Recevez-vous KTO ? Racines juives de la liturgie chrétienne

Quelques uns, sans doute. Peu nombreux probablement.

Et pourtant, plein de super infos peuvent y être diffusées. Notamment : ce documentaire sur les racines juives de la liturgie chrétienne.

De nos jours, on assiste dans l’Église à une prise de conscience de plus en plus marquée des origines juives du christianisme. Comme une sorte de retour aux «sources». L’apôtre Paul n’affirmait-il pas déjà clairement à la première génération de croyants d’origine païenne : «c’est la racine qui vous porte» (Romains 11.18)? Le Christ lui-même n’a-t-il pas affirmé qu’il n’était pas venu non «abolir mais accomplir» la Loi (Matthieu 5,17)?

Ce documentaire s’intéresse tout particulièrement à l’enracinement de la tradition chrétienne dans la religion juive visible dans la liturgie de la messe.

En voici le lien : https://www.ktotv.com/video/00336240/les-racines-juives-de-la-liturgie

Le reportage a été diffusé plusieurs fois dans la semaine précédent Noël. Il est toujours disponible sur le site de KTO.

Mais vous pouvez aussi le suivre ci-dessous :

 Racines juives de la liturgie – Une production SUNSET PRESS 2020 – Réalisée par Alexandre Dolgorouky

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Nouvel atelier : les femmes dans la Bible

« La Bible ne se lit pas, elle s’étudie et se commente » Catherine Chalier.

Les annonces faites aux femmes dans la Bible

« Nous vous invitons, après cette citation si sage de Catherine Chalier,   à venir réfléchir sur 7 textes bibliques lors d’un atelier qui aura lieu : 

 le 09 Janvier de 15h à 17h 

 Pôle associatif Désiré Colombe,

 salle Nathalie Lemel

8, rue Arsène Leloup à Nantes.

Devant l’ampleur du travail nous nous partagerons la tâche bien sûr!

 Deux personnes pour un texte . Une grille de lecture vous sera fournie.

Nous mettrons nos découvertes en commun puis nous en tirerons des conclusions.

Venez nombreux, pas plus de 20, inscrivez-vous auprès de

Marie-Paule Lemarié: mmplemarie@gmail.com. Tel : 0664500019

Apportez votre bible, la Segond de préférence,  parce qu’elle est plus proche de l’hébreu, mais pas d’obligation.

A très bientôt , après les fêtes que je vous souhaite joyeuses !

MP Lemarié

Marie-Paule Lemarié enseigne l’hébreu biblique dans le cadre de la formation permanente du Diocèse de Nantes.
Par ailleurs, elle suit l’enseignement du rabbin Yeshaya Dalsace au sujet de l’oeuvre immense de Rachi, mort en 1105, vigneron de son état, mais surtout, talmudiste, auteur de très nombreux commentaires. Le travail de ce dernier représente une oeuvre unique qui rayonne encore aujourd’hui dans le monde de l’exégèse juive. L’oeuvre de Rachi est un point de départ indispensable à tout approfondissement. Marie-Paule Lemarié est l’organisatrice des sessions d’Hébreu biblique qui se tiennent deux fois par an à l’Abbaye de Saint Jacut de la Mer.

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Lis, lisons, lisez…

Il s’agit de l’ouvrage MAX, de Sarah Cohen-Scali, paru en 2012 chez Gallimard Jeunesse.

«Mon vœu, le premier de ma vie à venir est de voir le jour le 20 avril. Parce que c’est la date anniversaire de notre Fürher. Si je nais le 20 avril, je serai béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde.
 A l’heure où je vous parle, je suis donc dans le ventre de ma mère et ma naissance est imminente.
Notre Fürher bien aimé a dit : «Nous devons construire un monde nouveau ! Le jeune Allemand du futur doit être souple et élancé, vif comme un lévrier, coriace comme du cuir et dur comme l’acier de Krupp ! »
Voilà. C’est exactement ce que je veux ; être souple. Elancé. Vif. Dur. Coriace. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Je combattrai au lieu de prier. Oh mon Fürher, je ne veux pas te décevoir ! Je ne te décevrai pas ! »

