Une conférence de première importance

L’Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes vous propose une conférence

CREATION & ECOLOGIE 

« soumettez, cultivez, gardez la terre ! » Gn 1 et 2  

par

 Yeshaya Dalsace 

Spécialiste du rapport entre Judaïsme et écologie

Rabbin de la Communauté massorti Dor Vador de l’Est parisien.

Mercredi 14 octobre 2020 à 20h30

Centre Culturel André Neher

6, impasse Copernic 44000 – Nantes

Bus C6-54-26 Arrêt Delorme     Bus C1-C3-23 Arrêt Copernic  

Paf      adhérents AJC    5€                                 Renseignements   06 22 21 71 54

            non adhérents    8 €                                                                              

            étudiants -25 ans et religieux  3 €

En espérant vous rencontrer à l’occasion de cette belle conférence, nous vous adressons notre cordiale salutation

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A ne pas manquer : Kippour, le Jour du Grand Pardon

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YOM KIPPOUR

Yom Kippour, dans le Judaïsme, est le jour de la repentance par excellence,

considéré comme étant le jour le plus saint

et le plus solennel de l’année juive.

Son thème central est le pardon et la réconciliation.

C’est le dixième des jours de pénitence

commencés avec Roch haChana.

Cette année Yom Kippour se célèbre

lundi 28 septembre  2020 (5781)

(mais, comme toutes les fêtes juives,

Kippour commence la veille au soir.)

assemblee kippour

Par les résolutions de nos coeurs de réparer le mal commis,

de regretter sincèrement nos mauvaises actions

et de décider fermement de nous amender,

D.ieu consent encore et toujours à nous accorder son pardon.

Les textes rabbiniques précisent que Yom Kippour permet à l’homme

d’expier ses péchés contre Dieu,

mais pas vis-à-vis de son prochain.

C’est pourquoi, chacun s’engage

à résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne,

afin de pouvoir chanter avec de bonnes intentions

le « Kol Nidré »qui commence l’office de Kippour.

Kippour n’a de sens, disent les Sages,

que dans la mesure où un homme

s’est réconcilié avec son prochain.

On observe en ce jour un jeûne de 25 heures,

du coucher du soleil à l’apparition de trois étoiles le lendemain,

au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.

Ce jeûne, contrairement aux autres jeûnes,

est le seul à avoir préséance sur le Shabbat.

Donc, lorsque Kippour tombe un Shabbat,

on jeûnera quand même.

Chofars Kippour

(le son du chofar, surtout associé à Roch haChana, marque aussi la fin du jeûne solennel de Kippour)

« Le verbe k.p.r signifie « couvrir ».

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l’Eternel demande à Noé à propos de l’arche :

« Tu la recouvriras à l’intérieur et à l’extérieur par de la poix. » (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par « propitiatoire »

qui était le couvercle posé sur l’Arche d’Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu’on parle du recouvrement d’une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu’une simple occultation liée à l’oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l’expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse. »

(Ph. Haddad : « Pour expliquer le judaïsme à mes amis » pp. 127-128)

Pour approfondir

    Le site de l’AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive : 

http://www.ajcf.fr/spip.php?article 558

  Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A’harei Mot : de Kipour à Pessa’h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

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Chana Tova – Bonne année 5781

Chana Tova – Bonne Année 5781

La signification de la fête de Roch haChana est tellement riche que c’est d’une année sur l’autre qu’on peut en approfondir le sens.  En voici quelques éléments :

Roch haChana, c’ est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 19-20 septembre 2020).  L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch haChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch haChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch HaChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch Hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d’automne : site national de l’AJCF.

Bonne Année 5781 à tous nos amis Juifs

Bonne année


A propos de Roch haChana,
voici ce que Juliette Gauffriau nous faisait savoir, il y a quelques années,
Nous la remercions vivement pour l’éclairage
qu’elle nous donne de cette fête


ROCH hACHANA 5781

19-20 septembre 2020


« Roch haChana est le Nouvel An juif. 
« Roch haChana / La tête de l’année »,
Oui, « la tête de l’année », le début de l’année.
Près de nous et partout dans le monde,
des familles, des groupes, des communautés
vont bientôt se dire « Chana tova / Bonne année ».

