VisioConférence : Création et Ecologie intégrale, par Fabien Revol

Le programme 2020-2021 de notre groupe AJCF Nantes aborde la thématique  « Création et Ecologie », et dans ce cadre nous avions prévu deux conférences nous permettant d’appréhender le sens à donner à cette Ecologie qui fait tant parler d’elle…

La première a eu lieu en présentiel le 14 octobre, donnée par le rabbin Yeshaya Dalsace.

Aujourd’hui, notre Groupe AJCF, en lien avec le Passage Sainte Croix, propose une visioconférence pouvant, en tant que telle, s’adresser à un public plus nombreux. Elle va nous être donnée par

Fabien Revol

Philosophe et théologien,

Enseignant chercheur à l’Université catholique de Lyon

« L’Evangile de la Création,

au fondement de l’écologie intégrale »

Cette visioconférence aura lieu

le mercredi 13 janvier 2021 à partir de 18h30

Pour plus de renseignements s’adresser à ajcfnantes@yahoo.com

En espérant que nous pourrons  reprendre sans tarder nos activités en présentiel, ce qui n’est malheureusement pas encore possible.

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La circoncision de Jésus, une belle fête disparue…

[Nous reprenons volontiers aujourd’hui, tant le sujet nous paraît important, un article, avec quelques ajouts, sur la circoncision de Jésus, que nous avons déjà publié jadis.]

En ce début d’année, jusqu’en 1974, l’Eglise catholique romaine célébrait la fête de la Circoncision de Jésus, jusqu’au jour où le pape Paul VI la remplaça par la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu.

 L’année commence donc par une fête de Marie et non pas par celle de la circoncision d’un petit enfant juif, acte qui inscrivait bien cet enfant dans l’Alliance avec Dieu ! Belle occasion manquée d’insister sur la judéité de Jésus, de rappeler que Jésus était juif et que, comme tout enfant juif, il a été circoncis le huitième jour. Certains rites orientaux (orthodoxes) ont heureusement conservé cette fête au début de janvier.

Curieusement, l’évangile retenu pour ce 1er janvier, fête de Marie, est le passage de Luc, 2,16-21, qui se termine par : « Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception« .

Et pourtant, quel est est le prêtre ou le diacre qui dans son homélie du jour aura fait, ne serait-ce qu’une allusion  à  la circoncision qui insérait l’enfant Jésus dans le peuple de l’Alliance ?

Alors, qu’il nous soit permis de partager le coup de colère de René Guyon, en 2014, sur le blog « Garrigues et sentiers » (blog que nous vous recommendons chaleureusement, et que nous remercions)…

L’article commence ainsi :

« Chers amis Internautes, si j’écris aujourd’hui cet article c’est parce qu’en ouvrant mon mensuel Magnificat je viens d’être pris soudain d’une sainte colère à la vue d’un fait que j’avais oublié. Le voici…

Le 1er janvier, soit 8 jours après Noël dans le décompte ancien, l’Église Catholique Romaine célébrait jusqu’en 1974 la fête de la Circoncision de Jésus. Hélas, trois fois hélas, le pape Paul VI la remplaça alors par la célébration de Sainte Marie, Mère de Dieu .

Exit la manifestation fondamentale de la judéité de Jésus au profit d’une énième fête de la Vierge…

Pourtant, Luc (seul évangéliste à le faire, hélas !) écrit dans son Évangile : « Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception », car les juifs ne donnaient – et ne donnent aujourd’hui encore – le nom à leur fils qu’au bout de ce délai de huit jours.

Paul de Tarse (saint Paul), juif aussi, parle plusieurs fois de la circoncision, sujet délicat et fort débattu dans les premiers temps de ce qui n’était pas encore l’Église, où les premiers païens convertis se faisaient circoncire. Il développe en particulier le concept de circoncision du cœur (Romains 2,29), mais il « clôt le débat » avec sa proclamation magnifique (Colossiens 3,11) : « Là, il n’est plus question de Grec ou de Juif, de circoncision ou d’incirconcision, de Barbare, de Scythe, d’esclave, d’homme libre ; il n’y a que le Christ, qui est tout et en tout. » …

Mais c’est tout le texte de René Guyon qu’il faut lire :  ici sur « Garrigues et sentiers ». Cela en vaut la peine.

