Un épisode quasiment ignoré…

Un documentaire, diffusé lundi dernier sur France 3, vient heureusement de nous le rappeler.

C’est un documentaire exceptionnel –  réalisé par Catherine Bernstein.  Intitulé « Sauvons les enfants », il raconte l’histoire du seul sauvetage de juifs partant en train pour Auschwitz depuis la France. Le 11 septembre 1942, à Lille, 39 personnes dont 26 enfants ont ainsi été sauvés par des cheminots, des riverains, des nourrices mais aussi des infirmières. 

Le 11 septembre 1942, près de 600 Juifs du nord de la France sont raflés et réunis dans une gare de triage de Lille. Vingt-cinq cheminots mais aussi des habitants du quartier, des épouses et des amis, des employées de maison et des infirmières vont, à leurs risques et périls, contourner l’étroite surveillance des Allemands pour, petit à petit, faire sortir de la gare de Fives, puis mettre en sûreté une quarantaine de personnes arrêtées, dont la plupart sont des enfants. Certains d’entre eux sont venus témoigner dans ce documentaire : Fella et Eric Adamski, Maurice Baran-Marszak, Julien Cogez, Georgette Douce, Rose-Marie Dubos, Henriette Lerner, Oscar Stulzaft et Hélène Zupnik.

Documentaire disponible en Replay jusqu’au 26/01/2023, ou à partir de ce lien :

                                             https://www.france.tv/france-3/la-ligne-bleue/4070197-sauvons-les-enfants.html

Pour en savoir plus : lire l’article de Europe 1 :

https://www.europe1.fr/medias-tele/sauvons-les-enfants-un-documentaire-poignant-sur-lunique-sauvetage-des-juifs-partant-pour-auschwitz-4135155

Share Button

Chana Tova – Bonne année 5783

Chana Tova – Bonne Année 5783

Roch haChana, on n’a jamais fini d’en découvrir le sens d’une année sur l’autre.  En voici quelques éléments :

Roch haChana, c’ est le début de l’année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 26-27 septembre 2022).  L’année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa’h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l’année juive célèbre l’anniversaire de la création et plus précisément de la création de l’homme. La fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n’y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l’ensemble du peuple. Il s’accompagne d’un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite « une bonne année » . Le début de l’année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l’office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d’un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch haChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo’hanan : « A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens ». Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour « la Vie » (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour « la Mort ». Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch haChana jusqu’à Yom Kippour. Ce jour-là, s’ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour « la Vie ». S’ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les « jours redoutables ». Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l’homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n’est jamais irrévocable, l’intervention de l’homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l’appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch HaChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch Hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d’automne : site national de l’AJCF.

Bonne Année 5783 à tous nos amis Juifs

Bonne année


A propos de Roch haChana,
voici ce que Juliette Gauffriau nous faisait savoir, il y a quelques années,
Nous la remercions vivement pour l’éclairage
qu’elle nous donne de cette fête


ROCH hACHANA 5783

26-27 septembre 2022


« Roch haChana est le Nouvel An juif. 
« Roch haChana / La tête de l’année »,
Oui, « la tête de l’année », le début de l’année.
Près de nous et partout dans le monde,
des familles, des groupes, des communautés
vont bientôt se dire « Chana tova / Bonne année ».

Qu’est-ce à dire ? Certes, en septembre,
après les mois d’été, une nouvelle année
de travail reprend.

Mais encore… Nous sommes en septembre,
les travaux des champs sont terminés,
la terre a donné son fruit,
les jours deviennent plus courts,
l’équinoxe est proche, la nouvelle lune aussi…
Le monde est prêt pour un renouveau.
Souvenons nous qu’à une époque lointaine,
les astres, leur lumière, leur mouvement, leur cycle
rythmaient la vie des hommes,
la nouvelle lune signalait
le commencement d’un mois…

Nous y sommes, l’équinoxe d’automne est proche,
la lune disparaît peu à peu, sa réapparition
marquera le début du mois de Tishri,
voilà la fête de « Roch haChana ».
Sa célébration est inscrite dans la Bible,
elle est inscrite au 7ème mois :
« Le septième mois, le premier du mois,
vous aurez une réunion sacrée.
Vous ne ferez aucun travail pénible.
Ce sera pour vous un jour d’acclamation »
Nb 29,1 et Lv 23, 24-25

Le fait d’être désormais le 1er jour du 1er mois, 
« Roch haChana / La tête de l’année »,
cette fête le doit à l’importance de son aspect religieux :
elle marque le début de 10 jours de pénitence
dont l’apogée est le Grand Pardon, le « Yom Kippour ».