C’est ainsi que l’auteure de « Max », Sarah Cohen-Scali, commence son ouvrage dès les premières pages.
Nous entrons dans l’univers mental d’un bébé qui arrive au monde au sein du programme « Lebensborn » mis en place par le système nazi afin de développer une race aryenne, destinée à « régénérer l’Europe ».
Au cours de plus de 400 pages, nous allons vivre dans la tête de Max-Konrad durant ses 9 premières années d’existence, entre 1936 et courant 1945. Nous allons découvrir un système de valeurs à l’opposé du nôtre.
Peut-on détester Max en ne voyant en lui qu’un être immoral ou bien va-t-on prendre en pitié cet enfant à qui on n’a inculqué, jour après jour, que la haine et la violence ?
Ce livre est destiné à la jeunesse. Il a reçu 12 prix littéraires. Mais il n’est pas nécessaire d’être jeune pour lire cette fiction glaçante d’une époque pas si lointaine de la nôtre, et, de plus, très documentée.
C’est aussi une belle idée de cadeau à offrir à nos enfants, à nos adolescents. En parler ensuite avec eux fait partie d’une pédagogie nourissante tant pour les petits-enfants que pour les parents et grands-parents que nous sommes…

A bientôt pour un autre livre…

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C’est bientôt Noël. Alors pourquoi pas un conte de Noël ?

C’est certainement un miracle !  Est-ce Hanouka qui approche ? Est-ce Noêl  ? En tout cas nous venons de recevoir ce conte de Noël. D’où vient-il ? Du grand Nord ? Pourquoi pas ?  De l’Est européen en tout cas.Nous vous le livrons tel quel.

Misha le juif ukrainien

Un curieux Noël 2022  !

Si je vous dis que je m’appelle Misha, ça vous dit quelque chose ? Bien sûr que non !

Si je vous dis que je suis arrivé à la fin de l’été avec mes petits-enfants Mila et Grégori, fuyant la fureur russe qui s’est abattue sur l’Ukraine depuis le 24 février 2022, ça vous dit quelque chose ? Ca non plus, ça ne vous dit rien…
La guerre en Ukraine, c’est loin et puis, vous aussi, vous avez vos soucis. La vie n’est pas facile aujourd’hui.
Malgré tout, la fin de l’année approche et vous songez tout de même à préparer la fête, les fêtes…

Mila, Grégori et moi, nous avons beaucoup de mal pour survivre. Les enfants sont bien jeunes et moi, je me sens si vieux dans ce pays étranger. Oh, on ne nous a pas abandonnés. La ville où nous sommes arrivés nous a prêté une maison mais comment travailler quand on ne parle que l’Ukrainien et le Yiddish et quand il n’y a aucune communauté juive aux alentours ?

Oui, vous avez bien compris, nous sommes des juifs ukrainiens

Vous avez entendu parler d’Odessa ? Après ma naissance à côté de Medziborz (là où est enterré le Baal Shem Tov, le père du Hassidisme), mes parents sont venus habiter à Odessa, dans le quartier très juif de Moldavanka. C’est là que j’ai fait ma bar-mitsva.

Ah, Odessa était une bien jolie ville jusqu’à l’arrivée des Russes, mais attention, ne vous méprenez pas. Pour nous les Juifs, Odessa a été le meilleur et le pire, surtout au cours de la 2ème guerre mondiale. Nous avons été tant persécutés.
Mais, ce n’est pas le moment de vous attrister.
Parlons plutôt musique. Savez-vous qu’Odessa est le berceau de la musique klezmer ?
Au fait, la musique klezmer, vous connaissez ? Non ? Il s’agit de cette musique qui accompagne nos mariages, nos réjouissances. Deux ou trois musiciens, un violon, une clarinette, un cymbalum ou un accordéon et le tour est joué.
Moi, je me débrouille plutôt bien avec ma clarinette. Il faut dire que si j’ai du succès, c’est aussi parce que j’y mets tout mon cœur, même à mon âge !
Dans notre exil qui vient de nous conduire en France, j’ai réussi à mettre ma clarinette dans mes bagages et maintenant, le soir dans notre maison trop vide, je joue quelques airs familiers à mes petits-enfants. Cela leur rappelle nos réunions familiales si joyeuses. Quelquefois, cela nous fait pleurer…

Mais, attendez, ce n’est pas de cela dont je veux vous parler, non, non, mais bien plutôt, d’un événement singulier qui m’est arrivé, il y a peu de jours.