Pour en savoir plus, vous pourrez aussi vous rendre à cette adresse, sur le site de l’Amitié Judéo-chrétienne de France, où trois auteurs reviennent sur le sujet : Michel Remaud, Jean-Pierre Sonnet (avec le rabbin Dvid Meyer) et René Guyon, précisément, allant jusqu’à demander, pour certains exégètes, que l’on revienne sur cette décision.

Ajoutons, pour cette année, une « clé de lecture » sur la circoncision, que nous propose  Roselyne Dupont-Roc, bibliste, dans le mensuel « Prions en Eglise » de janvier 2021 :

« Luc rapporte par un récit ce que Paul rassemble dans une formule dense : « Né d’une femme et soumis à la Loi. » Jésus, le Fils envoyé de Dieu, a vécu pleinement notre humanité et il l’a vécue dans la particularité du peuple de la promesse, un Juif parmi les siens, circoncis le huitième jour selon la Loi de Moïse. Comme l’annonçait déjà le livre des Nombres : le Seigneur a fait briller sur lui son visage. Nous devons méditer cet ancrage du dessein de Dieu dans l’histoire. Pour atteindre l’humanité tout entière dans sa diversité et sa richesse, dans les chemins religieux divers qui conduisent chacun en quête de la vérité d’un amour qui se donne à tous, il a choisi de se communiquer pleinement à nous dans l’aventure inouïe du peuple d’Israël. »

En ce 2 janvier,  nous ne voulons pas vous quitter sans vous souhaiter une excellente année 2O21, malgré le virus, qui va bien finir par nous laisser tranquilles, nous l’espérons,… une année pleine de rencontres, de convivialité, de découvertes.

EXCELLENTE ANNEE 2021

à toutes et à tous

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Noël 2020

Noël est sans doute la plus connue des fêtes chrétiennes, célébrée dans la nuit du 24 au 25 décembre presque partout dans le monde, aussi bien par des croyants que des non croyants.

Chez les chrétiens Orthodoxes :

« Dès le IV° siècle, les Eglises d’Orient célébraient la naissance de Jésus le 6 janvier. Cette fête de Noël orthodoxe commémorait à la fois la manifestation de la naissance du Christ aux bergers et aux mages et la manifestation du Christ à son baptême. C’est la solennité de la manifestation de Dieu. Elle marquait aussi le retour de la lumière divine.- Actuellement, les patriarcats de Constantinople et d’Antioche et l’Eglise de Grèce célèbrent la naissance de Jésus et la visite des mages le 25 décembre parce qu’ils ont adopté le calendrier grégorien. Les Eglises russes, serbes, arménienne, copte et ethiopienne célèbrent la naissance de Jésus et la visite des mages le 7 janvier (13 jours après le 25 décembre), parce qu’elles ont gardé le calendrier julien. »

Chez les chrétiens Protestants :

« Les Églises protestantes ont trois cultes : la nuit, à l’aube et le matin, qui tous les trois peuvent inclure la célébration de la Cène. En 1560, au moment de la Réforme, les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin, arbre qui symbolise le paradis d’Adam et Ève et la connaissance du bien et du mal. »

(extraits du site du Cybercuré )

Eclairages dans le Premier Testament :

Livre d’Isaïe

Eh bien ! Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel. (Is 7, 14-15)

Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l’insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». (Is 9,5)

Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, son inspiration est dans la crainte du Seigneur… (Is 11,1-9)

Livre de Michée

Parole du Seigneur : Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’aube des siècles. (Mi 5, 1)

La naissance de Jésus dans les Evangiles : voir les premiers chapitres des évangiles de Matthieu (1 et 2) et de Luc (1 et 2)

Accueillons maintenant ce message de Noël envoyé le 19 décembre 2013 par le

« Conseil d’Eglises chrétiennes en France » :

« Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire »  (Luc 2,12)
« Il s’agit de la parole de vie » (1 Jean 1b)

« Le nouveau-né de Bethléem est la Parole de vie envoyée pour faire route fidèlement avec nous. Depuis l’aube des temps cette Parole de vie féconde l’histoire et transforme l’humanité. Par son amour Dieu choisit de naître dans l’humilité et ouvre ainsi un avenir d’espérance. Que nous puissions, tous ensemble, à sa suite, être des hommes et des femmes qui mettent leur confiance dans sa parole et sa promesse.

Aujourd’hui, cette Parole de vie est en contraste complet avec les flots de mots qui nous submergent : des paroles qui ne donnent ni vie, ni sens, ni avenir ; des paroles qui virevoltent mais qui n’accrochent pas. Trop souvent un déchaînement de paroles stigmatise l’autre avec des agressions verbales et racistes. Nous ne nous reconnaissons plus dans une parole publique qui se contredit et qui ne se concrétise pas par des actes.

