« Nostra aetate », vous connaissez ?

Oui, certainement,  beaucoup d’entre vous connaissent la déclaration « Nostra aetate » du concile Vatican II. Mais il n’est pas inutile de resituer ce document pour mieux en relire aujourd’hui le §4, qui traite des relations entre judaisme et christianisme.

Le but de l’atelier proposé par l’Amitié judéo-chrétienne de France, groupe de Nantes, est de permettre à ceux qui le souhaitent d’approfondir ou de découvrir l’importance de cette déclaration pour le dialogue apaisé que vivent aujourd’hui juifs et chrétiens…

Cet atelier  sera animé par Jean-Pierre HANEL, membre du groupe AJCF de Nantes (détenteur d’un master de théologie).

Il aura lieu le 5 décembre, de 15 h à 17 h  dans le Pôle associatif « Désiré Colombe » 8 rue Arsène Leloup dans le centre de Nantes.

LUNDI 5 DÉCEMBRE 2022
Amitié judéo-chrétienne de France, Groupe de Nantes
ATELIER D’ENCYCLIQUE: NOSTRA ÆTATE, § 4*
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Animation : Jean-Pierre Hanel
(Master de Théologie catholique Université de Strasbourg)
De 15h à 17h au
PÔLE ASSOCIATIF « DÉSIRÉ COLOMBE », SALLE « NATHALIE LEMEL »
8, rue Arsène Leloup   –  NANTES CENTRE
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28 octobre 1965, Nostra aetate, §4: une date charnière pour les relations apaisées entre catholiques et juifs. Un des acquis du Concile VATICAN II, initié par le Pape Jean XXIII et qui met à l’ordre du jour, agréant la requête de Jules Isaac, la question des racines juives de l’Eglise. Ce qui met fin à 19 siècles et de méprises et de mépris.
L’atelier d’encyclique se propose de revenir sur les « origines » de ce texte stupéfiant à beaucoup d’égards; d’en cerner les principales composantes; d’en saisir les enjeux (en 1965 et aujourd’hui). Ensemble nous essaierons de mesurer les « avancées » qu’il a enclenchées autant du côté chrétien que du côté juif.

Cet atelier n’est pas une conférence, ni encore moins un cours. La recherche sera collective, faisant appel aux connaissances de chacun dans un esprit de réflexion participative. Une documentation minimale sera fournie. Mais chacun peut contribuer à sa façon à l’information du groupe sur le sujet précis (documents brefs, notes de lecture, souvenirs personnels, élément(s) de bibliographie, etc…)

20 PLACES > INSCRIPTION PRÉALABLE > 06 84 87 92 30 jhanel@orange.fr
MEMBRE AJCF > GRATUIT — NON MEMBRE > PAF 5 euros
* Nostra ætate, texte disponible à la lecture en ligne et imprimable (4 pages, texte seul): https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html

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Exposition « Du cri du coeur à la voix des Justes »

 

 

Le Service diocésain des relations avec le Judaïsme (SDRJ) organise une exposition « Du cri du cœur à la voix des Justes » du 1er au 22 décembre 2022 (lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30) dans le hall de la Maison Saint-Clair (7 chemin de la Censive du Tertre – 44300 Nantes). Cette exposition itinérante s’inscrit dans le cadre du projet « À la mémoire des Justes parmi les nations » initié par la Conférence des Évêques de France (CEF) en lien avec Yad Vashem (Jérusalem) et le Mémorial de la Shoah (Paris).

Lire le dossier de presse (de l’inauguration de l’exposition à la CEF – septembre 2022).

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Le Pape invite juifs et chrétiens à ouvrir des chemins de paix

Le site « Vatican News« ,  repris intégralement par le site juif francophone « JForum.fr », commente la rencontre du pape François avec les représentants du Congrès juif mondial ce mardi 22 novembre 2022 :
  Le Pape, les cardinaux Ayuso et Koch, et des membres du Congrès juifs mondial, ce mardi 22 novembre 2022.  (Vatican Media)

« Lors de sa rencontre avec les représentants du Congrès juif mondial, ce mardi 22 novembre, François a réaffirmé que toute guerre «est toujours, en tout cas et partout, une défaite pour toute l’humanité». Le Pape évoque l’Ukraine, «une guerre sacrilège qui menace les juifs comme les chrétiens, les privant de leurs affections, de leurs maisons, de leurs biens, de leur vie même».