Avec tout ce que je viens de vous dire, vous avez compris que, dans mon cas, ce n’est pas bien facile de survivre à nos difficultés du moment et mes maigres économies fondent à vue d’œil ! Alors, j’ai cherché à me rendre utile, moyennant finances bien entendu ! Et savez-vous ce qui m’est arrivé ?
La petite ville dans laquelle je me trouve m’a proposé de déambuler dans les rues, habillé en Père Noël et de me faire photographier avec les enfants confiés par leurs parents. J’ai tout de suite accepté malgré le fait que Noël, ce n’est pas une fête pour nous, les juifs. Vous pensez, fêter la naissance d’un enfant, un des nôtres paraît-il… mais vous savez comme moi que sa venue a engendré tant de persécutions chez nous autres, les juifs.
Que dirait notre famille d’Odessa si elle me voyait ! Elle se souviendrait de mes moqueries à l’égard de ces traditions de Noël que je supportais si mal !…

A Odessa, dans notre quartier de Moldavanka, comme dans toutes les communautés juives de par le monde, nous fêtons en décembre la fête de Hanoukka. Vous connaissez ?
Nous faisons mémoire du miracle de la fiole d’huile préservée dans le Temple de Jérusalem, saccagé par les Séleucides.
Si vous ne connaissez pas, allez donc voir sur internet, Akadem ou Wikipedia et vous saurez tout…
Donc, notre tradition veut que tous les ans, pendant 8 jours, nous allumions chaque soir une bougie de plus que la veille et ces bougies doivent éclairer la nuit du monde. Oui, la règle c’est de poser, chaque soir, nos bougies allumées devant une fenêtre pour rappeler à notre environnement que la lumière de D.ieu est toujours là pour qui sait la voir et puis aussi pour remplacer les ténèbres de nos vies par l’espérance. C’est une belle fête je vous assure.

Mais voilà que cette année, pour ne pas mourir de faim, je vais célébrer Noël avec mon déguisement !!!
Et plus nous approchons de ce 25 décembre, et plus je m’en veux de favoriser Noël et de passer sous silence notre belle fête de Hanoukka. Qu’est-ce que je peux dire à mes petits enfants qui ne comprennent déjà pas pourquoi ils sont séparés de leurs parents, de leurs amis, sur cette terre inconnue ?
Pourtant, dans la rue principale, près de la Grand Place, là où les lumières brillent, là où une demi-douzaine de sapins font un arc de cercle en me tendant leurs bras scintillants et protecteurs, je ne me sens pas si mal même si cela me contrarie un peu de faire la promotion de Noël. Mais après tout, le Père Noël, ce n’est pas chrétien que je sache !.

L’autre jour, mes petits-enfants étaient à côté de moi et voilà que tout à coup, Mila s’est mise à chanter avec force le chant que nous chantons tous au moment de Hanoukka « Maoz Tsour, yeshua’ti, lekha… ».
Je l’ai regardé et je lui ai demandé :
« Pourquoi chantes-tu ce chant de Hanoukka. Ici, ça n’existe pas ! Tu vas mécontenter mes clients !! »
Alors, Mila s’est arrêté de chanter. Elle m’a regardé du haut de ses 9 ans et elle m’a répondu « Pourquoi, ne pourrait-on pas chanter Maoz Tsour ? C’est bien un chant qui célèbre la bonté de Dieu ? J’ai bien le droit… » a-t-elle ajouté…

Et c’est là que le miracle a commencé pour moi. Mila et ses camarades de classe, venus de tous les coins de la Grand Place, se sont donné la main et tous se sont mis à tourner autour de moi en chantant Maoz Tsour de leurs voix cristallines. Vous avez bien compris. A l’école, la maîtresse avait demandé à Mila de chanter quelque chose pour célébrer la lumière de Noël et Mila avait entonné Maoz Tsour. C’est ce qu’elle connaissait…

Et la solidarité humaine a fait le reste !!