En cette fête de Noël, Jésus-Christ, Parole de vie, vient dans le monde au milieu des joies et des détresses de notre époque. Cette Parole résonne avec amour : elle gémit pour la paix avec les réfugiés syriens, elle prend le chemin de l’engagement avec les exclus de nos cités, elle chuchote le réconfort et la réconciliation aux oreilles des personnes aux prises avec la violence en Centrafrique, en Irak, en République démocratique du Congo, en Égypte…

Jésus-Christ est la Parole de vie dans laquelle nous nous retrouvons, Il est la réponse à nos attentes, Il élève les petits, Il relève ce qui était perdu, Il apporte la paix. Il appelle les chrétiens de toutes les Églises à une écoute véritable de Dieu et à une solidarité avec tous les hommes : les plus démunis, les plus pauvres, les plus indifférents. L’amour humble et transformateur du nouveau-né de Bethléem se répand dans le monde par le témoignage d’hommes et de femmes qui vivent habités de sa promesse.

Ensemble mettons-nous en route pour annoncer la bonne nouvelle d’une parole de vie pour l’humanité de notre époque contemporaine : une espérance nous est offerte, un avenir nous est ouvert, un Sauveur nous est donné. »

Paris, le 19 décembre 2013

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER co-présidents

Un post sur ce blog n’y suffirait évidemment pas. Alors, pour en savoir plus sur la fête de Noël, l’origine et l’histoire du jour de Noël, cliquer ici.

Joyeuse fête de NOEL à toutes et à tous

Et tant que nous y sommes, puisque l’année va basculer, et que nous avons une semaine de vacance,

Excellente année 2021 à toutes et tous

et qu’elle soit, autant que posssible,  meilleure que la précédente !

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Encore quelques mots sur ‘Hanouca

Il serait dommage de ne pas profiter de tout ce que nous apporte aujourd’hui le campus numérique AKADEM à propos de ‘Hanouca

dans un AKADEM -SPECIAL ‘Hanouca

que vous trouverez ici :

https://akadem.org/public/NL/Akadem2020/44_Aka-Hanouca-20.html

N’hésitez pas à picorer parmi toutes les propositions qui vous sont faites.

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‘Hanouca, ou la fête des lumières

La fête de ‘Hanouca, fête des Lumières dans la communauté juive

est célébrée cette année de la soirée du jeudi 10 décembre

à la soirée du vendredi 18 décembre 2020.

La fête de ‘Hanouca ne figure pas dans la Torah. Elle a été instituée par les rabbins pour marquer l’inauguration du Temple (la Dédicace) après sa profanation par les Grecs qui avaient tout détruit. Cette fête marque l’importante victoire militaire des Maccabées contre leurs ennemis. Elle symbolise aussi la résistance spirituelle du Judaïsme à l’hellénisation forcée.

Mais, ‘Hanouca est aussi connue pour le miracle de la fiole d’huile qui permit aux prêtres du Temple de faire brûler  pendant huit jours une quantité d’huile qui ne devait même pas suffire pour un jour (fête des Lumières).Hanukkah Menorah lit 

 Petite présentation

Nous sommes au deuxième siècle avant notre ère. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Afrique fait d’elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides gréco-syriens. Par ailleurs, la population subit l’influence grandissante de la culture hellénistique qui fait de nombreuses émules au sein de la jeunesse.

La menace de destruction physique et culturelle est donc contenue à grand’peine par les tenants de la tradition hébraïque. C’est à cette époque que le roi Antiochus IV Epiphane décide l’acculturation forcée des juifs. Il interdit l’étude de la Torah, la pratique de la circoncision, le respect du Chabbat. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour helléniser la population. Nombreux sont ceux qui prennent des noms grecs ou se marient avec des non-juives. Cette tendance se retrouve aussi parmi le clergé où des prêtres se font les complices de l’occupant pour piller le trésor du Temple.

C’est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattatias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées (surnom de Judas fils de Mattatias, appliqué aussi aux chefs de la révolte puis aux 7 frères martyrs, dont parle le 2° livre des Maccabées), qui gagnent de plus en plus de terrain.