Juifs et catholiques ont «en commun des trésors spirituels inestimables». Ils professent «la foi dans le Créateur du ciel et de la terre» et croient que «le Tout-Puissant n’est pas resté éloigné de sa création, mais s’est révélé». C’est ce qu’a souligné le Pape François lors de sa rencontre au Vatican avec les représentants du Congrès juif mondial, qui représente les communautés juives de plus de 100 pays. »…

Lire la suite

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Conférence : Les femmes dans la bible

Cette année la thématique de l’Amitié judéo-chrétienne de Nantes propose un certain nombre de manifestations à propos des femmes dans la Bible.

La première rencontre consistera en une conférence 

 
le lundi 14 novembre au CCAN (Centre culturel André Néher, 6 Impasse Copernic à Nantes)

Cette conférence nous sera donnée par Madame Janine Elkouby, membre de la Communauté juive de Strasbourg, agrégée de Lettres classiques et présidente du Groupe AJCF de cette même ville.

 
Elle est l’auteure de nombreux ouvrages tels que « Chroniques bibliques au féminin« , « Trois femmes et un siècle« .  Son dernier ouvrage qui est sorti en 2022 s’intitule « Les enfants du désordre« .
Nous vous proposerons tous ces ouvrages lors de notre soirée-rencontre du 14 janvier.
 
Janine Elkouby affirme avec force les trois convictions profondes qui l’habitent :
                                                      le refus de l’injustice (en particulier entre hommes et femmes),
                                                      le goût de la connaissance et du savoir, mais aussi
                                                      l’attachement à construire des ponts dans notre monde, en particulier entre juifs et chrétiens.
 
Merci de faire connaître cette conférence autour de vous, à vos proches et à vos amis.
 
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Des podcasts pour la mémoire des Justes

Le Comité français pour Yad Vashem (CFYV) propose à partir d’aujourd’hui, en partenariat avec France Culture, dix podcasts racontant l’histoire des Justes, ces Français qui ont sauvé des Juifs pendant la Shoah.

Voici la présentation du projet :

Et pour en savoir plus, une table ronde est prévue à l’Hôtel de Ville de Paris  ce mercredi 26 pour le lancement des Podcasts « La voix des Justes ».

Lire la suite sur le site d’Akadem :

                                              https://akadem.org/scopefiche.php?ID=138512

Le Journal du Dimanche en faisait hier une très bonne présentation :

                                             https://www.lejdd.fr/Medias/un-podcast-pour-que-la-voix-des-justes-resonne-encore-4142528

 

 

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Si vous l’avez manqué, il y a le replay.

Merci à Sarah, adhérente de notre groupe AJC de Nantes, de nous avoir signalé le documentaire diffusé hier soir sur la 5, intitulé « Simone Veil et ses soeurs« .

Malheureusement c’était tard dans la soirée. Et peut-être l’avez-vous manqué.

Heureusement vous pouvez vous rattraper en visionnant ce documentaire en replay sur la 5.

Ce film bouleversant raconte le destin tragique des soeurs de Simone Veil, dans l’enfer des camps de la mort nazis.

  • Simone Veil et ses soeurs (France 5) : Le récit bouleversant d’une famille décimée par la barbarie nazie

Madeleine dite Milou, Denise et Simone Jacob, la future Simone Veil, vivent une enfance heureuse à Nice avant que la Seconde Guerre mondiale ne brise leur bonheur. A partir de correspondances inédites et de journaux familiaux, ce film, porté par un casting de voix d’acteurs exceptionnels, raconte le destin tragique des soeurs Jacob, l’expérience intime de l’enfer des camps et la vie après…

N’hésitez pas, pour en savoir plus, à visionner sur AKADEM la vidéo de 13 minutes, au sujet de la famille JACOB avant la guerre.

avec Nathalie Cohenécrivaine, Dominique Missikahistorienne, éditrice :

https://akadem.org/magazine/2018-2019/simone-veil-et-ses-soeurs-avec-dominique-missika-05-11-2018-105148_4783.php

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Pour en savoir un peu plus sur la cacherout

Nous relayons bien volontiers une Invitation de notre présidente :

« Chers amis,

Nous vous proposons une belle occasion de mieux connaître et comprendre ce qu’est la cacherout et pourquoi le Judaïsme est si respectueux de cette Loi que lui impose la Torah.

