pas de goût : ce sont les personnes qui agissent mais qui ne se distinguent pas dans l’étude de la Torah.

            —Les ARAVOT (branches de saule) n’ont ni goût ni odeur, comme les personnes qui se contentent de vivre sans plus.

           — L’ETROG (cédrat) a un bon goût et une bonne odeur. Il symbolise celui qui est parfait, dont l’érudition rivalise avec l’accomplissement scrupuleux des Mitsvot..

En unissant ces Quatre Espèces dans un bouquet bien réel, nous symbolisons l’unité du peuple juif. De même que chacune de ces quatre Espèces est nécessaire pour former un set complet, de même le peuple juif ne peut être complet que quand tous ses éléments sont présents. »

Signalons que la fête des Tentes est mentionnée dans l’évangile de Jean : Jésus hésite à monter à Jérusalem où il se savait en danger, mais ses frères l’incitent à se faire connaître à la foule qui y sera présente à l’occasion de la fête des Tente (Jn 7,1-4).

Pour en savoir plus, vous pouvez lire une présentation de la fête de Souccot sur le site TerreSainte.net. IChttps://www.terresainte.net/2021/09/souccot-comprendre-le-rite-des-quatre-especes/I

Il existe une coutume largement répandue qui consiste à lire le livre de Qohelet à Souccot. Peut-être avez-vous déjà lu ce livre (souvent appelé L’Ecclésiaste). Mais peut-être voulez-vous en savoir davantage. Alors, n’hésitez pas : rendez-vous ici, sur la chaîne Youtube de l’AJCF Nantes (c’était pendant le Covid, nous étions novices en moyens vidéo, mais le contenu vaut la peine, vraiment).

Pour approfondir cette fête de Souccot, le campus numérique juif AKADEM consacre un certain nombre de conférences aux différentes fêtes de Tichri, notamment celles de Claude Rivline : Kipour et Soucot, de la joie à la joie. ICI

ou  Le traité Souca (introduction au Talmud)

ou encore la conférence du Rabbin Philippe Haddad, intitulée « A l’ombre de Dieu« , sur la Soucca : origine et significations.

Hag Souccot Saméa’h

Joyeuses fêtes de Souccot à tous nos amis !

Chanceux que vous êtes ! Vous avez là tout l’article du blog de l’AJC groupe de Nantes à propos de Souccot cette année. Ceci pour vous inviter à vous y rendre de temps en temps et pourquoi pas à vous y abonner .

L’adresse du blog : https://ajcnantes.fr/

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Demandez le programme…

… au moins pour ce dernier trimestre de 2026 !

Voici les événements prévus par l’AJC pour ce dernier trimestre de 2026.

Le visuel a été créé par notre ami Jean-Pierre Hanel.

— dès le dimanche 27.09 à 15.00 : conférence témoignage du Pasteur Pierrot Munch: « L’engagement protestant dans le sauvetage des Juifs de France » au Temple protestant de Nantes, place Édouard Normand

— le mercredi 14.10 à 15.00 : le 3e volet du « Couple dans l’ancien testament  » par Marie Paule Lemarié au pôle Désiré Colombe à Nantes, 8 rue Arsène Leloup, 44100 Nantes

— le mercredi 25.11 à 15.00 : une séance de cinéma, « La bonne étoile » film de 2026 de et avec Pascal Elbé dans la salle du CCAN – 6 impasse Copernic à Nantes

Bien évidemment vous recevrez, pour chacun de ces évènements, une annonce dans les jours qui précèdent.

Amitié judéo-chrétienne à toutes et tous !

Le jour le plus saint : Kippour

Yom Kippour, jour du Grand Pardon et de l’expiation est célébré le 10 du mois de Tishri, soit huit jours après la fin de la fête du nouvel an (Roch haChana). Il marque le terme d’une période de quarante jours de repentir, rappelant la pénitence des enfants d’Israël quand Moïse recevait les Tables de la Loi ; les fidèles implorent le pardon de Dieu comme ils l’ont imploré après avoir adoré le Veau d’or. C’est le jour le plus saint du calendrier.

Appelé le chabbat des chabbats, il est consacré au jeûne total et au recueillement. La journée est ponctuée par une série de prières pour implorer le pardon de Dieu et s’achève par un grand repas de rupture du jeûne.

La fête de Kippour se célèbre cette année 2026

 (5787 du calendrier hébraïque)

le lundi 21 septembre 2026

(mais comme toutes les fêtes juives

Kippour commence la veille au soir, dimanche 20).