En l’an 164 avant JC, ceux-ci pénètrent finalement dans Jérusalem. Ils trouvent le Temple souillé, saccagé et pillé. Ne perdant pas de temps, ils le nettoient et le restaurent. Ils fabriquent un nouveau Candélabre, et le 25 du mois de Kislev, ils inaugurent le Temple réhabilité. (Le mot ‘Hanouca vient de la racine HNK qui signifie dédier, ou consacrer).Mais lorsqu’ils veulent allumer la Menora (chandelier à 7 branches du Temple), ils ne trouvent qu’une petite fiole d’huile d’olive pure portant le sceau du Grand-Prêtre. Elle est tout juste suffisante pour brûler un jour, alors qu’il en faut huit pour fabriquer une huile pure, conforme. Et là, Ô miracle, la Menora brûle huit jours, sans s’éteindre.Lampe-Hanouca-Topor

Ce miracle est célébré et remis à l’honneur tous les ans par le peuple juif à ‘Hanouca, une fête rabbinique non-chômée qui dure huit jours, pendant lesquelles, à la tombée de la nuit, chaque famille allume une bougie sur le chandelier (‘hanoukia) à 8 branches (plus une supplémentaire qui sert à allumer les autres bougies), après avoir dit la bénédiction. Puis on met la lumière à la fenêtre ou à l’entrée de la maison. On récite des prières de louanges et de remerciements. On allume chaque jour une nouvelle bougie, car « en augmentant les lumières, on augmente la sanctification » (Dr A.C. Merzbach)  C’est pourquoi on appelle aussi cette fête, fête des lumières.

D’autres coutumes sont également liées à cette fête : jouer à la toupie (où sont gravées certaines lettres hébraïques), donner de l’argent aux enfants (‘Hanouka Guelt en Yddish) et manger des aliments frits dans l’huile comme des beignets ou les latkès (beignets de pomme de terre).

La fête est célébrée peu avant Noël (ce qui ne manque pas de susciter des comparaisons, notamment à cause des Lumières que l’on allume et qui, pour des chrétiens, rappellent la lumière de Dieu qui vient luire dans notre monde, Jésus).

Le « Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme » précise : « Dans beaucoup de pays de la Diaspora, ‘Hanouca revêt aujourd’hui une importance qu’elle n’avait pas dans les siècles passés : elle est devenue un substitut de la fête de Noël pour des enfants vivant dans un environnement chrétien. » Mais les cadeaux n’ont aucune signification particulière à ‘Hanouca. La raison pour laquelle on offre des cadeaux à ‘Hanouca est que cette fête tombe à peu près à la même période que Noël. La fête juive a été culturellement  » écrasée  » par l’obsession des gens pour les cadeaux de Noël.

Le chant le plus populaire de la fête de ‘Hanouca est sans doute : « Maoz Tsour » (Rocher puissant). Ce poème liturgique aurait été écrit au milieu du 13° siècle, au temps des Croisades. Il chante la confiance que l’homme d’Israël doit établir en Dieu à l’heure de l’épreuve. C’est un témoignage des souffrances d’Israël au milieu des nations et une hymne à l’espérance du salut qui approche. A écouter ici : https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/764509/jewish/Maoz-Tsour.htm

Forteresse, rocher de mon salut, il est bon de te louer.

Restaure la maison de ma prière et là

nous sacrifierons le sacrifice d’action de grâce.

A l’époque où Tu prépares l’écrasement du persécuteur en ses gémissements

Alors j’achèverai par un chant vigoureux de louange l’inauguration de l’autel.

L’Evangile de Jean fait une allusion à la fête de ‘Hanouca : « On célébrait alors à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver. » (Jn 10,22). C’est bien la fête de ‘Hanouca qui est ainsi désignée, et Jean, qui se réfère beaucoup au cycle liturgique juif et qui nous avait situés, deux chapitres plus tôt (7,37), au dernier jour de la fête de Souccot (fête des Cabanes, ou des Tentes) rappelant la précarité de la vie au désert, nous achemine peu à peu vers la fête de Pésah’ (la Pâque) où le récit évangélique trouve son point culminant.