L’aspect religieux très important de
« Roch haChana / La tête de l’année » marque la vie juive.
A la place de l’année disparue, au seuil de l’année nouvelle,
tout homme doit faire comme un résumé de sa conduite.


Quelques traditions autour de cette fête :

On se rassemble, on se souhaite
une bonne, heureuse et douce année,
on consomme de la pomme trempée dans du miel.

On écoute le son du chofar,
dont le son strident doit remuer jusqu’au profond de l’être
et stimuler le retour à Dieu : 
« Réveillez-vous, dormeurs, pesez tous vos actes,
souvenez-vous de votre Créateur ».

Jour du jugement : c’est une occasion pour chacun
de faire un examen de conscience
à la lumière des valeurs bibliques.

Le blanc est de rigueur à la synagogue.
Il symbolise le désir de se rapprocher de Dieu
en se purifiant de ses fautes.
On a coutume de se souhaiter mutuellement
d’être inscrits dans le « Livre de Vie ».

« Dieu, par ton nom sauve-moi,

par ta puissance rends-moi justice« 

Psaume 54,3

Chana tova
 à tous nos amis juifs


Share Button

Tisha BeAv – Commémoration de la destruction du Temple et autres catastrophes

Encore une fête qu’il faudrait commémorer ? Une fête ? Pas vraiment ! Une commémoration, certainement, parce qu’il ne faut pas oublier.

Il est vrai, que cette commémoration peut paraître mineure dans l’ensemble du calendrier juif. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l’été, (comme c’est le cas cette année) et cela ne facilite pas l’intérêt qu’on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu’il n’est pas rare que des heurts éclatent sur l’esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l’occasion de la célébration de cette fête . Prions pour qu’il ne se passe rien de plus grave sur le Mont du Temple à l’occasion de ces commémorations, alors que se poursuivent tant d’éléments graves liés à l’opération « Aurore naissante » sur Gaza.

De quoi s’agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5782 du calendrier hébraïque, le 07 août 2022 ? (début de la fête la veille au soir 06 août).

Un article d’ Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l’AJCF, nous donne la signification et l’importance de Ticha BeAv  :

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

« Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv – le 9° jour du mois de Av – il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israel (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

« Israël va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie… » lire la suite ici sur le site de l’AJCF

N’hésitez pas à vous rendre sur le site d’Akadem pour trouver plein d’articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : « Le Judaïsme… tout simplement », (éditions de l’Atelier).

 » (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l’événement le plus dramatique de l’histoire des enfants d’Israël : la destruction du Premier Temple, c’est-à-dire l’éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l’absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c’est-à-dire en reconnaissant qu’Il est mystérieusement présent dans son absence. C’est une manière d’affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

« L’espérance juive s’exprime dans cette célébration, surtout l’espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

« Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n’en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

« Au fil des siècles, le peuple juif a pris l’habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l’écrasement par les Romains, l’expulsion des Juifs d’Espagne et de bien d’autres pays, la Shoah… des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

« On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations. »

Share Button

N’oubliez pas de visiter quelques sites AJC

Des articles très intéressants sont actuellement en ligne sur le site de l’AJCF : https://www.ajcf.fr/

— un éditorial de Jean-Dominique Durand, président de l’AJCF, à propos des « Justes, précurseurs de l’amitié entre juifs et chrétiens »

— la nomination de Haïm Korsia, grand rabbin de France, pour l’attribution du prix de l’Amitié Judéo-Chrétienne 2022.