Venez nous retrouver

Jeudi 13 octobre à 18h00   

Centre Culturel André Neher

6, Impasse Copernic à Nantes

Vous aurez l’occasion de voir une vidéo du rabbin Philippe Haddad qui vous apportera une information générale ainsi qu’une réflexion

Cette vidéo sera suivie d’un clin d’oeil théâtral proposé par des membres de la troupe des Mechiguénés (du Centre Culturel André Neher)

Patricia Pincaud, membre de la Communauté de Nantes nous apportera son témoignage de femme  juive attachée à cette pratique de la cacherout. Elle nous dira comment cela se passe au sein d’une famille juive, dans le quotidien…

Venez nombreux et invitez vos amis.

Entrée libre

Si vous avez une activité professionnelle, n’hésitez pas à venir nous rejoindre même en retard !!!!

Amitié à tous »

Maddy

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Dialogue judéo-chrétien – A propos du Calendrier hébraïque

Nous vous proposons un article déjà paru sur ce blog, mais qu’il n’est pas inutile de se remettre en mémoire.

Depuis le Concile Vatican II, les chrétiens, certains en tout cas, ont tendance à penser que le dialogue entre juifs et chrétiens n’avance pas assez vite. Et c’est compréhensible, après tant d’année d’incompréhension et de mépris.

Et pourtant les choses avancent. Qui aurait imaginé il y a quelques années, trouver dans un bulletin paroissial catholique, de Nantes en l’occurence, la présentation des fêtes juives de Tichri et du calendrier des fêtes juives ?

C’était en 2018 à cette même époque. Nous reproduisons ici cet article, avec la permission de l’auteur : le Père Hubert Vallet, qui était à l’époque curé de la paroisse St Jean-Paul II.

« Un autre calendrier

Dans le flot des informations quotidiennes de toutes sortes, nous n’avons peut-être pas su que nos frères juifs, frères aînés dans la foi, viennent de passer quelques jours parmi les plus importants de leur année.

En effet, les juifs – et les chrétiens après eux, quoiqu’un peu différemment – rythment l’année par des fêtes religieuses qui sanctifient le temps.

Dieu adresse à son Peuple des « convocations saintes » pour le rencontrer, pour célébrer au milieu de lui Ses bienfaits et bénédictions. Ce cycle annuel commence toujours en automne ; ainsi, depuis le 21 septembre dernier, date de la nouvelle lune, [10 septembre cette année] nous sommes entrés dans l’an juif 5778 [5779 en 2018] (car les années sont comptées à partir de la date symbolique du début du monde d’après la Genèse). C’était la fête du Nouvel An, Roch haChana (« tête de l’année »). Elle est d’une part l’occasion d’entendre le son du chofar, sorte de trompe faite à partir d’une corne de bélier, qui rappelle le bélier qu’Abraham offrit à la place de son fils ; le juif fidèle écoute les sons alternativement violents, plaintifs et stridents qui le secouent de sa torpeur et l’incitent à la conversion. En effet, cette fête marque d’autre part l’entrée dans dix jours de pénitence, accordés pour se repentir, pour effectuer des démarches de réconciliation, et recevoir le pardon de D.ieu pour être inscrit au « Livre de la Vie » au jour ultime de cette décade : le Yom Kippour (« jour du pardon »).


Juste après commence une autre fête essentielle, la fête de Souccot (cabanes), dont il est par exemple question dans l’Évangile de saint Jean : « Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, Jésus y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret » (Jn 7, 10). Avec Pâques et la Pentecôte, Soukkot est l’une des trois fêtes de pèlerinage durant lesquelles, jusqu’en 70 de notre ère, les Juifs montaient à Jérusalem au Temple. Tout comme Pessah et Chavouot, Souccot a, pour les juifs, une signifcation agricole et historique. En tant que fête agricole, elle se célèbre au moment de la récolte d’automne comme fête d’action de grâces pour les bénédictions accordées par la nature pendant l’année écoulée (Ex 23,16 ; Dt 16,13). Sa signification historique apparaît dans la Bible qui l’associe à l’errance des Israélites dans le désert pendant 40 ans sur le chemin de la Terre promise ; pendant ce temps, ils vivaient dans des tentes ou cabanes. C’est pourquoi, lors des jours de Souccot, les juifs conservent l’habitude de dresser des cabanes et d’y passer de vrais séjours (Lv 23,42-43).
M
ais cette fête, comme chaque fête juive, est également orientée vers l’accomplissement de toutes les prophéties, parce que la joie de la récolte et la joie de l’entrée en Terre Promise trouvent leur sens ultime dans la joie parfaite de vivre selon la Torah, Loi de Dieu pour les hommes. L’accueil du Don de Dieu est la plus grande joie, marquée chez les juifs par la fête de Shimhat Torah (« joie de la Torah »), cette année le 13 octobre [2 octobre en 2018].
E
n souhaitant, avec quelques jours de  retard, une excellente année à nos frères juifs, laissons-nous guider, comme eux, par la Parole vivante de Dieu, qui vient habiter en nous. »
hubert.vallet@gmail.com