Cette année, la première bougie de ‘Hanouca va s’allumer
jeudi soir, le 10 décembre 2020 (veille de la fête).

hanouka1 Parler de ‘Hanouca, c’est aussi l’occasion de signaler l’ouvrage de Mireille Hadas-Lebel, vice-présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, sur « La Révolte des Maccabées (167-142 avant JC) ». Vous en trouverez une présentation sur le site de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France à l’adresse suivante : http://www.ajcf.fr/spip.php?article1514

Nous vous recommandons l’écoute de l’émission de Radio Fidélité consacrée à la fête de ‘Hanouka. Maddy Verdon y interviewe Liliane Lavon de la Communauté juive de Nantes et membre de l’AJC. Ecouter le podcast :  https://www.radiofidelite.com/2020/12/03/juifs-et-chretiens-en-dialogue-la-lumiere-de-hanouka/

Et  il serait dommage de ne pas profiter des richesses du campus numérique juif Akadem, où l’on peut trouver de nombreuses vidéos sur la fête de ‘Hanouka. Nous vous proposons, par exemple, celle-ci qui est une présentation de la fête par le rabbin Philippe Haddad et qui est très pédagogique.

Hag ‘Hanouca Sameah

Joyeuses fêtes de ‘Hanouca

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Interpellation des évêques de France après les attentats

« Pas de vraie liberté sans respect et sans fraternité », affirment les évêques de France dans une « interpellation » publiée ce 7 novembre 2020, après les attentats. Tout est permis, mais tout n’est pas constructif, estiment-ils.

« Profondément meurtris par les attentats islamistes et plus particulièrement par celui d’un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine puis de trois catholiques dans une église de Nice, les évêques de France réunis en Assemblée plénière condamnent sans réserve ces crimes.

Ils rappellent la forte déclaration du Pape François dans son encyclique Tous frères : « Le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. » (Fratelli Tutti, octobre 2020).

En s’associant à l’hommage national qui est rendu aujourd’hui à Simone, Nadine et Vincent, les évêques de France interpellent tous leurs compatriotes :

Et si nous commencions par le respect et la fraternité ?

La liberté doit être défendue, sans faiblesse. Est-ce à dire que la liberté d’expression ne doit connaitre aucune retenue vis-à-vis d’autrui et ignorer la nécessité du débat et du dialogue ?

Oui, les croyants, comme tous les citoyens, peuvent être blessés par des injures, des railleries et aussi par des caricatures offensantes.

Plus qu’à des lois supplémentaires, nous invitons chacun, en conscience, au respect.

« Liberté, égalité, fraternité » : la fraternité est une valeur républicaine. Notre exercice de la liberté ne peut pas l’ignorer. Nous devons en tenir compte dans nos comportements individuels et collectifs, personnels et institutionnels.

Nous vous partageons notre conviction profonde :  la liberté grandit quand elle va de pair avec la fraternité.

Comme le dit Saint-Paul : « ‘Tout est permis ‘, dit-on, mais […] tout n’est pas bon’, ‘Tout est permis, mais tout n’est pas constructif’. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui »
(1 Cor 10, 23-24).

Il est temps de réfléchir à la manière dont nos institutions collectives et nos comportements individuels doivent promouvoir le respect et déployer la fraternité.

Cette réflexion urgente doit être engagée par les pouvoirs publics.

Elle concerne chacun d’entre nous. Elle nous concerne tous. »

Les évêques de France, réunis en Assemblée plénière

extrait du site de l’Eglise de France « eglise.catholique.fr« 

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

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Communiqué de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France

Après le professeur Samuel PATY, ce sont des fidèles catholiques priant dans leur église qu’un fanatique vient d’assassiner, défigurant la religion dont il se réclamait et se croyait le héraut. Encore une fois sont combattues dans notre République les valeurs qui la fondent et que l’Amitié Judéo-Chrétienne de France contribue à incarner en promouvant la fraternité entre juifs et chrétiens.
Les nombreux messages de solidarité qui ne cessent de lui arriver de la part d’amis juifs témoignent de la force de cette amitié.
L’AJCF remercie en leur nom la communauté juive de France, elle-même si souvent éprouvée, et redit son espoir de voir dans cette amitié partagée un ferment de fraternité pour toute notre société.
Jacqueline CUCHE
Présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France

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Covid oblige : la conférence de Fabien Revol annulée

Nous voici donc encore une fois confinés !  C’est la Covid 19 qui décide une fois de plus…
 
Ainsi, nos prochaines activités nantaises AJCF  de novembre sont donc annulées : 
 
En particulier- la conférence du 3 novembre qui devait avoir lieu au Passage Sainte Croix avec Fabien Revol.
 
Mais aussi, si vous l’aviez déjà programmée dans votre agenda,
– la journée du 15 novembre intitulée « Le Grand Atelier des Mille & 1 questions« .
 