— l’élection de Yonathan ARFI à la présidence du CRIF pour un mandat de 3 ans

— plusieurs articles sur la Commémoration des 80 ans de la Rafle du Vel d’Hiv

et bien d’autres articles qui peuvent nourrir votre réflexion.

Pourquoi n’iriez-vous pas faire un tour également sur le site de l’AJCF de LYON ? : https://www.ajcf-lyon.org/

Share Button

Jésus était juif ? Ah bon !

L’an dernier, en juillet 2022, nous avons eu la chance de vivre à Nantes une session juifs-chrétiens dans les locaux du  Loquidy à NANTES, session à l’initiative, depuis 2010,  du Service diocésain pour les relations avec le Judaïsme (SDRJ) de Nantes.

La rencontre « Découvrir le judaïsme » de cette année se déroulera à Paray-le-Monial

du 12 au 17 juillet sur le thème :

« Jésus était juif. Qu’est-ce que ça change pour nous ? »

Les « Sessions Emmanuel » qui ont lieu tous les ans en juillet et août à Paray-le-Monial s’adressent spécialement à la jeunesse, 25-35 ans, mais même si vous n’êtes pas dans ce créneau, n’hésitez pas à venir : tous les âges peuvent se côtoyer à Paray-le-Monial. Et c’est un grand bonheur de pouvoir partager ensemble, jeunes et moins jeunes.

Voici comment Nathalie Kromwell et Thierry Colombié, du SDRJ de Nantes, présentent cette session, sur le site du diocèse de Nantes (https://diocese44.fr/rencontre-juifs-chretiens-a-paray-le-monial/) :

 

                                       « (Cette session) sera animée par le groupe de jeunes juifs et de jeunes chrétiens qui s’étaient retrouvés l’an passé au Loquidy et qui poursuivent ce merveilleux chemin de dialogue.

Au programme cette année, 60 ateliers interactifs pour découvrir la richesse inépuisable de la tradition juive – religieuse mais aussi non religieuse, ainsi que les sources juives de « l’élan évangélique ». Et ce faisant, nous nous interrogerons sur la judéité de Jésus – dimension insoupçonnée de la foi, et sur ce que cela change dans la vie d’un chrétien.

                                       La commémoration des victimes de la Shoah, célébrée sur place, conduira les participants à réfléchir sur les causes de l’antisémitisme, véritable poison spirituel.

                                      Enfin, nous serons tous conviés, comme à chaque fois, à vivre un chabbat complet : allumage des bougies, repas casher festifs, offices à la synagogue, étude et commentaire de la parasha, échanges entre juifs et chrétiens… »

 

Venez nombreux vivre ce temps de réflexion, d’émotion, de spiritualité et de fraternité :

https://emmanuel.info/jesusetaitjuifquestcequecachangepournous/ (
https://youtu.be/bVdq7cxdL1Q

Pas de limite d’âge pour les inscriptions :  Sur place, le mardi 12 juillet aprèsmidi « Session Paray de l’Emmanuel »
ou par internet jusqu’à la dernière minute

https://emmanuel.info/propositions/135452/

Et voici le programme  !

Share Button

Ascension, c’était hier. Chavouot-Pentecôte, c’est demain, mais ensemble !

Il y a quelques jours, pour les chrétiens c’était la fête de l’Ascension, qui célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

