
Nov 04
Epître à Paul et à nos contemporains
Mais pourquoi ce juif se permet-il de nous interpeller ?
Paul, l’apôtre des chrétiens, le Shaoul des Juifs, le Paul des philosophes, surtout l’un des piliers de l’Occident, quoi que l’on croie… Il a vécu un autre de ces moments messianiques, comme la civilisation des hommes en a peu compté. Il a alors proposé à tous les citoyens de l’Empire romain de repenser Dieu pour comprendre ce qui pouvait les rassembler : une autre approche de la vie.
Il nous faut prendre Paul à bras-le-corps pour nous aider à vaincre nos angoisses. Car notre salut, à nous, deux mille ans après, ne pourra être que de même nature, spirituelle, pour repenser la politique, l’éthique, la possibilité d’une humanité en paix. Pour repenser le commun. Pour s’engager enfin dans la fraternité.

C’est le dernier livre de JF Bensahel . Pour plus de précision :J F Bensahel est normalien, ingénieur au corps des Mines, entrepreneur, président de la synagogue de la rue COPERNIC à Paris, et acteur engagé du dialogue interreligieux.
Ce qui est intéressant, c’est cette recherche permanente des premiers siècles, où le judaïsme et le christianisme se frottent, avant de peu à peu se séparer tout en restant dans la même famille ! On a tout à gagner à lire cette analyse de J. F. Bensahel. Il faut absolument pour celà vous référer au site de l’AJCF.
Bonne lecture !
Oct 15
A l’occasion de l’AG de l’Amitié judéo-chrétienne de Nantes
il n’est sans doute pas inutile de relire un article de l’hebdomadaire LA VIE. C’était l’an dernier, 2018, à l’occasion du 70ème anniversaire de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France. Philippe Clanché y retraçait la longue marche de l’Amitié Judéo-Chrétienne.
Quelques extraits pour vous inviter à lire l’ensemble de l’article qui date du 12 avril 2018.
– « L’association est née en 1948, dans l’indifférence du monde catholique. L’historien juif Jules Isaac en sera l’ardent promoteur et nouera le dialogue entre judaïsme et christianisme. » Mais ça, vous le savez déjà !
– « L’aventure intellectuelle et spirituelle dont on célèbre l’anniversaire cette année doit beaucoup à l’opiniâtreté d’un homme. Né en 1877, Jules Isaac est issu d’une lignée de juifs lorrains patriotes. Agrégé d’histoire, il participe à la célèbre collection de manuels Malet et Isaac (et poursuivra seul le travail, après la mort d’Albert Malet au front en 1915). Marqué par sa rencontre avec Charles Péguy, il devient dreyfusard, non par solidarité religieuse, mais par refus de l’injustice. En 1940, Jules Isaac est révoqué par Vichy. Sa femme, deux de ses enfants et son gendre sont arrêtés en 1943. Seul son fils reviendra. »
– « Dès lors, ce juif non pratiquant, qui a découvert les Évangiles en 1942, consacre tout son temps à une cause : le changement du regard chrétien sur Israël. Et ce « en historien, nullement en théologien ». « La vérité, d’après les données dont on dispose, celles des Évangiles, est qu’il n’y a pas eu de refus d’Israël devant Jésus, écrit-il en 1945 à André Chouraqui. Dans la mesure où elles ont connu Jésus, les masses populaires lui ont toujours été favorables. C’est le clan des bien-pensants, des dévots, des prélats collaborateurs qui l’a persécuté et finalement livré au supplice romain. »
– « Il est convaincu qu’on ne peut lutter contre un enseignement erroné que par la pédagogie et la rencontre. »
– « C’est dans ce but que l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) voit le jour à Paris le 26 février 1948. Parmi les participants, on trouve Edmond Fleg et Jacob Kaplan (futur grand rabbin de France) les catholiques Henri-Irénée Marrou et Jacques Madaule, les protestants Fadiey Lovsky et Jacques Martin, ainsi que des orthodoxes. « Aucun ne représente officiellement sa communauté », précise André Kaspi, biographe d’Isaac. »
Ces quelques extraits juste pour vous donner l’envie de lire l’article entier sur ce lien du magazine LA VIE.
Vous y trouverez toute l’histoire de la longue marche qui conduit, par Jules Isaac et les pionniers de 1948, au concile Vatican II, à la déclaration « Nostra Aetate » et au dialogue actuel qui ne cesse de s’approfondir entre toutes les confessions chrétiennes et le peuple juif. Une histoire que l’on peut retrouver au fil des articles de la revue SENS, revue de l’AJCF.