« Le 10 de ce septième mois, qui est le Jour du Grand Pardon, vous tiendrez une réunion sacrée, vous jeûnerez, et vous présenterez un  mets consumé au Seigneur; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis,  car c’est un jour de Grand Pardon,  où se fait sur vous le rite de l’absolution devant le Seigneur votre D.ieu.. Vous ne ferez aucun travail : c’est une loi immuable pour vous d’âge en âge, où que vous habitiez… Depuis le 9 du mois au soir jusqu’au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique. » (Lv  23, 27…32)

Même les juifs qui sont peu ou pas du tout observants respectent ce jour, en chômant et souvent en jeûnant.

Car Kippour est un jour de jeûne consacré à la prière et à la repentance (25 heures en tout).

Pendant cette journée, les fidèles se réunissent à la synagogue pour prier en demandant pardon pour les péchés commis lors de l’année écoulée. Pardon envers D.ieu mais également envers son prochain.

Dans le mois d’Eloul, qui précède Kippour, chacun doit tout mettre en oeuvre pour se réconcilier avec son prochain, car seules les fautes envers D.ieu pourront être absoutes le jour de Kippour.

yomkippour

Une des pièces les plus populaires de la liturgie de Kippour est la prière du

Kol Nidre (judéo-araméen כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ».

C’est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.

Introduite dans le rituel de prières en dépit de l’opposition d’influentes autorités, attaquée au cours du temps par d’éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au XIXe siècle, cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites comme preuve de la fourberie des Juifs.

En voici une traduction : « Que tous les vœux, les interdits personnels et collectifs, les serments et choses équivalentes que nous aurions formulés et contractés, toutes les promesses et tous les engagements que nous aurions faits et pris devant Dieu, à compter de la date de ce Yom Kippour-ci et jusqu’au Yom Kippour à venir, nous les rétractons ci-devant, qu’ils soient nuls et non avenus, puisque nous ne sommes pas assurés de les tenir. Nos vœux ne sont plus des vœux, nos engagements ne sont plus des engagements, nos serments ne sont plus des serments. L’Officiant et l’Assemblée :

« Et que soient pardonnés toute l’assemblée du peuple d’Israël ainsi que l’étranger qui réside parmi eux, car chacun d’eux a agi par inadvertance » (Nombres 15,26).

En fait, il ne s’agit pas des voeux formulés envers les autres, mais envers soi-même, les engagements inconsidérés que l’on aurait pu prendre pour soi-même. Il ne s’agit pas des devoirs citoyens ou des serments prononcés devant des tribunaux civils.

Aujourd’hui ce chant est presque devenu le symbole de Kippour.

En voici une version chantée par le grand cantor Azi Schwartz

A propos du mot « kippour »

« Le verbe k.p.r signifie « couvrir ».

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l’Eternel demande à Noé à propos de l’arche :

« Tu la recouvriras à l’intérieur et à l’extérieur par de la poix. » (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par « propitiatoire »

qui était le couvercle posé sur l’Arche d’Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu’on parle du recouvrement d’une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu’une simple occultation liée à l’oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l’expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse. »

(Ph. Haddad : « Pour expliquer le judaïsme à mes amis » pp. 127-128)

Pour approfondir

Le site de l’AJCF nationale propose toute une page autour des fêtes de Tichri 5787https://www.ajcf.fr/Fetes-de-Tichri-5787-Fetes-juives-d-automne-2026.html

Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : Kipour et Soucot De la joie à la joie

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

A ne pas manquer surtout cet excellent article de RCF (Radio chrétienne francophone) qui nous fait entrer à la fois dans la fête de Kippour et nous invite à y regarder de plus près comme chrétiens., c’était en 2023.

https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/yom-kippour-le-jour-du-grand-pardon-quel-heritage-chez-les-chretiens

Mais aussi :

une conférence de Delphine Horvilleur et Djelloul Seddiki sur  Jeûner devant D.ieu

ainsi que celle-ci : Kipour : un ultimatum à Dieu

Bon Kippour à tous nos amis juifs

Gmar ‘Hatima Tova גמר חתימה טובה

(qu’ils soient inscrits dans le livre de Vie)

« Non au terrorisme culturel ! »

Sur le site de l’AJCF vous pouvez trouver un excellent éditorial de Jean-Dominique DURAND, président de l’AJCF. Pour les personnes qui ne connaissent peut-être pas le site national, nous nous permettons d’en donner les premières lignes :

« Non au terrorisme culturel ! La haine antisémite ne prend jamais de vacances ! La haine antisémite ne respecte aucune trêve, elle est toujours active, elle se renouvelle toujours. Cet été 2026 a été très chaud, mais pas seulement du point de vue climatique, mais aussi hélas du point de vue de l’expression de la haine, en meute ou dans la lâcheté de l’anonymat en ligne. Les antisémites, sous leurs oripeaux antisionistes, n’ont guère pris de vacances, ni de douches froides pour calmer leurs ardeurs. Ils se sont particulièrement attaqués aux artistes juifs et à tous ceux, croyants ou non, qui sont connus pour leurs liens d’amitié avec des juifs et avec Israël. Donc déclarations par les haineux comme « génocidaires », dans le silence complice d’une grande partie du monde de la culture. Ou bien, la bataille est devenue d’ordre culturel. »

Ne vous privez pas de lire la suite : sur le site de l’AJCF ou en pdf ici

Vous ne le regretterez pas, tout en découvrant le site de l’AJCF, où vous trouverez, entre autres, plusieurs articles qui peuvent vous intéresser.