Hubert Vallet, initialement prêtre du diocèse de Paris, et ayant enseigné la théologie des sacrements à la faculté Notre-dame et à l’Ecole Cathédrale de Paris, après avoir été Curé de la paroisse St Jean-Paul II de Nantes, est actuellement responsable de la paroisse St Clément..  Il est par ailleurs responsable du Service de Formation du Diocèse de Nantes, et membre de l’Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes.Vous pouvez retrouver ce texte sur le Bulletin de la Paroisse St Jean-Paul II de Nantes, à l’adresse : http://www.saintjeanpaul2.fr

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La fête de Souccot, « le temps de notre réjouissance » (fête des cabanes)

La fête de Souccot fait suite, dans le calendrier hébraïque, aux « jours redoutables », les dix jours de téchouva entre Rosh haChana et Yom Kippour. On passe d’un monde à un autre. Ces « jours redoutables » sont en effet associés au jugement, au pardon et à l’expiation. A Souccot en revanche, tout change : ne désigne-t-on pas cette fête, dans la littérature juive,  comme « le temps de notre réjouissance » (zéman sim’haténou) ?

 « En 5783 (2022), Soukkot (ou Souccot, Soukot, Soucot, Souccoth …) se célèbre 

                                                 à partir du lundi 10 octobre (mais commence le dimanche soir 09, la veille)

                                                 et se termine le 17  octobre, avant Simhat Torah le 18 octobre.

סכות

Souccot fait partie des trois fêtes de pèlerinage, avec Pessah et Shavouot, appelées ainsi parce qu’elles impliquaient un pèlerinage à Jérusalem lorsque le Temple existait encore.

Fête des « Tentes », des « Cabanes » ou des « Tabernacles », elle commence le 15 Tichri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien), et dure huit jours (sept en Israël et dans le judaïsme réformé), dont seul le premier est totalement férié. Elle est immédiatement suivie par une autre fête, Sim’hat Torah.

Souccot est une fête universelle : C’est aussi la fête des Nations et à l’époque du Temple on y offrait des sacrifices pour les 70 Nations.

Mais Souccot est LA fête par excellence. Dans la Torah déjà elle est nommée « la fête » sans autre adjectif, et cette appellation a été reprise dans la loi orale.

Divers rites de commémoration s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soucca (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales… »

Ce ne sont là que quelques lignes de présentation de Souccot, que nous reprenons au site de l’AJCF, pour vous inviter à vous rendre sur le site même de l’AJCF., où Anne-Marie Dreyfus vous explique la soucca et la mitsva (commandement) des 4 espèces.

A propos des 4 espèces, dont on nous dit que la signification est multiple, en voici encore une autre empruntée au mouvement ‘Habad Lubavitch de France :

Les quatre Espèces.

« En quoi le bouquet de feuilles agrémenté d’un fruit inconnu a-t-il une signification si hautement spirituelle ?

La Mitsva  si spéciale des Arba Minim (4 espèces – le Loulav, l’Etrog, les Hadassim et les Aravot – symbolise l’unité et l’harmonie.

Les 4 espèces représentent quatre profils spirituels :

           — Le LOULAV (branche de palmier) provient d’un palmier dattier dont le fruit est délicieux, mais qui n’a pas d’odeur. C’est le symbole de l’érudit accompli – qui possède de vastes connaissances mais peu d’enthousiasme pour les Mitsvot.

           — Les HADASSIM (branches de myrte) ont une bonne odeur mais pas de goût : ce sont les personnes qui agissent mais qui ne se distinguent pas dans l’étude de la Torah.