Non seulement, mes clients n’ont pas été mécontents. Ils sont de plus en plus nombreux à me confier leurs enfants pour la photo souvenir et, figurez-vous que plusieurs familles chrétiennes nous ont invités tous les trois à un beau moment de rencontre le 8ème jour de Hanoukka qui coïncide, cette année, avec le lendemain de Noël.
Mila, Grégori et moi, nous allons leur raconter la belle histoire du miracle de Hanoukka et je crois qu’ils vont nous apprendre à regarder autrement la naissance de ce petit juif appelé Yeshoua par ses parents Myriam et Yosef…

Alors, belles fêtes à tous, Hag Sameah !!!

Misha

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Une fête de la lumière : ‘Hanouca

 

Notre post sur un conte de Noël faisait allusion à la fête de ‘Hanouca, fête des Lumières.

L’occasion pour nous de revenir sur la signification de cette fête, importante dans la communauté juive.

Elle est célébrée cette année 2022 de la soirée du dimanche 18 décembre

à la soirée du lundi 26 décembre 2021.

La fête de ‘Hanouca ne figure pas dans la Torah. Elle a été instituée par les rabbins pour marquer l’inauguration du Temple (la Dédicace) après sa profanation par les Grecs qui avaient tout détruit. Cette fête marque l’importante victoire militaire des Maccabées contre leurs ennemis. Elle symbolise aussi la résistance spirituelle du Judaïsme à l’hellénisation forcée.

Mais, ‘Hanouca est aussi connue pour le miracle de la fiole d’huile qui permit aux prêtres du Temple de faire brûler  pendant huit jours une quantité d’huile qui ne devait même pas suffire pour un jour (fête des Lumières).Hanukkah Menorah lit  Petite présentation

Nous sommes au deuxième siècle avant notre ère. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Afrique fait d’elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides gréco-syriens. Par ailleurs, la population subit l’influence grandissante de la culture hellénistique qui fait de nombreuses émules au sein de la jeunesse.

La menace de destruction physique et culturelle est donc contenue à grand’peine par les tenants de la tradition hébraïque. C’est à cette époque que le roi Antiochus IV Epiphane décide l’acculturation forcée des juifs. Il interdit l’étude de la Torah, la pratique de la circoncision, le respect du Chabbat. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour helléniser la population. Nombreux sont ceux qui prennent des noms grecs ou se marient avec des non-juives. Cette tendance se retrouve aussi parmi le clergé où des prêtres se font les complices de l’occupant pour piller le trésor du Temple.

C’est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattatias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées (surnom de Judas fils de Mattatias, appliqué aussi aux chefs de la révolte puis aux 7 frères martyrs, dont parle le 2° livre des Maccabées), qui gagnent de plus en plus de terrain.

En l’an 164 avant JC, ceux-ci pénètrent finalement dans Jérusalem. Ils trouvent le Temple souillé, saccagé et pillé. Ne perdant pas de temps, ils le nettoient et le restaurent. Ils fabriquent un nouveau Candélabre, et le 25 du mois de Kislev, ils inaugurent le Temple réhabilité. (Le mot ‘Hanouca vient de la racine HNK qui signifie dédier, ou consacrer).  Mais lorsqu’ils veulent allumer la Menora (chandelier à 7 branches du Temple), ils ne trouvent qu’une petite fiole d’huile d’olive pure portant le sceau du Grand-Prêtre. Elle est tout juste suffisante pour brûler un jour, alors qu’il en faut huit pour fabriquer une huile pure, conforme. Et là, Ô miracle, la Menora brûle huit jours, sans s’éteindre.Lampe-Hanouca-Topor

Ce miracle est célébré et remis à l’honneur tous les ans par le peuple juif à ‘Hanouca, une fête rabbinique non-chômée qui dure huit jours, pendant lesquels, à la tombée de la nuit, chaque famille allume une bougie sur le chandelier (‘hanoukia) à 8 branches (plus une supplémentaire qui sert à allumer les autres bougies), après avoir dit la bénédiction. Puis on met la lumière à la fenêtre ou à l’entrée de la maison. On récite des prières de louanges et de remerciements. On allume chaque jour une nouvelle bougie, car « en augmentant les lumières, on augmente la sanctification » (Dr A.C. Merzbach)  C’est pourquoi on appelle aussi cette fête, fête des lumières.