Ecoutons Marc Durand, sur le site du blog « Garrigues et sentiers« 

« 40 jours ont été donnés pour laisser le temps de prendre la mesure de l’événement (entre Pâques et l’Ascension). Les disciples devaient comprendre que désormais s’ouvraient des temps nouveaux, le vieux monde était renouvelé totalement. Il a fallu quarante ans au désert pour que le peuple digère sa libération effectuée par Dieu, 40 jours dans l’Horeb à Elie pour intérioriser sa mission, 40 jours à Jésus pour se préparer après son baptême. 40 jours ont paru nécessaires pour que les disciples se fassent à cette idée que le Jésus qu’ils avaient côtoyé était devenu le Christ. Que c’était maintenant à eux de partir vers la Galilée. On peut remarquer d’ailleurs que le succès était mitigé, ils en étaient encore à se fixer sur le royaume d’Israël ! Heureusement que Jésus leur promet l’Esprit pour les déboucher ! Pour cela ils doivent venir à Jérusalem une dernière fois, d’où la recréation du monde est partie, où est né le Nouveau Monde issu de la Croix. Puis ils seront envoyés jusqu’aux confins de la Terre…
… La question qui se pose à nous est celle de notre foi en cet autre monde inauguré à Pâques. Quels sont nos critères de jugement, quelle direction prennent nos vies ? Ce monde nouveau qui est instauré n’est pas une éternité sans saveur, il est fini, le temps compte. Nos vies sont finies, mais le monde aussi. Les récits apocalyptiques ne sont pas là pour nous faire peur, mais pour nous empêcher de nous endormir dans une douceur de vivre…puisque Jésus est ressuscité et qu’il nous attend. Le rappel que ce nouveau monde a un but qui n’est pas renvoyé à l’infini, nous oblige à agir dès maintenant, ce que nous ne ferons pas ne sera pas fait, le verre d’eau que nous n’aurons pas donné ne sera pas donné. Peut-être pourrions-nous profiter de ce que nous ne pouvons pas nous consoler par nos belles cérémonies dans nos belles Églises pour décider de ce qui est important, dès maintenant, dans notre dévouement au Christ ressuscité. »

Car tout est possible avec la force de l’Esprit Saint, donné à la Pentecôte.

La Pentecôte : 50 jours après Pâques, Chavouot : 50 jours après Pessah ! Et justement cette année Pentecôte et Chavouot coïncident.

Chavouot, c’est dimanche 05 juin 2022 et lundi 06 juin , où se fait la lecture du livre de Ruth) : (début : samedi soir 04 juin)

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c’est aussi dimanche 05 juin 2022 avec des célébrations qui commencent aussi le samedi soir 04 juin.

Pentecôte ? Chavouot ? Quel est donc le  lien entre ces deux fêtes ?   Le livre des Actes situe explicitement le don de l’Esprit Saint sur les apôtres en ce jour de la fête  de Chavouot

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Rien de mieux, pour comprendre Chavouot et Pentecôte, que de vous rendre sur le site de l‘Amitié Judéo-Chrétienne de France, (ici),  sans tenir compte des dates qui sont évolutives chaque année,où deux articles vous feront entrer dans la compréhension de ces deux fêtes :

 – un article de Anne-Marie Dreyfus sur Chavouot : « La Torah, un don inappropriable »  (lire ici). (les dates sont celles de 2018)

– une présentation de la Pentecôte (lire ici) et une méditation pour Pentecôte de l’abbé Alain-René Arbez « L’origine biblique du signe de croix ». (lire ici).

Et la question spécifique du lien entre Pentecôte et Chavouot est explicitement posée sur le site de l’Eglise de France (un article à ne pas négliger) .

Bonnes fêtes à tous

Share Button

Le CCAN nous signale…

 

A livre ouvert … Rencontre avec l’auteur de « In Absentia »

Lundi 23 Mai – 19h30 A livre ouvert …

Rencontre avec l’auteur de « In Absentia »

Raphaël Jerusalmy vient de publier un nouveau roman « In Absentia » (= Par contumace, en latin), aux éditions Actes Sud. Une fiction poignante. Une histoire terrible et pourtant lumineuse. Celle de deux destins. D’une part Pierre Delmain,
écrivain et déporté politique qui s’échappe de la réalité insupportable du camp de concentration nazi de Struthof en trouvant refuge dans ses rêves.
D’autre part, Saül Bernstein,collectionneur d’art qui ne croit pas aux nazis jusqu’à sa déportation à Auschwitz.
Comment la petite histoire sublime la grande histoire.
Rappelez-vous, en 2015 Le  CCAN avait déjà accueilli cet écrivain israélien, au parcours hors du commun :
– Diplômé de l’École normale supérieure et de la Sorbonne
– 17 ans dans les services de renseignements militaires israéliens
– Après avoir pris sa retraite de l’armée, il a mené des actions à caractère éducatif et humanitaire.
– Aujourd’hui il est consultant expert sur la chaîne de télévision I24news.
– Et surtout, il est un romancier qui prend plaisir à essayer de faire basculer le cours de l’histoire.
Ne manquez pas ces retrouvailles avec un auteur aussi romanesque que ses personnages!
PAF : 3 €

Share Button

Prochaine rencontre : les Psaumes du Hallel

Notre prochaine rencontre aura lieu en partenariat avec le SDRJ (Service Diocésain des Relations avec le Judaïsme) :
le  dimanche 8 mai,

Hélène Defossez

viendra nous sensibiliser à la belle prière de louange que sont les psaumes du Hallel, de 113 à 118.
 