— « Les rencontres jeunes juifs -jeunes chrétiens, à Paray-le-Monial, par Thierry Colombié : en pdf ici

— un article intitulé « Parcours judaïsme  » sur ces mêmes rencontres, par Janine ELKOUBY : en pdf ici

— un article sur la venue du pape en France par Joël Thierry (sur le site et en pdf ici)

Bonne lecture.

Témoignage à ne pas manquer

Voici une info émanant du Bureau de l’AJC groupe de Nantes

« Après un été qui, nous l’espérons, a été reposant pour vous malgré les nombreuses vagues de grande chaleur, nous allons avoir le plaisir de nous retrouver pour accueillir le témoignage du

Pasteur Pierrot Munch

en ouverture de notre saison 2026 – 2027.

Il nous parlera de l’engagement des protestants dans le sauvetage des Juifs français lors de la seconde guerre mondiale.

Ce témoignage, aussi rare que précieux, aura lieu

le dimanche 27 septembre 2026 à 15.00 h

au Temple protestant, place Édouard Normand à Nantes

Nous espérons vivement avoir le plaisir de vous y retrouver très nombreux

Amicalement à tous « 

Lis, lisons, lisez

C’est bien volontiers que nous vous transmettons l’invitation de Maddy VERDON à lire le dernier ouvrage de Philippe HADDAD ; « Retour au monothéisme éthique » (Bon de commande en fin d’article).

« Avez-vous rencontré le plaisir de lire au cours de cet été ? L’ombre estivale est propice à la lecture et à la réflexion. La liberté des vacances aussi !

Parmi mes lectures, des romans, des essais, des nouvelles mais deux ouvrages ont retenu mon attention et j’ai envie de vous faire part de ma joie de les avoir rencontrés

Tout d’abord, vous connaissez tous ou presque le rabbin Philippe Haddad ! Avez-vous lu sa dernière réflexion sur « Le Retour au Monothéisme éthique » Petit ouvrage d’une cinquantaine de pages, petit par son volume mais grand par son contenu.

Ce qui est écrit en quatrième de couverture résume bien ce que Philippe Haddad veut nous faire comprendre « Dans ce livre, Philippe Haddad propose de revenir aux grands principes du monothéisme éthique : un seul Dieu pour une humanité plurielle qui invite à fraterniser dans nos différences religieuses et culturelles. Car la paix n’est pas la suppression des différences, mais l’harmonie des différences. »

En ces temps de violence et d’incompréhension entre jeunes et vieux, hommes et femmes, blancs et noirs, croyants et non croyants, riches et pauvres, etc, ce livre nous apporte un renouveau de sens qui nous fait du bien et nous redonne espérance et foi

Cet ouvrage est à mettre entre les mains de tous, en particulier entre les mains de notre jeunesse que nous « aidons » souvent, par des réflexions pessimistes à désespérer de la vie et de l’avenir

Pour conclure voici ce qu’écrit Philippe Haddad à propos de cet ouvrage : « Ce petit livre s’adresse à tous : croyants, non croyants, chercheurs de sens, curieux, sceptiques. Il ne demande aucune adhésion préalable, seulement le désir de comprendre et d’ouvrir un espace intérieur où la parole des prophètes d’Israël, la voix d’Ismaël et l’enseignement de Jésus se retrouveront en dialogue »

UN TRES  BEL OUVRAGE !!!

Commande d’ouvrages de Philippe Haddad

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Quand Jésus parlait à Israël………………………………     exemplaires  soit………… €

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Elie et Jonas…………………………………                             exemplaires  soit…………€

Disciples de Jésus ……………………………………………  exemplaires  soit………   .€

Serviteurs souffrants………(Epuisé )………………………    exemplaires  soit…………€

Fraternité ou la révolution du pardon :…………….              exemplaires  soit…………€

L’Épître de Jacques , frère de Jésus. ( nouveau )……………exemplaires  soit ………..€

Comment Jésus lisait la Torah……… (épuisé )                        exemplaires  soit…………€

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Adresser le tout  à :  Roseline Derrien, ( mail : racinesjuivesduchristianisme@gmail.com / 06 81 57 42 11)

169, Chemin de la Croix des Pelliers 07460 BERRIAS ET CASTELJAU


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Roch haChana – Bonne année 5787

C’est la rentrée pour tous depuis quelques jours… les activités reprennent peu à peu…

Un nouveau cycle commence, et pour nos amis juifs, c’est aussi le début d’une nouvelle année.