D’autres coutumes sont également liées à cette fête : jouer à la toupie (où sont gravées certaines lettres hébraïques), donner de l’argent aux enfants (‘Hanouka Guelt en Yddish) et manger des aliments frits dans l’huile comme des beignets ou les latkès (beignets de pomme de terre).

La fête est célébrée peu avant Noël (ce qui ne manque pas de susciter des comparaisons, notamment à cause des Lumières que l’on allume et qui, pour des chrétiens, rappellent la lumière de Dieu qui vient luire dans notre monde, Jésus).

Le « Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme » précise : « Dans beaucoup de pays de la Diaspora, ‘Hanouca revêt aujourd’hui une importance qu’elle n’avait pas dans les siècles passés : elle est devenue un substitut de la fête de Noël pour des enfants vivant dans un environnement chrétien. » Mais les cadeaux n’ont aucune signification particulière à ‘Hanouca. La raison pour laquelle on offre des cadeaux à ‘Hanouca est que cette fête tombe à peu près à la même période que Noël. La fête juive a été culturellement  » écrasée  » par l’obsession des gens pour les cadeaux de Noël.

Le chant le plus populaire de la fête de ‘Hanouca est sans doute : « Maoz Tsour » (Rocher puissant). Ce poème liturgique aurait été écrit au milieu du 13° siècle, au temps des Croisades. Il chante la confiance que l’homme d’Israël doit établir en Dieu à l’heure de l’épreuve. C’est un témoignage des souffrances d’Israël au milieu des nations et une hymne à l’espérance du salut qui approche.  A écouter ici : https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/764509/jewish/Maoz-Tsour.htm

ou à voir et entendre sur la video à la fin  de cet article.  (traduction du premier couplet, ci-dessous)

Forteresse, rocher de mon salut, il est bon de te louer.

Restaure la maison de ma prière et là

nous sacrifierons le sacrifice d’action de grâce.

A l’époque où Tu prépares l’écrasement du persécuteur en ses gémissements

Alors j’achèverai par un chant vigoureux de louange l’inauguration de l’autel.

L’Evangile de Jean fait une allusion à la fête de ‘Hanouca : « On célébrait alors à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. » (Jn 10,22). C’est bien la fête de ‘Hanouca qui est ainsi désignée, et Jean, qui se réfère beaucoup au cycle liturgique juif et qui nous avait situés, deux chapitres plus tôt (7,37), au dernier jour de la fête de Souccot (fête des Cabanes, ou des Tentes) rappelant la précarité de la vie au désert, nous achemine peu à peu vers la fête de Pésah’ (la Pâque) où le récit évangélique trouve son point culminant.

Cette année, la première bougie de ‘Hanouca va s’allumer

 dimanche soir 18 decembre 2022 (veille de la fête).

hanouka1 

Parler de ‘Hanouca, c’est aussi l’occasion de signaler l’ouvrage de Mireille Hadas-Lebel, vice-présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, sur « La Révolte des Maccabées (167-142 avant JC) ». Vous en trouverez une présentation sur le site de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France à l’adresse suivante : http://www.ajcf.fr/spip.php?article1514

Il serait dommage de ne pas profiter des richesses du campus numérique juif Akadem, où l’on peut trouver de nombreuses vidéos sur la fête de ‘Hanouka. Nous vous proposons, par exemple, celle-ci qui est une présentation de la fête par le rabbin Philippe Haddad et qui est très pédagogique. https://akadem.org/pour-commencer/fetes-et-calendrier-10-clips-/hanouca-le-noel-des-juifs-09-11-2012-48185_4361.php