Et cela vaut le coup de bien voir le chemin qui a été accompli pour progresser encore dans la compréhension mutuelle .
Vous aurez remarqué, au passage, parmi les fondateurs de 48 la présence de Fadiey Lovsky dont nous parlera dimanche soir Bruno Charmet, après notre assemblée générale.
Juin 24
Retour sur l’AG de l’AJCF à La Hublais
L’Assemblée générale de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France s’est déroulée au Centre de la Hublais, à Cesson-Sévigné, près de Rennes, les 30 et 31 mai derniers. Ces deux journées étaient prises en charge par le Groupe Jules Isaac de Rennes. Elles ont été particulièrement réussies grâce à l’organisation sans faille de Joël Thierry (président du groupe Jules Isaac) et de son équipe.
Juin 05
Après la table-ronde sur la bioéthique du 20 mai
L’assistance était nombreuse et la soirée de grande qualité.
Certains d’entre vous ont regretté de n’avoir pu y participer. D’autres seraient heureux de pouvoir y revenir.
Les présents ont pu remarquer que la soirée était filmée et enregistrée par Akadem, le Campus numérique juif.
Voici donc pour tous la possibilité de voir ou revoir et entendre cette soirée de réflexion qui s’intitulait : Science-Bioéthique-Religion : La dignité de l’homme implique-t-elle des limites à la recherche scientifique ?
Nous vous l’avions annoncée sur ce blog ici.
https://akadem.org/sommaire/themes/limoud/l-ethique/la-vie-et-la-mort/le-vivant-a-coeur-ouvert-24-05-2019-111533_262.php
Mai 08
A ne pas manquer : table-ronde sur une question d’actualité. Science-Bioéthique-Religion
La dignité de l’homme implique-t-elle des limites à la recherche scientifique ?
Tel sera le thème de la Table Ronde, organisée par l’Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes, en partenariat avec le Centre Culturel André Néher (CCAN).
Pour en savoir plus sur les intervenants, vous pouvez lire ce qui suit :
Avr 09
Juifs et chrétiens lisent ensemble Saint Paul
C’est le titre du septième volume de la collection « Juifs et chrétiens en dialogue », qui rassemble des articles parus dans la revue Sens entre les années 2007 et 2017 , avec une préface de Jean-Pierre Lémonon, spécialiste du Nouveau Testament et de l’histoire du premier siècle de l’Église.
Présentation par Mgr Jérôme BEAU, Bruno CHARMET, Yves CHEVALIER.
Parole et Silence/ École Cathédrale, Coll. Juifs et Chrétiens en dialogue, 2018, 194 p., 20 €.

Une présentation vous en est faite sur le site de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France. Ne manquez pas de vous y rendre. C’est ici, et c’est très instructif !
Avr 09
Le pape François très inquiet des actes antisémites dans le monde
L’antisémitisme, une contradiction pour un chrétien
«Pour un chrétien, l’antisémitisme représente une négation de ses propres origines, une contradiction absolue», affirme le Pape avec force. Pour lutter contre cette haine insidieuse, le dialogue interreligieux demeure un instrument incontournable puisqu’il veut promouvoir «l’engagement pour la paix, le respect réciproque, la défense de la vie, la liberté religieuse et la sauvegarde de la création». Forts d’un patrimoine spirituel commun, juifs et chrétiens peuvent faire de «bonnes choses ensemble», note le Pape. Face à une sécularisation toujours plus prégnante de l’Occident, il incombe en effet aux croyants de collaborer afin de «rendre plus visible l’amour de Dieu pour l’humanité», en contrant l’indifférence par des «gestes de proximité». Nous sommes tous gardiens de nos frères, assure François ; et dans un monde où le fossé entre les nantis et les démunis s’accroît inexorablement, «nous sommes appelés à prendre soin de nos frères sans défense : pauvres, faibles, malades, enfants et personnes âgées».
L’engagement des nouvelles générations.
Ce dialogue judéo-chrétien au service de l’humanité requiert l’engagement des jeunes générations, désireuses d’offrir leur contribution. Le Pape souligne donc l’importance de la formation à leur offrir dans ce domaine; l’éducation restant un levier privilégié dans la promotion de chemins de paix, contre la violence.
Au cours de cette audience, le rabbin David Rosen, le directeur international des affaires interreligieuses de l’AJC, a exprimé au Pape toute la reconnaissance du comité pour l’ouverture prochaine des archives du pontificat de Pie XII ; dans un communiqué publié cette semaine, il saluait un «geste immensément important pour les relations juifs-catholiques».
Extrait de Vatican News, système d’information du Saint-Siège.
Jan 02
Lecture : « La conscience juive de l’Eglise – Jules Isaac et le concile Vatican II »
Vous avez peut-être reçu des livres en cadeau, pour Noël ou le Nouvel An. Un livre, cela peut être une solution de facilité pour le donneur, mais cela peut aussi être l’occasion de découvertes, d’ouverture et de culture. Si parmi les livres que vous avez reçus, se trouve celui de Norman C. Tobias « La conscience juive de l’Eglise – Jules Isaac et le concile Vatican II« , vous avez bien de la chance. Certes, on disposait déjà d’un certain nombre de biographies de Jules Isaac, mais aucune ne se centrait vraiment sur son rôle dans le processus de révision de l’enseignement de l’Eglise catholique sur les juifs et le judaïsme.

Comme le dit si justement Yves Chevalier, directeur de Sens, la revue de l’Amitié judéo-chrétienne de France, dans la présentation qu’il fait de cet ouvrage sur le site de l’AJCF :
« L’ouvrage de Norman C. Tobias permettra d’avoir une juste appréciation du rôle de Jules Isaac et pour comprendre l’origine et les développements du processus qui a conduit l’Eglise catholique à modifier profondément, en notre siècle, le regard qu’elle portait traditionnellement sur le Peuple dont elle est issue. »
Yves Chevalier a par ailleurs beaucoup oeuvré pour que paraisse cette traduction en français de l’ouvrage de Norman C. Tobias.
Il vous faut absolument lire ici sa présentation très fouillée.
Mélinée Le Priol, dans « La Croix », en fait aussi une présentation succincte, que voici :
« Comment un historien républicain, socialiste et juif, co-auteur du manuel d’histoire le plus répandu dans l’entre-deux-guerres [et au-delà], a-t-il poussé l’Eglise à réformer son enseignement sur le judaïsme ? Voilà le destin que retrace cette impressionnante biographie aujourd’hui traduite en français. »
Nous vous souhaitons une bonne lecture
Oct 09
Conférence Dimanche 14 octobre : Le temps de la rupture entre judaïsme et christianisme
AJCF de NANTES
« Le temps de la rupture
entre le Judaïsme et le Christianisme naissant »
par
Madame Mireille Hadas-Lebel
Historienne, spécialiste de l’Histoire antique
Dimanche 14 octobre 2018 à 18h00