Le Hallel est récité dans la communauté juive à l’occasion des fêtes de Pessah et le psaume 117 figure lui aussi dans les psaumes que les chrétiens lisent au moment de Pâques…
 
Hélène Defossez enseigne à l’Université catholique de l’Ouest. Elle fait partie de la communauté juive massorti et a été pendant plusieurs années, hazan (chantre) de la synagogue Adath Shalom à Paris (15ème)
Pierre Jouneau qui est bibliste, nous apportera des éléments de l’interprétation chrétienne de ces psaumes.
 
Retrouvons-nous le dimanche 8 mai à 15h00, Salle Calvin,
derrière le Temple de l’Eglise protestante unie qui se trouve Place Edouard Normand
 
Share Button

Joyeuses fêtes de Pessa’h et de Pâques

AJCF – Groupe de Nantes

Cette carte est une oeuvre de Jean-Pierre Hanel, membre du CA
Nous le remercions vivement pour sa créativité et pour son art !
 
Share Button

La grande Semaine de Pessa’h à Pâques

Comme chaque année,  c’est un grand moment que nous sommes invités à vivre dans chacune de nos communautés : Pessa’h pour nos frères juifs – et la Semaine Sainte des chrétiens qui culmine à la fête de Pâques.

Petite particularité cette année, malgré la différence des calendriers,  juifs et chrétiens célébreront la fête la plus importante de leur culte la même semaine,  Pessa’h ayant lieu pendant la Semaine sainte des chrétiens, et plus précisément le samedi saint.

Pessah (la Pâque en hébreu), est une des trois fêtes de pèlerinage du calendrier juif. Elle début le 15ème jour du mois de nisan (début la veille au soir 14 nisan) et se poursuit sept jours durant en Israël et huit en Diaspora.

Célébration cette année du samedi  16 avril au samedi 23 avril 2022, avec un premier seder dès vendredi soir,  Nous sommes donc en plein dans la Semaine Sainte des chrétiens, qui trouvera son couronnement le dimanche de Pâques 17 avril. (Il est intéressant de noter que cette année nous nous trouvons dans une configuration des deux fêtes proche de celle qu’ont dû vivre Jésus et ses apôtres, membres de la communauté juive de leur temps.)

Pour vous présenter cette fête de Pessa’h, il est bon d’entrer dans le texte de Dominique de La Maisonneuve, prix AJCF 2012 avec Louise-Marie Niesz, dans son ouvrage : « Le Judaïsme », aux éditions de l’Atelier (p. 113-114) :

« Selon la Torah, la Pâque doit toujours avoir lieu au printemps, le quatorze du mois de Nisan (Ex 12,6) mois de la sortie d’Egypte (Ex 23,15) : « Observe le mois d’Abib (des épis, en cananéen, le premier mois de l’année, c’est-à-dire Nisan) et célèbre la Pâque pour le Seigneur, ton Dieu » (Dt 16,1). Pour permettre ce rythme annuel avec des mois lunaires, on en ajoutait tous les deux ou trois ans, un treizième aux douze des années habituelles.

Aux temps bibliques, les nomades fêtaient, à cette saison, deux événements concomitants : l’un agricole, le début de la moisson d’orge; l’autre pastoral, le sacrifice d’un agneau consommé en famille.