Pour en savoir encore plus : textehttp://Maoz Tsour Un chant traditionnel de ‘Hanouka © Copyright Suki & Ding. All rights reserved. Click here to order the complete Audio CD. Ce chant traditionnel de ‘Hanouka est chanté dans certaines communautés après l’allumage de la Ménorah. Translitération du premier couplet: Ma-oz tsour yé-chou-a-ti, lé-kha na-é lé-cha-bé-a’h. Ti-kone beit té-fi-la-ti, vé-cham to-da né-za-bé-a’h. Lé-êt ta-khine mat-bé-a’h, mi-tsar hame-na-bé-a’h. Az ég-mor, bé-chir miz-mor, ‘ha-nou-kat ha-miz-bé-a’h.(bis) Traduction du premier couplet : Puissante citadelle de mon salut, Te louer est un délice. Restaure la Maison de ma prière et là, nous apporterons le sacrifice d’action de grâce. A l’époque où Tu prépares l’écrasement de l’ennemi qui blasphème Alors j’achèverai par un chant de louange, l’inauguration de l’Autel.

 

Joyeuses fêtes de ‘Hanouca

 

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« Nostra aetate », vous connaissez ?

Oui, certainement,  beaucoup d’entre vous connaissent la déclaration « Nostra aetate » du concile Vatican II. Mais il n’est pas inutile de resituer ce document pour mieux en relire aujourd’hui le §4, qui traite des relations entre judaisme et christianisme.

Le but de l’atelier proposé par l’Amitié judéo-chrétienne de France, groupe de Nantes, est de permettre à ceux qui le souhaitent d’approfondir ou de découvrir l’importance de cette déclaration pour le dialogue apaisé que vivent aujourd’hui juifs et chrétiens…

Cet atelier  sera animé par Jean-Pierre HANEL, membre du groupe AJCF de Nantes (détenteur d’un master de théologie).

Il aura lieu le 5 décembre, de 15 h à 17 h  dans le Pôle associatif « Désiré Colombe » 8 rue Arsène Leloup dans le centre de Nantes.

LUNDI 5 DÉCEMBRE 2022
Amitié judéo-chrétienne de France, Groupe de Nantes
ATELIER D’ENCYCLIQUE: NOSTRA ÆTATE, § 4*
——————
Animation : Jean-Pierre Hanel
(Master de Théologie catholique Université de Strasbourg)
De 15h à 17h au
PÔLE ASSOCIATIF « DÉSIRÉ COLOMBE », SALLE « NATHALIE LEMEL »
8, rue Arsène Leloup   –  NANTES CENTRE
——————
28 octobre 1965, Nostra aetate, §4: une date charnière pour les relations apaisées entre catholiques et juifs. Un des acquis du Concile VATICAN II, initié par le Pape Jean XXIII et qui met à l’ordre du jour, agréant la requête de Jules Isaac, la question des racines juives de l’Eglise. Ce qui met fin à 19 siècles et de méprises et de mépris.
L’atelier d’encyclique se propose de revenir sur les « origines » de ce texte stupéfiant à beaucoup d’égards; d’en cerner les principales composantes; d’en saisir les enjeux (en 1965 et aujourd’hui). Ensemble nous essaierons de mesurer les « avancées » qu’il a enclenchées autant du côté chrétien que du côté juif.

Cet atelier n’est pas une conférence, ni encore moins un cours. La recherche sera collective, faisant appel aux connaissances de chacun dans un esprit de réflexion participative. Une documentation minimale sera fournie. Mais chacun peut contribuer à sa façon à l’information du groupe sur le sujet précis (documents brefs, notes de lecture, souvenirs personnels, élément(s) de bibliographie, etc…)

20 PLACES > INSCRIPTION PRÉALABLE > 06 84 87 92 30 jhanel@orange.fr
MEMBRE AJCF > GRATUIT — NON MEMBRE > PAF 5 euros
* Nostra ætate, texte disponible à la lecture en ligne et imprimable (4 pages, texte seul): https://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html