Qu’est-ce à dire ? Certes, en septembre,
après les mois d’été, une nouvelle année
de travail reprend.

Mais encore… Nous sommes en septembre,
les travaux des champs sont terminés,
la terre a donné son fruit,
les jours deviennent plus courts,
l’équinoxe est proche, la nouvelle lune aussi…
Le monde est prêt pour un renouveau.
Souvenons nous qu’à une époque lointaine,
les astres, leur lumière, leur mouvement, leur cycle
rythmaient la vie des hommes,
la nouvelle lune signalait
le commencement d’un mois…

Nous y sommes, l’équinoxe d’automne est proche,
la lune disparaît peu à peu, sa réapparition
marquera le début du mois de Tishri,
voilà la fête de « Roch haChana ».
Sa célébration est inscrite dans la Bible,
elle est inscrite au 7ème mois :
« Le septième mois, le premier du mois,
vous aurez une réunion sacrée.
Vous ne ferez aucun travail pénible.
Ce sera pour vous un jour d’acclamation »
Nb 29,1 et Lv 23, 24-25

Le fait d’être désormais le 1er jour du 1er mois, 
« Roch haChana / La tête de l’année »,
cette fête le doit à l’importance de son aspect religieux :
elle marque le début de 10 jours de pénitence
dont l’apogée est le Grand Pardon, le « Yom Kippour ».

L’aspect religieux très important de
« Roch haChana / La tête de l’année » marque la vie juive.
A la place de l’année disparue, au seuil de l’année nouvelle,
tout homme doit faire comme un résumé de sa conduite.


Quelques traditions autour de cette fête :

On se rassemble, on se souhaite
une bonne, heureuse et douce année,
on consomme de la pomme trempée dans du miel.

On écoute le son du chofar,
dont le son strident doit remuer jusqu’au profond de l’être
et stimuler le retour à Dieu : 
« Réveillez-vous, dormeurs, pesez tous vos actes,
souvenez-vous de votre Créateur ».

Jour du jugement : c’est une occasion pour chacun
de faire un examen de conscience
à la lumière des valeurs bibliques.

Le blanc est de rigueur à la synagogue.
Il symbolise le désir de se rapprocher de Dieu
en se purifiant de ses fautes.
On a coutume de se souhaiter mutuellement
d’être inscrits dans le « Livre de Vie ».

« Dieu, par ton nom sauve-moi,

par ta puissance rends-moi justice« 

Psaume 54,3

Chana tova
 à tous nos amis juifs


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« Les chemins de la philosophie » : l’Ancien Testament, sur France Culture

« Les Chemins de la philosophie » est une émission radiophonique française de philosophie diffusée quotidiennement sur France Culture de 10 h à 10 h 55 et présentée par Adèle Van Reeth. L’émission est en 2020 la plus podcastée de Radio France.

Cette semaine, elle s’intéresse à l’Ancien Testament (au Tanakh). en quatre épisodes :

Episode 1 : Abraham et le sacrifice. Peut-on négocier avec Dieu ? L’Ancien Testament prône-t-il une soumission à l’autorité divine ou invite-t-il au contraire à la remettre en question, et à la faire passer après le souci de l’autre ?

avec Delphine Horvilleur, rabbin et directrice de la rédaction de la revue Tenou’a

Episode 2 : Eve et Adam ne font-ils qu’un ? Si dans la Bible, un premier récit présente Dieu créant l’homme et la femme simultanément, une autre histoire se juxtapose, suggérant qu’Eve aurait été créée pour être la compagne d’Adam. Alors comment interpréter ces récits ? Lequel privilégier ?

avec Catherine Chalier, philosophe, professeure émérite de philosophie de l’Université de Paris Ouest Nanterre

Episode 3 : Le Cantique des Cantiques, premier poème érotique ? En plein coeur du Livre des Sagesses, ou Livres Poétiques, selon la bible hébraïque ou la bible chrétienne, se trouvent des poèmes érotiques… L’érotique est-il une voie d’accès vers le divin ? Sexe et sacré font-ils bon ménage ? La poésie est-elle la voix du coeur ?