« Bien entendu, nous précise Maddy Verdon, présidente de l’AJC groupe de Nantes, il faut mieux parler d’ajournement car nous ferons tout pour reprogrammer ces deux événements ô combien importants. 
La première programmation en mars 2020 du Grand Atelier avait donné lieu à de nombreuses inscriptions et cela, nous ne l’oublions pas… »
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Et voici déjà une deuxième conférence…

L’Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes, en partenariat avec le Passage Sainte-Croix vous propose une conférence donnée par

Fabien Revol

philosophe et théologien, enseignant chercheur

à l’Université Catholique de Lyon

sur le thème :

L’évangile de la création

au fondement de l’écologie intégrale

mardi 3 novembre 2020 à 20h30

Passage Sainte-Croix, 9 rue de la Bâclerie – 44000 Nantes

Paf : adhérents AJC : 5€  – non adhérents : 8€
        étudiants -25 ans et religieux : 3 €

Dans le respect des règles sanitaires en vigueur (et port du masque obligatoire)

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Les fêtes de Tichri s’achèvent par une superbe fête joyeuse : Sim’hat Tora

Pour nos amis juifs, c’est la fin du cycle de lecture de la Tora et le début d’un nouveau cycle : c’est donc la fête de la Tora, ou plus exactement la fête de « la joie de la Tora » :

Sim’hat Tora.

Cette fête a lieu le 23 Tichri, qui correspond cette année 2020 au

dimanche 11 octobre (début de la fête : samedi soir)

Cette fête vient comme en conclusion de la fête de Souccot. Elle n’est pas d’origine biblique. Elle ne vient pas non plus du Talmud. Elle est liée, en fait, au cycle des lectures de la Tora. Ell est apparue vraisemblablement au IXème siècle. Sim’hat Tora clôture le cycle annuel de lecture de la Tora.

Au cours de cette fête, on remercie D.ieu pour le don de la Tora, au moment où recommence le nouveau cycle de lecture. Sim’hat Tora se caractérise par un office en soirée et le lendemain matin particulièrement joyeux.

Après avoir enchaîné la lecture des derniers versets du Deutéronome (dernier livre de la Tora) et les premiers de la Genèse (« Au commencement… »), tous les rouleaux de la Tora sont sortis de l’arche sainte et portés par les fidèles, grands et petits, qui tournent sept fois autour de l’estrade de lecture (la bima ou téba), chantant et dansant en joyeuse procession. En Israël, ces processions débordent souvent dans les rues.

Pour une compréhension plus approfondie de Sim’hat Tora, n’hésitez pas à consulter le site de l’Amitié judéo-chrétienne de France, sur le thème précisément de Sim’hat Tora.

Une petite plaquette du mouvement ‘Habad Loubavitch de France présente ainsi cette joyeuse fête :

« A Sim’hat Tora (le jour de la réjouissance de la Tora), nous n’étudions pas la Tora : nous la célébrons ! Nous la tenons, nous l’embrassons, nous chantons et dansons avec elle. Après tout, le guide pour la vie que D.ieu nous a donné est le plus beau cadeau qu’un Juif peut et veut fêter.

Nous lisons la dernière Paracha (section) de la Tora et, comme la Tora ne se termine jamais, nous recommençons à lire le rouleau sacré depuis le début pour affirmer combien la Tora nous est chère et combien nous sommes impatients de recommencer un nouveau cycle de lecture et d’étude.

Cette joie se manifeste le soir puis le matin de Sim’hat Tora, avec des danses exubérantes dans la synagogue, tout en tenant les rouleaux de la Tora. Nous dansons sept fois autour de la Bima (l’estrade sur laquelle on lit habituellement le rouleau de la Tora) tout en chantant les airs traditionnels. »

Les célébrations seront sans doute cette année beaucoup moins festives que d’habitude à cause de la pandémie, selon les recommandations du Consistoire central dans sa lettre des Communautés.

 en particulier :

Pas de procession des sifré Torah parmi les fidèles.
La danse des sifré Torah autour de la Téba (ou bima) se fait uniquement par les porteurs, en respectant la distanciation. Les autres fidèles restent à leur place.
Les sifré Torah ne passent pas de main en main (1 seul porteur par Sefer Torah).
Pas de montée collective à la Torah.

Mais pour avoir une petite idée de la joie immense habituelle de cette fête : 

Hag Samea’h à tous nos amis !

Joyeuses fêtes !

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