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Exposition « Du cri du coeur à la voix des Justes »

 

 

Le Service diocésain des relations avec le Judaïsme (SDRJ) organise une exposition « Du cri du cœur à la voix des Justes » du 1er au 22 décembre 2022 (lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30) dans le hall de la Maison Saint-Clair (7 chemin de la Censive du Tertre – 44300 Nantes). Cette exposition itinérante s’inscrit dans le cadre du projet « À la mémoire des Justes parmi les nations » initié par la Conférence des Évêques de France (CEF) en lien avec Yad Vashem (Jérusalem) et le Mémorial de la Shoah (Paris).

Lire le dossier de presse (de l’inauguration de l’exposition à la CEF – septembre 2022).

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Le Pape invite juifs et chrétiens à ouvrir des chemins de paix

Le site « Vatican News« ,  repris intégralement par le site juif francophone « JForum.fr », commente la rencontre du pape François avec les représentants du Congrès juif mondial ce mardi 22 novembre 2022 :
  Le Pape, les cardinaux Ayuso et Koch, et des membres du Congrès juifs mondial, ce mardi 22 novembre 2022.  (Vatican Media)

« Lors de sa rencontre avec les représentants du Congrès juif mondial, ce mardi 22 novembre, François a réaffirmé que toute guerre «est toujours, en tout cas et partout, une défaite pour toute l’humanité». Le Pape évoque l’Ukraine, «une guerre sacrilège qui menace les juifs comme les chrétiens, les privant de leurs affections, de leurs maisons, de leurs biens, de leur vie même».

Juifs et catholiques ont «en commun des trésors spirituels inestimables». Ils professent «la foi dans le Créateur du ciel et de la terre» et croient que «le Tout-Puissant n’est pas resté éloigné de sa création, mais s’est révélé». C’est ce qu’a souligné le Pape François lors de sa rencontre au Vatican avec les représentants du Congrès juif mondial, qui représente les communautés juives de plus de 100 pays. »…

Lire la suite

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Conférence : Les femmes dans la bible

Cette année la thématique de l’Amitié judéo-chrétienne de Nantes propose un certain nombre de manifestations à propos des femmes dans la Bible.

La première rencontre consistera en une conférence 

 
le lundi 14 novembre au CCAN (Centre culturel André Néher, 6 Impasse Copernic à Nantes)

Cette conférence nous sera donnée par Madame Janine Elkouby, membre de la Communauté juive de Strasbourg, agrégée de Lettres classiques et présidente du Groupe AJCF de cette même ville.

 
Elle est l’auteure de nombreux ouvrages tels que « Chroniques bibliques au féminin« , « Trois femmes et un siècle« .  Son dernier ouvrage qui est sorti en 2022 s’intitule « Les enfants du désordre« .
Nous vous proposerons tous ces ouvrages lors de notre soirée-rencontre du 14 janvier.
 
Janine Elkouby affirme avec force les trois convictions profondes qui l’habitent :
                                                      le refus de l’injustice (en particulier entre hommes et femmes),
                                                      le goût de la connaissance et du savoir, mais aussi
                                                      l’attachement à construire des ponts dans notre monde, en particulier entre juifs et chrétiens.
 
Merci de faire connaître cette conférence autour de vous, à vos proches et à vos amis.
 
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Des podcasts pour la mémoire des Justes

Le Comité français pour Yad Vashem (CFYV) propose à partir d’aujourd’hui, en partenariat avec France Culture, dix podcasts racontant l’histoire des Justes, ces Français qui ont sauvé des Juifs pendant la Shoah.

Voici la présentation du projet :

Et pour en savoir plus, une table ronde est prévue à l’Hôtel de Ville de Paris  ce mercredi 26 pour le lancement des Podcasts « La voix des Justes ».

Lire la suite sur le site d’Akadem :

                                              https://akadem.org/scopefiche.php?ID=138512

Le Journal du Dimanche en faisait hier une très bonne présentation :

                                             https://www.lejdd.fr/Medias/un-podcast-pour-que-la-voix-des-justes-resonne-encore-4142528

 

 

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