avec Olivier Abel, philosophe, professeur de philosophie éthique à l’Institut Protestant de Théologie, Faculté de Montpellier

Episode 4 : Joseph et Moïse, comment cohabiter ? La Bible conte des récits de départs, d’exils… Comment vivre quelque part avec les autres ? Partir, et cohabiter ? Le texte biblique serait-il d’abord le texte de l’exode ?

avec Thomas Römer, administrateur du Collège de France et professeur titulaire de la chaire « Milieux bibliques »

à réécouter en podcast ici : https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie

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Les activités reprennent…

Nous espérons que l’été a été bon pour chacune et chacun d’entre vous, malgré les difficultés liées à la COVID-19. Vous avez fait peut-être de belles rencontres, dans la limite des gestes-barrière bien sûr. Vous avez pu partager des expériences enrichissantes, retrouver la famille, les petits enfants. Et voici que le virus est toujours là ! Et les incertitudes sur les activités à venir.

N’oublions pas cependant que beaucoup de choses restent possibles.

Nos associations vont pouvoir reprendre leurs activités, du moins nous l’espérons.

Soyons attentifs, sur tous les moyens qui nous sont accessibles, à en découvrir les activités qui nous seront proposées.

En attendant, pour vous remettre dans le bain après les vacances, vous pourriez peut-être découvrir le site internet que signale également le site de l’AJCF (nationale) et qui s’intéresse aux sources juives du christianisme et aux relations judéo-chrétiennes. Il s’appelle : Nostra Aetate4

https://na4.org/

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Tisha BeAv – Commémoration de la destruction du Temple et autres catastrophes

Cette fête peut paraître mineure dans l’ensemble des fêtes juives. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l’été, ce qui ne facilite pas l’intérêt qu’on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu’il n’est pas rare que des heurts éclatent sur l’esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l’occasion de la célébration de cette fête.

De quoi s’agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5780 du calendrier hébraïque, le 30 juillet 2020 ? (début de la fête la veille au soir 29 juillet)

Un article d’ Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l’AJCF, nous donne la signification et l’importance de Ticha BeAv  :

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

« Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv – le 9° jour du mois de Av – il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israel (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

« Israël va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie… » lire la suite ici sur le site de l’AJCF

N’hésitez pas à vous rendre sur le site d’Akadem pour trouver plein d’articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : « Le Judaïsme… tout simplement », (éditions de l’Atelier).

 » (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l’événement le plus dramatique de l’histoire des enfants d’Israël : la destruction du Premier Temple, c’est-à-dire l’éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l’absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c’est-à-dire en reconnaissant qu’Il est mystérieusement présent dans son absence. C’est une manière d’affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

« L’espérance juive s’exprime dans cette célébration, surtout l’espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

« Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n’en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

« Au fil des siècles, le peuple juif a pris l’habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l’écrasement par les Romains, l’expulsion des Juifs d’Espagne et de bien d’autres pays, la Shoah… des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

« On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations. »

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Commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv’ – 16-17 juillet 1942

Une journée nationale commémorative (le dimanche suivant le 16 juillet) rappelant le drame de la rafle du Vel’ d’Hiv’ a été instituée par le président François Mitterrand en 1993. Son successeur, Jacques Chirac, opère le 16 juillet 1995 un véritable tournant mémoriel, en reconnaissant, pour la première fois au nom de la République, la complicité de l’appareil de l’État français dans la persécution des Juifs.

La loi du 10 juillet 2000 a permis d’officialiser cette journée du souvenir en « instaurant une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ».

A ce propos, voici ce que l’on peut lire sur le site de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah :

« Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 Juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’Hiver. Les couples sans enfant et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy.

Du 19 au 22 juillet, les familles du Vél’ d’Hiv’ sont transportées dans les camps de Pithiviers Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et le 31 août 1942. Aucun d’entre eux n’est revenu. »

En ces temps difficiles, il est très important de ne pas oublier, mais cette année, en raison de la crise sanitaire, les commémorations de ce dimanche se tiendront en comité restreint et sans public.

ZAKHOR

Souviens-toi !

Plus de précisions sur l’encyclopédie LAROUSSE.