On peut dire que trois grandes catégories de fêtes et célébrations rythment le calendrier liturgique juif.

Les fêtes dites de la Tora sont citées dans la Bible ; elles sont elles-mêmes subdivisées en fêtes austères (Roch haChana et Yom Kippour) et fêtes de pèlerinage (qui ponctuent les trois saisons de récolte de l’année).

La deuxième catégorie est celle des fêtes dites surajoutées ou petites fêtes, qui ne sont pas mentionnées dans la Bible, mais ont été instituées au cours de l’histoire juive post-biblique.

Enfin, de nouvelles dates ont été ajoutées au calendrier liturgique, et donnent lieu à des célébrations religieuses ; elles sont liées à la Shoah et à la création de l’Etat d’Israël.

(texte extrait en partie de « 20 clés pour comprendre le judaïsme » Collectif – Albin Michel)

Parmi les fêtes austères, Roch haChana et Yom Kippour sont les fêtes les plus importantes du calendrier. On les appelle fêtes austères, car pendant dix jours, il est demandé aux fidèles de faire pénitence et de ne pas travailler.

Roch HaChana, c’est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 12-13 septembre 2025).  L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de Tichri (septembre ou octobre selon les années). C’est pourquoi on parle souvent des fêtes de Tichri.

Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création du monde et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

La fête du nouvel an juif, c’est le début d’une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs.

Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

Mais Roch haChana, c’est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin), où « Dieu se souvient de ses créatures » selon la tradition rabbinique, et où chacun est appelé à se livrer à un examen de conscience. Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés Asseret yemei techouva les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la Techouva (repentir),  l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch haChana. La sonnerie du Chofar appelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch haChana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d’automne : site national de l’AJCF, avec un article de Anne-Marie Dreyfus

et pour être dans le coup des réseaux sociaux, qui ne disent pas tous que des bêtises,vous trouverez en bas de cette page, une petite vidéo trouvée sur TikTok  :

Chana tova
à tous nos amis juifs

Bonne Année 5787

Bonne année

Dialogue judéo-chrétien

« Trente-deux universitaires se sont réunis à Rome à la fin du mois de février pour engager une conversation honnête et ouverte sur l’état du dialogue judéo-chrétien en cette 60ème année depuis que l’Église catholique a modifié sa position officielle sur ses relations avec le peuple juif et les personnes d’autres confessions.

L’événement était le symposium « La christologie à la lumière des relations judéo-chrétiennes contemporaines : nouvelles perspectives 60 ans après Nostra Aetate ? » tenu à l’Université catholique australienne (ACU) sur le campus de Rome, conçu par la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion (NDS), et réalisé en partenariat. L’objectif du symposium était de générer de nouveaux apprentissages, nourris par des recherches à la fois chrétiennes et juives.

Au cours de trois jours d’intenses échanges, des universitaires et des praticiens chrétiens et juifs d’horizons diverses ont exploré la christologie – la branche de la théologie qui s’intéresse à Jésus – et sa place dans le dialogue judéo-chrétien actuel. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère la réalité du supersessionisme, cette conviction partagée par certains selon laquelle l’Église a remplacé Israël comme peuple élu de Dieu… »

Cela est le début d’un article tiré du site de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame de Sion. C’était il y a un an, en mars 2025, mais cela permet de voir les progrès dans le dialogue judéo-chrétien.

Voici les thèmes abordés :

  • Les défis interprétatifs inhérents à la lecture des Écritures aujourd’hui.
  • Comment comprendre les théologies implicites et explicites dans les textes de Romains, Matthieu et Jean ?
  • Faire face au supersessionisme dans les textes du Nouveau Testament et à la christologie qui en découle.
  • Dialogue sur les textes du Nouveau Testament et les implications éthiques de la christologie.
  • Comment garantir que les relations judéo-chrétiennes renouvelées aujourd’hui aient un impact sur toutes les disciplines théologiques, en mettant au jour des questions parfois douloureuses et en stimulant de nouvelles discussions. »

 lire la suite : https://www.notredamedesion.org/un-symposium-de-christologie-pour-revitaliser-le-dialogue-judeo-chretien/?lang=fr

Pourquoi ne pas évoquer aussi la conférence biennale 2026 du Conseil international des chrétiens et des juifs (ICCJ) < ?

Vous la trouverez ici : https://www.notredamedesion.org/conference-de-liccj-hanovre-allemagne/?lang=fr

Bonne lecture et bonnes vacances !