            —Les ARAVOT (branches de saule) n’ont ni goût ni odeur, comme les personnes qui se contentent de vivre sans plus.

           — L’ETROG (cédrat) a un bon goût et une bonne odeur. Il symbolise celui qui est parfait, dont l’érudition rivalise avec l’accomplissement scrupuleux des Mitsvot..

En unissant ces Quatre Espèces dans un bouquet bien réel, nous symbolisons l’unité du peuple juif. De même que chacune de ces Quatre Espèces est nécessaire pour former un set complet, de même le peuple juif ne peut être complet que quand tous ses éléments sont présents. »

Signalons que la fête des Tentes est mentionnée dans l’évangile de Jean : Jésus hésite à monter à Jérusalem où il se savait en danger, mais ses frères l’incitent à se faire connaître à la foule qui y sera présente à l’occasion de la fête des Tente (Jn 7,1-4).

Pour approfondir cette fête de Souccot, le campus numérique juif AKADEM consacre un certain nombre de conférences aux différentes fêtes de Tichri, notamment celles de Claude Rivline : Kipour et Soucot, de la joie à la joie

ou  Le traité Souca (introduction au Talmud)

ou encore la conférence du Rabbin Philippe Haddad, intitulée « A l’ombre de Dieu« , sur la Soucca : origine et significations.

Vous pouvez aussi, bien sûr, lire la présentation que nous faisions l’an dernier de cette merveilleuse fête : https://ajcnantes.ovh/wp-admin/post.php?post=605&action=edit

Hag Souccot Saméa’h

Joyeuses fêtes de Souccot à tous nos amis juifs !

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A ne pas manquer : Kippour, le Jour du Grand Pardon

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YOM KIPPOUR

Yom Kippour, dans le Judaïsme, est le jour de la repentance par excellence,

considéré comme étant le jour le plus saint

et le plus solennel de l’année juive.

Son thème central est le pardon et la réconciliation.

C’est le dixième des jours de pénitence

commencés avec Roch haChana.

Cette année Yom Kippour se célèbre

mercredi 05 octobre  2022 (5783)

(mais, comme toutes les fêtes juives,

Kippour commence la veille au soir.)

assemblee kippour

Par les résolutions de nos coeurs de réparer le mal commis,

de regretter sincèrement nos mauvaises actions

et de décider fermement de nous amender,

D.ieu consent encore et toujours à nous accorder son pardon.

Les textes rabbiniques précisent que Yom Kippour permet à l’homme

d’expier ses péchés contre Dieu,

mais pas vis-à-vis de son prochain.

C’est pourquoi, chacun s’engage

à résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne,

afin de pouvoir chanter avec de bonnes intentions

le « Kol Nidré » qui commence l’office de Kippour.

Kippour n’a de sens, disent les Sages,

que dans la mesure où un homme

s’est réconcilié avec son prochain.

On observe en ce jour un jeûne de 25 heures,

du coucher du soleil à l’apparition de trois étoiles le lendemain,

au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.

Ce jeûne, contrairement aux autres jeûnes,

est le seul à avoir préséance sur le Shabbat.

Donc, lorsque Kippour tombe un Shabbat,

on jeûnera quand même.

Chofars Kippour

(le son du chofar, surtout associé à Roch haChana, marque aussi la fin du jeûne solennel de Kippour)

« Le verbe k.p.r signifie « couvrir ».

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l’Eternel demande à Noé à propos de l’arche :

« Tu la recouvriras à l’intérieur et à l’extérieur par de la poix. » (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par « propitiatoire »

qui était le couvercle posé sur l’Arche d’Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu’on parle du recouvrement d’une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu’une simple occultation liée à l’oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l’expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse. »

(Ph. Haddad : « Pour expliquer le judaïsme à mes amis » pp. 127-128)

Pour approfondir

    Le site de l’AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive : 

http://www.ajcf.fr/Yom-Kippour-3203.html

Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A’harei Mot : de Kipour à Pessa’h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

A ne pas manquer surtout cet excellent article de RCF (Radio chrétienne francophone) qui nous fait entrer à la fois dans la fête de Kippour et nous invite à y regarder de plus près comme chrétiens.

https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/yom-kippour-le-jour-du-grand-pardon-quel-heritage-chez-les-chretiens

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