Sur ces réalités significatives du renouveau de la nature, la tradition biblique va greffer un événement historique : la sortie d’Egypte. C’est un événement capital, fondateur du peuple, car il le fait passer – Pâque- Pessah – passage – de la servitude à la liberté. [Pessa’h indique aussi le fait que l’ange exterminateur soit passé par-dessus les portes des israélites marquées du sang de l’agneau. (Ex 12,13. 26-27) NDLR ].  Comme le printemps, c’est le retour à la vie après la mort de l’esclavage, un renouveau opéré par Dieu lui-même, désormais Sauveur pour son peuple : « C’est moi le Seigneur, ton Dieu qui-t’ai-fait-sortir-du-pays-d’Egypte » ((Ex 20,2).

Bien qu’il y ait un office synagogal propre à Pessah, le rite principal se déroule autour de la table familiale. A la tombée de la nuit, le Seder – repas rituel – rassemble la famille et souvent bon nombre d’amis. Ce repas se déroule selon un certain ordre, c’est le sens du mot seder, véritable liturgie dont le développement est consigné dans la Haggadah – récit – de Pessah. Il commence par une question posée par l’enfant le plus jeune, dès qu’il est en âge de questionner : « Qu’il a-t-il de particulier ce soir ? » En effet, dans un décor festif, il découvre sur la table des ingrédients inhabituels. Entre autres, des pains non levés – matsot – qui rappellent la hâte avec laquelle il avait fallu prendre ce repas (Ex 12,11) ; des herbes amères, comme le goût que l’on conserve de la servitude d’Egypte ; un mélange de pommes et de noix pilées pour représenter le mortier que les enfants d’Israël furent condamnés à fabriquer ; de l’eau salée symbolisant les larmes qu’arrache l’énumération des plaies d’Egypte. On ne peut se réjouir de la mort de ses ennemis…

Cette question posée par l’enfant : « Que se passe-t-il donc ce soir ? » donne l’occasion au père de famille, ou à un autre adulte, de faire mémoire du récit biblique, enrichi des commentaires de la tradition orale sur la servitude d’Egypte et la libération du peuple par Dieu.

On chante les psaumes du Hallel – louange – (Psaumes 113 à 118) ; on souhaite de se retrouver : « L’an prochain à Jérusalem« , évoquant par là l’impatiente attente du Messie. Des cinq coupes de vin rituelles, la cinquième reste pleine pour le ‘prophète Elie’ qui, selon la tradition, reviendra avec le Messie.

Parce qu’elle a donné naissance au peuple, cette libération en est l’événement fondateur. Elle demeure le symbole de toutes les libérations, de tous les saluts, passés et à venir, que Dieu ne cesse d’accorder à chacun : « Chaque juif doit se considérer comme s’il était lui-même, aujourd’hui, sorti d’Egypte » (Mishnah de Pessah 10,5) »         « Le Judaïsme, p. 113-114

Comment ne pas voir le lien avec la fête chrétienne de Pâques ?

La fête chrétienne de Pâques trouve en effet ses racines dans la fête juive de la Pâque. (voir le site du Cybercuré).

Après tous les événements de la Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux et de la Passion, ce 10 mars  2022, événements qui eurent lieu au début de notre ère dans le cadre de la célébration de la Pâque juive, la fête de Pâques célèbre la résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. En même temps elle nous fait participer à sa résurrection en célébrant notre passage de la mort à la vie. C’est la bonne nouvelle de la victoire de la vie. Pâques est une fête que l’on célèbre dans une joie communicative. « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia ».

A relire : un article de Juliette Gauffriau paru sur le site du diocèse de Nantes et repris par le site de l’Eglise de France : ici. : « Pâque juive et Pâques chrétiennes »

Pourquoi un « s » au mot Pâques : allez donc voir ici

Cette année Pâques est donc célébré le dimanche 17 avril, par les Catholiques et les Protestants et le 24 mai par les Orthodoxes.

Vous fréquenterez certainement aussi avec profit le campus numérique juif Akadem, qui vous propose des tas de possibilités d’information et de formation. Ne manquez pas cet échange entre Julien Darmon, professeur de Talmud et Antoine Guggenheim, docteur en théologie, sur le thème : « Comment Pessa’h est devenu Pâques : le Seder au temps de Jésus ». A voir ici.

Hag Pessa’h saméah – Joyeuses fêtes de Pâques

 

Share Button