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Communiqué suite aux propos de J.L. Mélenchon sur BFMTV

Communiqué

(16 juillet 2020)

L’Amitié Judéo-Chrétienne de France déplore les propos tenus par M. Mélenchon mercredi 15 juillet dans une interview sur BFMTV, lorsqu’à propos de la crucifixion de Jésus il a déclaré : « je ne sais pas si Jésus était sur la croix, mais je sais que, paraît-il, ce sont ses propres compatriotes qui l’y ont mis ».

Faut-il rappeler à M. Mélenchon que, comme le rapportent les évangiles, les juifs alors sous occupation romaine n’avaient pas le droit de condamner quelqu’un à mort, cette décision étant réservée au seul gouverneur romain (cf Jean 18,30), et que de pareils propos contredisent les mêmes évangiles, où il est précisé que ce sont des notables  et des chefs du peuple qui ont souhaité cette condamnation, et non tous les juifs, ni même tous les habitants de Jérusalem, comme l’affirme M. Mélenchon en dénonçant « les compatriotes de Jésus » ?

Cette thèse ancienne de la responsabilité du peuple juif dans la mort de Jésus, rejetée depuis des décennies par tous les historiens et exégètes et condamnée par l’ensemble des Eglises, a donné naissance, on le sait, à un antijudaïsme mortifère et à un antisémitisme dont l’aboutissement fut la Shoah.

Il est bien triste qu’un homme politique, leader d’un parti important de notre république, soit si mal informé et continue à répéter de semblables accusations…

Jacqueline CUCHE,Présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France,

au nom de l’AJCF

Le groupe AJCF de Nantes s’associe pleinement à sa présidente Jacqueline Cuche pour  dénoncer les propos erronés de Monsieur Mélenchon qui, semble-t-il devrait s’imposer à lui-même un recadrage tel qu’il le préconise pour la police de notre pays.

Maddy Verdon, présidente du groupe AJCF Nantes

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Lire et voir : »Si je reviens un jour… »

« Si je reviens un jour… »

« En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean de La Fontaine, dans le 16ème arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été retrouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne juive a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. »

Ces quelques lignes constituent la quatrième de couverture du livre en bande dessinée de Stéphanie Trouillard et Thibaut Lambert (dessinateur) consacré à l’histoire de Louise, 16 ans, déportée et disparue à Auschwitz avec toute sa famille.

Merci à Stéphanie Trouillard de nous avoir rendue de nouveau présente cette jeune fille, sans doute promise à un brillant destin et dont la vie a été brisée par la guerre et les folies antisémites d’une bande de pseudo-« aryens » se prenant pour la race supérieure.

N’en disons pas plus, pour que vous puissiez surtout prendre connaissance du webdoc réalisé sur l’histoire de Louise Pikovsky par Stéphanie Trouillard  et Khalida Hatchy, une professeure actuelle du Lycée Jean de La Fontaine

Et n’oubliez pas de visionner aussi le reportage pour lequel Stéphanie Trouillard a obtenu le prix Philippe Chaffanjon du documentaire multimédia.

Pour une présentation de la bande dessinée par l’auteure : visionner ici.

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Juifs & Chrétiens en dialogue

La radio chrétienne de Loire Atlantique

vous propose une émission

Juifs & Chrétiens en dialogue

Il s’agit d’une rencontre avec le Judaïsme et ses richesses

Nous vous rappelons nos rendez-vous sur Radio fidélité 

jeudi 16h00

vendredi 10h30

dimanche 18h15

Toutes les émissions peuvent être écoutées en podcast sur le site de la radio  radiofidelite.com

Le confinement, suite à l’épidémie de Covid-19 qui nous touche tous, ne nous permet plus de vous proposer de nouvelles émissions. Cependant, nous sommes très heureux de vous faire entendre des rediffusions.

A partir d’aujourd’hui 16 avril

et cela, pendant quatre semaines consécutives,

nous vous proposons de retrouver

Magda Hollander Lafon

avec laquelle nous allons cheminer au travers de sa douloureuse expérience d’Auschwitz mais aussi, de son amour de la vie et de sa fidélité à Dieu

Retrouvez-nous à nos horaires habituels

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